Archives Mensuelles: septembre 2008

Guillaume le rappeur

Par défaut
A la demande générale, voici  la suite des anecdotes concernant W… (par pudeur et pour éviter l’ire du Maori qui réside dans sa tête, j’éviterai à l’avenir de prononcer son nom, nous l’appellerons désormais : Guillaume
LLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL
Guillaume avait fait la connaissance d’une femme bien sur tous les rapports, et qui avait la particularité de vivre sur un petit bateau, arrimé pas loin du canal de Willebroek, près de Vilvoorde.
Je pensais que le fait de rencontrer cette personne, pouvait mettre un peu de plomb dans ses ailes et de jugeote dans sa tête, et non pas des ailes dans sa tête et du plomb dans sa jugeote…. Quoique !
(Pour qu’il descende sur Terre et arrête ses divagations) C’était bien de planer mais cela comportait certains risques
Malencontreusement, celle nouvelle rencontre ne durât guère plus d’un trimestre.
Alors tu ne vois plus Chantal ? Lui dis je un jour.
Non, et je crois que je l’ai vexée, me répondit il un peu déconfit.
Ah bon ? Et de quoi s’agit il ? Comment cela se fait il ? Vous aviez l’air de bien vous entendre !
Oui, mais lorsque je l’ai vu avec ce drôle de pull noir en mohair, je lui ai dit qu’elle ressemblait à une araignée !
Évidemment, il fallait probablement des façons plus délicates pour parler à une femme qu’il connaissait à peine.
Je pense, qu’il n’y avait pas seulement un problème de communication.
Le jour, lorsqu’elle avait été voir son appartement, avec les meubles en carton, la natte en crin de cheval en guise de lit, elle avait du avoir un fameux choc !
Une autre rencontre, fut celle d’Elena la grecque.
Il était tout fier de me faire présenter Elena, pour que je puisse parler le grec.
Cette brave femme avait été nourrie de bonne huile d’olive et moult moussakas et mézés généreusement caloriques, car elle avait de l’embonpoint.
Sans pour autant être obèse, elle était très bien enveloppée.
Là aussi, cette relation ne vit pas le bout d’un trimestre.
J’en ai marre d’Elena me confia t il un jour.
Chaque fois, que je vais chez elle, c’est la même histoire, je dois lui râper les pieds ! Au début ça m’amusais, je m’amenais avec ma râpe et je lui enlevait toutes les peaux mortes, il y avait de l’ouvrage !
Je devais aussi lui masser les jambes etc.…
Puis quand c’était fini, elle me disait que je pouvais partir et revenir une autre fois pour continuer le travail.
Et, après vous ne faisiez jamais autre chose ?
Elle ne voulait pas faire l’amour mais seulement qu’on lui râpe les pieds, qu’on lui enlève l’excédent de cals. A la fin , j’avais l’impression de poncer une vieille meule de gruyère ! Tu comprends que je ne voulais pas être uniquement son pédicure !
Faut dire que notre cher ami Guillaume, pendant tout une période, se baladait avec une râpe en poche et un tube d’onguent et proposait ses services à qui le voulait. (j’étais également passé entre ses mains, car il avait tellement insisté à vouloir me râper les pieds…. Voyez vous, ce n’était plus le grand ponceur* mais le grand rappeur, Yeah men !)
De toutes façons après les séances de pédicure, nous ne faisions pas l’amour non plus !
Outre ses conquêtes féminines, Guillaume avait une prédilection pour les arcs.
Dès qu’il voyait un arc sur une brocante, il s’empressait de l’acheter.
Je l’ai vu, un jour se ramener avec une sorte d’arbalète, de celle que l’on trouve encore dans certains clubs (comme le Saint-Sébastien situé dans le parc de Josaphat à Schaerbeek)
Tu comptes t’inscrire dans un club ? Lui demandai je. Non, c’est pour éventuellement m’entraîner à tirer sur une cible et pour me défendre.
Et, quand je lui posai la question, à savoir, quelle était la cible qu’il voulait atteindre avec son arbalète ? Il me répondait : Moi-même. Je voudrais atteindre moi-même etc.…. Il ne fallait jamais s’attendre à ce qu’il vous donne une réponse logique. Il était ainsi Guillaume, un mélange de poésie, de folie, d’excentricité et un zeste de logique.


