Guillaume le rappeur

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A la demande générale, voici  la suite des anecdotes concernant W… (par pudeur et pour éviter l’ire du Maori qui réside dans sa tête, j’éviterai à l’avenir de prononcer son nom, nous l’appellerons désormais : Guillaume
LLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL
Guillaume avait fait la connaissance d’une femme bien sur tous les rapports, et qui avait la particularité de vivre sur un petit bateau, arrimé pas loin du canal de Willebroek, près de Vilvoorde.
Je pensais que le fait de rencontrer cette personne, pouvait mettre un peu de plomb dans ses ailes et de jugeote dans sa tête, et non pas des ailes dans sa tête et du plomb dans sa jugeote…. Quoique !
(Pour qu’il descende sur Terre et arrête ses divagations) C’était bien de planer mais cela comportait certains risques
Malencontreusement, celle nouvelle rencontre ne durât guère plus d’un trimestre.
Alors tu ne vois plus Chantal ? Lui dis je un jour.
Non, et je crois que je l’ai vexée, me répondit il un peu déconfit.
Ah bon ? Et de quoi s’agit il ? Comment cela se fait il ? Vous aviez l’air de bien vous entendre !
Oui, mais lorsque je l’ai vu avec ce drôle de pull noir en mohair, je lui ai dit qu’elle ressemblait à une araignée !
Évidemment, il fallait probablement des façons plus délicates pour parler à une femme qu’il connaissait à peine.
Je pense, qu’il n’y avait pas seulement un problème de communication.
Le jour, lorsqu’elle avait été voir son appartement, avec les meubles en carton, la natte en crin de cheval en guise de lit, elle avait du avoir un fameux choc !
Une autre rencontre, fut celle d’Elena la grecque.
Il était tout fier de me faire présenter Elena, pour que je puisse parler le grec.
Cette brave femme avait été nourrie de bonne huile d’olive et moult moussakas et mézés généreusement caloriques, car elle avait de l’embonpoint.
Sans pour autant être obèse, elle était très bien enveloppée.
Là aussi, cette relation ne vit pas le bout d’un trimestre.
J’en ai marre d’Elena me confia t il un jour.
Chaque fois, que je vais chez elle, c’est la même histoire, je dois lui râper les pieds ! Au début ça m’amusais, je m’amenais avec ma râpe et je lui enlevait toutes les peaux mortes, il y avait de l’ouvrage !
Je devais aussi lui masser les jambes etc.…
Puis quand c’était fini, elle me disait que je pouvais partir et revenir une autre fois pour continuer le travail.
Et, après vous ne faisiez jamais autre chose ?
Elle ne voulait pas faire l’amour mais seulement qu’on lui râpe les pieds, qu’on lui enlève l’excédent de cals. A la fin , j’avais l’impression de poncer une vieille meule de gruyère ! Tu comprends que je ne voulais pas être uniquement son pédicure !
Faut dire que notre cher ami Guillaume, pendant tout une période, se baladait avec une râpe en poche et un tube d’onguent et proposait ses services à qui le voulait. (j’étais également passé entre ses mains, car il avait tellement insisté à vouloir me râper les pieds…. Voyez vous, ce n’était plus le grand ponceur* mais le grand rappeur, Yeah men !)
De toutes façons après les séances de pédicure, nous ne faisions pas l’amour non plus !
Outre ses conquêtes féminines, Guillaume avait une prédilection pour les arcs.
Dès qu’il voyait un arc sur une brocante, il s’empressait de l’acheter.
Je l’ai vu, un jour se ramener avec une sorte d’arbalète, de celle que l’on trouve encore dans certains clubs (comme le Saint-Sébastien situé dans le parc de Josaphat à Schaerbeek)
Tu comptes t’inscrire dans un club ? Lui demandai je. Non, c’est pour éventuellement m’entraîner à tirer sur une cible et pour me défendre.
Et, quand je lui posai la question, à savoir, quelle était la cible qu’il voulait atteindre avec son arbalète ? Il me répondait : Moi-même. Je voudrais atteindre moi-même etc.…. Il ne fallait jamais s’attendre à ce qu’il vous donne une réponse logique. Il était ainsi Guillaume, un mélange de poésie, de folie, d’excentricité et un zeste de logique.


Le ponceur* : voir le billet précedent.

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  1. Hé, tu me l\’envoies……J\’ai plein de callosités aux pieds……Je suis randonneuse, je dois emballer ces rugosités pour ne pas qu\’elles se tansforment en clôches de Pâques avant l\’heure.
    Si mon n\’homme lit mon blog, je lui demande pardon pour l\’invitation que je lance à WIM pour me poncer les pieds-pilate………………..A chacun son MAORI dans la tête………………….
    Biz.
    Marie
     

  2. °°°kess\’tu me prends la cagoule avec ton rap…y a même pô de rap ici, c\’est port nawak !
    …je suis venu, j\’ai lu, et j\’ai ému & je suis aimu…je me retrouve un peu dans votre Wim.
     bien joué !

  3. moi je te dis "continues"!!c\’est rare de lire un texte sans s\’ennuyer ! et si je te le dis c\’est que c\’est vrai! comme cela tu sais ce que j\’en pense ! encore! anne marie

  4. J\’ai pas trouvé de zeste de logique chez ton W. mais je m\’obstine, je continue à chercher…peut-être dans un prochain billet :
    après le ponceur, le rapeur……L\’arbalètrier ?….LA SUITE ! LA SUITE  !!
     
    Et quel tombeur : la femme-araignée et la grosse femme aux peaux mortes !
    Mais je vois que Pipoune s\’inscrit sur une liste d\’attente !!

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