Le ponceur* : voir le billet précedent.

Publicités

La place Lehon et Hellas Léon

Par défaut

Si vous êtes bien sages, je vous parlerai encore du phénomène Guillaume.
Vous vous souvenez des moules, du fer à repasser, le mental plus fort que l’attraction terrestre ? etc.… Voir billet du 18 septembre, je dis ça pour ceux qui seraient en retard de billets, sans quoi, ils me copieront 100 fois la phrase : Je cuis des moules sur un fer à repasser, à tout les temps de l’imparfait du subjonctif, les voyelles en rouges et les consonnes en bleus.
Vous êtes bien assis(e)s ? Je peux commencer donc ?

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
 

Mon  ami Guillaume n’était pas loin d’être un illuminé, du moins quand il ne faisait pas trop sombre dans son esprit.
Disons que de temps en temps la lumière restait allumée dans son cerveau mais il ne le savait pas toujours.
C’est pareil lorsque vous oublier d’éteindre dans le corridor, ça use de l’électricité pour rien !
Sa théorie du mental plus fort que l’attraction terrestre ne tenait pas debout plus de cinq minutes.
Surtout en face de quelqu’un, tant soit peu rationnel, et pas trop féru dans les bizarreries pseudo scientifiques ou métaphysiques…À moins d’être poète, la magie du langage n’ayant point de limites.
Je venais parfois lui rendre visite dans son quartier près de la place Lehon, les vendredis jour du marché. (l’époque était révolue, quand nous vivions dans la même maison, avenue des azalées)
Sur cette place, se situait le bistro de Yourgo, le grec.
Sur la vitrine du café, on pouvait lire en grandes lettres : Hellas Léon.
 En fait ce brave Yourgo, ne s’était jamais donné la peine d’orthographier correctement le nom de cette place. (sise à St Josse)
Pour lui cela voulait dire : La place Léon.
Il avait écrit cela d’une manière phonétique et c’était bon ainsi.
Quoiqu’il en soit, le bistrot Héllas Léon, était comble les jours de marché et c’est là que je rencontrais Guillaume.
Souvent, dans ce bistro, il élaborait ses théories fumeuses entre une bière et une clope vissée à ses lèvres
La fumisterie de ses propos alliée à la fumée de l’établissement se noyait dans les brumes des bières et les volutes des cigarettes.
Rares étaient ceux qui l’écoutaient jusqu’au bout.
Jusqu’au bout du filtre dirai je, car il fallait pouvoir filtrer ses propos et ne pas mégoter ! (J’aurai des problèmes avec la ligue anti tabac, si je persiste à  écrire ainsi… mais, continuons le récit)
Un jour, il me proposa  d’aller boire le thé chez lui.
Comment décrire le décor de son appartement ? En fait c’est fort simple.
Imaginez trois pièces strictement vides, il n’y avait même pas une chaise pour s’asseoir ! La table, si on pouvait qualifier cela de table, était une caisse à banane vide qu’il avait retourné.
Pour faire joli, il avait disposé dessus une petite nappe.
 Nos siéges étaient des boites en carton qu’il avait plié en deux pour avoir un peu de confort, et de ne pas être à même le sol.
Son lit c’était trois ou quatre couches de carton avec posé dessus une sorte de natte en crin de cheval (de celle qu’on trouve dans les salles de gymnastique)
On ne pouvait pas faire plus minimaliste, je crois d’ailleurs me souvenir qu’il n’y avait qu’un seul bol. Nous buvions le thé à tour de rôle !
Pour ce coup ci, il possédait une cuisinière à gaz qui fonctionnait, et donc nous n’étions pas obligé de faire la cuisine au fer à repasser !
J’ai reçu une lettre des huissiers, m’avait il dit un jour.
Cela ne m’avait pas plus étonné que cela, vu qu’il ne payait pratiquement
Jamais ses loyers. Forcément les propriétaires étaient excédés.
Je pissais de rire à l’évocation d’un éventuel huissier de justice venu pour saisir les meubles.
C’était l’huissier qui risquait d’être saisi lorsque pour l’exercice de ses fonctions, il aurait été dans l’obligation de visiter l’appartement.
Vous imaginez le bonhomme avec son calepin en train de noter le mobilier.
Trois caisses à bananes de chez Chic Quita, un bol et une natte en crin !
Une autre fois, c’était pour me dire d’un air très sérieux qu’un indien Maori (quoique pour moi le terme indien ne s’appliquait pas à un Maori)
était venu spécialement pour le guérir.
Vous n’êtes pas sans savoir, je présume que les Maoris habitent quelque part en Nouvelle-Zélande, ce qui est vraisemblablement plus loin que Steenokerzeel, c’est l’antipode.
Comment ça ? Il a traversé la moitié de la planète pour venir te voir ? Lui demandai je, fort dubitatif.
Oui, il est venu par la force de son mental (et oui, nous revoilà encore avec la force du mental !)
Comme je n’avais pas l’air très convaincu par ses dires, il tentait absolument de me faire l’émule de sa nouvelle théorie (étais je une tête d’émule ? Je ne crois pas mais, c’était tellement loufoque et dingue. Le pire c’est qu’il y croyait !)
Il me disait ; Le Maori est en moi, je le sens, il pénètre mon esprit etc.….
Mais de quoi souffrait il ? Je l’ignorais absolument et je pense qu’il ne le savait pas non plus. Du moins, il avait tendance à l’hypocondrie.
 Avec Guillaume, j’avais une patience à toute épreuve.
Ainsi, il venait chez moi et puis tout de suite il commençait à faire des excercices de gymnastique.
Il se tordait sur le sol à l’instar d’un contorsionniste.
Je ne comprenais pas pourquoi il agissait ainsi.
Habituellement, lorsque vous rendez visite à quelqu’un, vous ne vous mettez pas subitement à vous rouler par terre, cela paraîtrait bizarre et un rien loufoque !
Et puis d’autres choses encore.
 Il achetait des guitares et des flûtes (alors qu’il n’arrivait même pas à plaquer un accord convenablement) et passait des mois à les poncer.
 Il était très fier de dire qu’il avait passé trois ans à poncer une flûte !
 C’était l’époque où je l’avais surnommé : Le grand ponceur !
 Et voila, j’ai encore d’autres dingueries à vous narrer, mais pour le moment il se fait tard et je ferme le magasin.
Rendez vous une prochaine fois (Il y en aura pour tout le monde, nous sommes loin de la rupture de stock ! )

Suggestion de livre

Par défaut

Erotikos
Dialogue sur l’amour

Texte établi et traduit par Robert Flacelière. Revu, introduit et annoté par Françoise Frazier.

Résumé   |   Fiche technique

Seul platonicien de son époque à reprendre la forme du dialogue philosophique, Plutarque l’utilise ici pour traiter le thème platonicien entre tous de l’Amour, composant ainsi son œuvre « la plus étrange et la plus sophistiquée », où s’allient malice et profondeur, sagesse du vieil auteur en train d’écrire et enthousiasme du jeune marié qu’il était à l’époque, philosophie et expérience vécue — une œuvre en quelque sorte à l’image de l’amour.
À travers une affabulation paradoxale, qui subvertit les thèmes romanesques, un mélange plein de virtuosité d’exposés et de narrations, d’exemples mythiques, historiques et contemporains, Plutarque s’attache en effet à penser l’amour dans toute sa plénitude, et sa méditation prend des accents personnels assez rares. Nous pouvons ainsi connaître la manière harmonieuse dont il vivait lui-même sa religion et sa philosophie sans avoir le sentiment qu’il existait entre les deux une solution de continuité, la volonté qui était la sienne que rites et théories ne fussent pas lettre morte, mais réalités vivantes continuant d’inspirer la morale quotidienne et de nourrir les espoirs métaphysiques ouverts par le Phédon.

Langue français

Éditeur Les Belles Lettres

170 p. (2008)

ISBN-10 2251799966

ISBN-13 9782251799964

Prix 9,00

La rue des artichauts

Par défaut
J’ai été me promener du côté de la ferme Nos Pilif, dans un endroit que j’affectionne particulièrement (entre la ferme Nos Pilif et l’hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek)
L’endroit est un peu désaffecté et il y a du bruit à cause de l’autoroute toute proche, mais on y trouve encore d’anciens vergers qui se débattent entre les ronces et autres plantes envahissantes.
J’étais d’ailleurs très content, ravi, d’avoir pu ramasser de belles pommes de la variété que l’on nomme cox orange pippin (au minimum trois kilos) et j’ai même trouvé du raisin.
Par la suite, j’ai cueilli de la tanaisie qui est une fleur jaune à l’odeur caractéristique qui fait songer un peu au camphre.
Ce fut une courte promenade, mais remplie d’une douce poésie, j’avais le sentiment agréable d’être en accord parfait avec la nature.
Je suis également très satisfais de vous dire cela via le blog, car figurez vous que j’ai mangé pour le déjeuner, des gros haricots blancs ( des soissons ) et présentement, je pète d’une manière très sonore et parfumée à tel point que j’ai ouvert largement ma porte. (celle qui donne sur le jardin)
En dépit de la renommée pétaradante des haricots, ce ne sont pas eux les plus puants, mais les plus musiciens si vous me permettez cette expression.
Pour les vents les plus infects, il faut manger soit des oignons, des choux-fleurs, (déjà que les choux-fleurs puent à la cuisson, c’est pour vous dire)
Des œufs ou des champignons… alors là c’est l’usine !
Suite à cela, comment  arriverai je à vous amener à la rue des artichauts ?
Pourquoi parlerai je de la rue des artichauts ?
J’ai détesté les artichauts pendant de nombreuses années, suite à une indigestion à Blankenberge.
Que cela soit une indigestion à Blankenberge, à Steenokerzeel, à Copacabana, dans l’archipel des Ouagadougou, en Papouasie, à Douarnenez ou ailleurs, cela reste une expérience fort éprouvante.
Il aurait suffit que l’on prononce le mot : artichaut, devant moi pour que je commençai à me sentir mal.
 Mais revenons à la rue des artichauts, et à l’anecdote qui s’y rattache d’une façon encore très claire et précise dans mon esprit.
Dans la rue des artichauts, habitait ma tante Colette. ( et pas dans la rue Colette habitait ma tante Artichaut…un peu de sérieux !)
 Ce qui était tout à fait faux car en réalité, ma tante Colette n’était pas ma tante mais la maîtresse de mon père (qui, vous vous en doutez, n’allait plus à l’école depuis belles lurettes et avait donc pris une maîtresse pour sa récréation.)
Quoiqu’il en soit, j’étais tout gamin et j’ignorais les pieux mensonges des adultes, ou alors cela passait au dessus de ma tête,  les enfants ayant également leurs problèmes existentiels à résoudre et bla bla bla…..)
C’était le soir des Pâques, ce qui à son importance dans la poursuite du récit, vous allez savoir pourquoi !
Cette vieille maison datait du début vingtième siècle.
Le sol de l’entrée était recouvert de carrelage, ce qui donnait une atmosphère de douce fraîcheur, certains pans de murs étaient en marbre et la rampe d’escalier était terminée par une grosse boule. (en marbre également)
La maison grinçait ainsi que les planchers, ça respirait et vivait.
Au rez de chaussée, il y avait un piano qui me fascinait, l’ensemble du  lieu était empreint d’une magie, d’une ambiance agréable et insouciante.
Ma tante Colette était d’ailleurs une très bonne cuisinière, et elle adorait faire la fête.  J’ai des souvenirs de nouvel an et de Noël assez fabuleux.
Un soir, elle fut très étonnée de voir que j’appréciais la bisque de homard qu’elle avait amoureusement préparée avec les ingrédients les plus frais.
C’est la première fois que je vois un enfant aimer ainsi la bisque de homard, d’habitude pour leur faire manger du poisson, c’est toute une affaire ! disait elle.  En fait, je crânais en dégustant sa drôle de soupe, et j’en ressentais de La fierté, presque de l’héroïsme, en me disant : Je suis un enfant et je mange des choses comme les adultes.
Bien sûr, fallait pas que je me dégonfle, et lorsque elle proposa de m’en resservir, je n’osai refuser, de peur de la  vexer.  Heureusement que je n’eus pas d’indigestion à l’instar des artichauts rue des artichauts à St Josse.
 L’installation électricité de cette maison étant vétuste, nous avions souvent des pannes, alors mon père descendait à la cave pour aller réparer les plombs.
Un peu de fil électrique que l’on enroulait tel un bandage autour du plomb récalcitrant et le tour était joué ; (jusqu’à la prochaine fois)
Un jour en passant dans le hall, manque de pot, la lumière rendit l’âme et s’est en tâtonnant dans le noir, que j’essayai de retrouver mon chemin et puis ‘bing’ ma tête rencontra cette énorme boule de rampe d’escalier en marbre.
Je ne fis pas toute la comptabilité des étoiles que je vis à ce moment là, mais croyez moi le choc fut notoire et une grosse bosse apparue quasi instantanément.
Mon père et Colette vinrent aussitôt, suite aux cris que je poussai.
Heureusement, rien de grave, j’avais la tête dure à l’époque.
Le seul problème, c’était cette  énorme bosse sur le sommet du crâne.
Ma tante se souvenant de quelques notions de secourisme me fit un bandage, je dirai plutôt une sorte d’emballage autour de la tête.
Avec ce look, j’avais l’impression d’être comme un œuf de Pâque et justement c’était la saison !
Une tête comme un œuf de Pâques, je n’avais pas l’air cloche !
Pour finir, je m’étais consolé en mangeant des œufs en chocolats (sans artichauts ni bisque de homard)

la plus grande fleur du monde

Par défaut

Rafflesia ou Rafflésie est un genre de plante parasite de vigne du genre Tetrastigma des régions tropicales. Cette plante se retrouve dans la péninsule malaise, à Bornéo, Sumatra, en Malaisie péninsulaire et aux Philippines. Elle ne possède ni tige, ni feuille, ni racine, mais une fleur actinomorphe à cinq pétales. C’est la fleur la plus grande du monde végétal. Chez certaines espèces comme Rafflesia arnoldii elle peut atteindre un mètre de diamètre et peser jusqu’à 10 kg. Chez des espèces plus petites comme Rafflesia manillana, la fleur présente un diamètre de 20 cm. La pollinisation est assurée par des mouches attirées par l’odeur fétide dégagée par la fleur.

La Rafflesia ne possède pas de chlorophylle et est incapable de photosynthèse. Elle dépend donc totalement de la plante qu’elle parasite. Lors de son cycle de développement, elle vit à l’intérieur de son hôte sous forme de filaments. Ce n’est qu’au cours de sa floraison qu’elle est visible extérieurement. Son mode de vie est ainsi comparable à celui d’un champignon.

La Rafflésie a été découverte en 1818 dans une forêt tropicale d’Indonésie par le botaniste Joseph Arnold et nommée par Sir Thomas Stamford Raffles, le chef de l’expédition.

Bien qu’il ait longtemps été classé jusqu’à présent dans la famille des Rafflesiaceae, des études récentes portant sur 11 500 paires de bases du génome de la plante la rapprochent des Euphorbiaceae desquelles elle se serait différenciée il y a 46 millions d’années.

Assurément cette "fleur" est la championne toute catégorie en ce qui concerne l’étrangeté et la diversité que l’on trouve dans la nature. Et dire que les grandes catastrophes géologiques du passée avaient éliminées plus de 90 % du vivant sur la planète (d’après les chercheurs, les savants )  Cela présume de la folle exubérance qui régnait sur ce petit globe que l’on nomme Terre. Donc si on veut sauver les "meubles" qui restent, il est plus que temps de prendre conscience en réduisant notre impact sur cette planète ( conscience écologique et donc économique, ces deux mots  sont de la même famille étymologique et procède du même sens. Si on est écolo , on est forcément économe  etc…

Bien le bonjour à tout le monde.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

 

 

Les souris parachutistes

Par défaut
J’ai habité Près de la place Flagey dans une charmante petite maison dont la façade était recouverte d’un polygonome.
Mon appartement se situait au deuxième étage.
J’aimais bien cette maison modeste avec son petit jardin de ville et la vue sur  les terrasses à l’arrière.
Une petite tribu de chats vivait en permanence sur les terrasses.
Je prenais plaisir à les voir vivre et évoluer en toute liberté.
C’était marrant de contempler ainsi ces félins sur cette vaste esplanade.
Sans arrêts, il y avait des bagarres pour obtenir le droit de passage entre deux terrasses, laquelle était détenue par un mâle dominant.
Je pense bien qu’au début la population féline devait d’élever à une dizaine d’individus, au minimum.
Par la suite, nous avions du faire appel à une équipe spécialisée dans la stérilisation des animaux, car le périmètre des félins (jardins compris) allait s’avérer très vite saturé, et nous pensions donc que cela fut la meilleure des solutions pour éviter la surpopulation.
Par la suite, Miki, un des voisins construisit même une petite maison pour abriter la gente féline. (car il y avait déjà un problème de logement)
En ce qui concerne la maison où je vivais, on ne pouvait pas dire que nous étions importunés par des voisins car les deux côtés de la façade étaient inoccupés.
A vrai dire, deux ruines s’appuyaient piteusement contre la maison pour éviter sans doutes de s’écrouler complètement !
Donc, ces deux masures plus les jardins des maisons à l’arrière, attirèrent sûrement quelques souris dont nous n’allions pas tarder à faire la connaissance.
Les souris utilisaient certaines canalisations vétustes comme de simples chemins et ensuite parvenaient jusque dans le domicile des humains.
Je n’avais pas compris tout de suite, que j’avais des souris.
De temps à autre, j’entendais du bruit mais que j’attribuais au vent ou à mon imagination.
Par la suite, elles s’enhardissaient de plus en plus, jusqu’à me narguer à moins de trois mètres de mon salon.
Par exemple, je regardais la télé  et hop… j’en voyais une passer devant moi, comme si de rien n’était.
Comme je me répugnais à utiliser la manière forte, je me bornais à les effrayer à l’aide d’un journal en faisant … allez pssiiit, oust là !
Ce qui n’était guère convaincant il faut le reconnaître même en se plaçant sous le point de vue d’une souris ou d’un humain. (car il y a d’autres manières autrement plus drastiques de les chasser)
Vous comprenez qu’avec un tel état d’esprit, je ne pouvais pas acheter de la mort au rat, en songeant aux affreuses tortures que cela pouvait engendrer (hémorragies internes etc.…)
Idem, la tapette à mouche qui pouvait faire cruellement mal à l’animal.
Je respectais tous les êtres vivants.
Oui, mais alors comment s’en débarrasser ?
La seule bonne solution restait le chat.
Ma voisine et amie possédait deux charmants matous qui venaient de temps à autre faire des contrôles de routines, et la seule odeur de la présence des chats, refroidissait un peu la belle insolence de ces petits rongeurs.
Pendant quelques jours, j’étais tranquille mais  la fréquence des visites reprenait de plus belle dès que les chats étaient partis.
Un jour, ayant oublié de refermer un pot sur la table de la cuisine, je vis distinctement, une de ces petite effrontée qui était en train de gravir la boite.
Tout doucement, je m’approchai d’elle pour tenter de fermer le couvercle derrière elle, mais, elle n’arriva pas à sortir assez vite et je l’écrasai malencontreusement.
Et bien voyez vous, j’étais vraiment bouleversé et je descendis quatre à quatre les escaliers pour annoncer, à mon amie, (qui habitait au rez de chaussée) en pleurant, que j’étais un monstre et que j’avais assassiné une souris qui ne m’avait fait aucun mal !
Il n’y a rien à faire, j’était comme cela, (et encore maintenant) je donnais même des noms aux araignées, j’évitais de les écraser et je contournais les fourmis  pour éviter de marcher sur leurs pattes.
Mais trop, c’était trop !
Je vous racontais donc, que ces locataires indésirables devenaient de plus en plus encombrant et envahissant, au point où j’arrivais à les attraper à mains nues !( d’aucuns frémiront en lisant ces lignes , mais c’est la stricte vérité )
Je n’avais rien trouvé de mieux que de les mettre dans un sac en plastique,  (une par sac) je pratiquais un nœud assez lâche pour permettre à l’animal de respirer, et dans le fond  je mettais un peu d’ouate, puis je jetais ce sac par la fenêtre chez le voisin.
Je voyais ce sac virevolter pendant quelques instants à l’instar d’un parachute pour atterrir dans le jardin en contrebas (l’ouate servant à amortir la chute de ma souris parachutiste)
Et oui ! Je venais d’inventer le parachute à souris !
J’estimais que cela était plus dans l’ordre des choses, car en les libérant dans le jardin du voisin, je leur donnais encore une chance de survie.
La prochaine fois, je vous parlerai de Marie-Chantal la grosse araignée (de celle que l’on nomme épeire et que l’on voit souvent faire la sieste dans les éviers)

Suggestion de livre

Par défaut

L’avis de la Fnac sur "Dictionnaire amoureux de la mythologie" de Jacques Lacarrière

La Grèce le fascinait. Jacques Lacarrière a disparu l’an dernier. Avec ce beau Dictionnaire amoureux…, il nous emmène encore aux flancs de l’Olympe. Si la mythologie est avant tout l’interprétation symbolique des faits et gestes des dieux et des hommes, elle n’en est pas moins un vivier de fables plus extraordinaires les unes que les autres, qui tiennent le lecteur en haleine. D’« Abeilles » à « Zeus », en passant par « déluge », « Hadès » et « Orphée », on se laisse transporter par l’érudition passionnée de ce magnifique auteur.
Epok, l’Hebdo de la Fnac.

Mot de l’éditeur sur "Dictionnaire amoureux de la mythologie" de Jacques Lacarrière

Que sont devenus les dieux ? Où sont passés Zeus, Dionysos, Eros, Orphée, Pasiphaé et autres Prométhée ? Avouons-le : à les voir statufiés dans des manuels scolaires, on les avait mis hâtivement à la retraite de notre imaginaire. Pour notre délectation, nos livres d’école retraçaient leurs aventures : les amours de Zeus, les querelles de Vénus, les multiples intrigues de l’Olympe. Nous découvrions alors un monde prodigieux, une grande épopée simultanément tragique, comique, érotique. La mythologie était l’antidote de notre vie quotidienne. On ne fait pas ce que l’on veut dans la vie, les dieux grecs, eux, le faisaient. Il ne faut pas rêver, les dieux grecs adoraient les rêveries. Il ne faut pas trop penser aux choses de l’amour, les dieux grecs ne pensaient qu’à ça. Les dieux étaient des héros et ils le sont restés.

Fiche détaillée : "Dictionnaire amoureux de la mythologie" de Jacques Lacarrière

Auteur

Jacques Lacarrière

Editeur

Plon

Date de parution

août 2006

Collection

Dictionnaire Amoureux

Format

16 cm x 24 cm

ISBN

2259202292
(22.80 euros)
J’avais lu son " dictionnaire amoureux de la Grèce " dans la même collection et j’avais été tout bonnement époustouflé par l’érudition charmante et poétique de ce tout grand écrivain et helléniste. Lacarrière propose un chemin d’initiation aux mythes grecs, un fil de lisibilité qui à l’instar d’Ariane nous mène en dehors d’un labyrinthe de difficulté ( d’apories) pour nous mener vers la véritable lumière de la compréhension, et de la connaissance dans un but éducatif et spirituel mais aussi profane et récréatif ( psychagogique)
Lacarrière nous emporte dans son enthousiasme avec sympathie et humour en nous proposant une plongée vivifiante dans les mythes et symboles de la Grèce antique. Il est à l’instar de Vernant, le guide indispensable pour tout ceux qui sont amoureux de la Grèce ou simplement d’une certaine curiosité intellectuelle.
Le dictionnaire amoureux de la Grèce et le dictionnaire amoureux de la mythologie, voila deux briques bien utiles pour commencer les fondement d’une connaissance du monde grec. ( la base de la civilisation européenne )
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§