Archives Mensuelles: novembre 2008

Péripéties à Brighton

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Dans ce jardin aux souvenirs que je déblaie et que j’éssarte, je vous présente mon meilleur bouquet, en évitant les orties et autres épines douloureuses qui mettraient probablement du piquant dans mon histoire en l’émaillant d’anecdotes osées mais ceci n’étant pas le but que je poursuis.
Je veux dire par là, que je ne raconterai rien de ma vie amoureuse ou de certains problèmes que j’estimerai déplacés dans ce récit. 
Quoique les anecdotes furent réellement vécues avec plus ou moins de force et de charge émotionnelle.
Il va de soi que les évènements racontés ont été parfois douloureux et amers, mais j’ai voulu écrémer le tout pour ne garder que le meilleur, la substantifique moelle de l’humour et de la joie de vivre. (en dépit des difficultés rencontrées en cours de route)
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Je disais donc, (voir billet précèdent) que j’avais été engagé comme : kitchen porter, dans le "restaurant de haute gastronomie bourgeoise : Le Français."
C’était d’ailleurs ce qui était écrit en grand sur la façade de l’établissement.
Il y avait aussi ce fameux coq figurant l’enseigne et qu’il fallait reproduire sur un montage en profiteroles (le gallinacé étant juché non pas sur un tas de fumier comme la plupart de ses congénères, mais sur des choux à la crème comme je vous l’ai déjà indiqué plus haut)
Le chef de cuisine devait s’en arracher non pas les plumes, (à part lorsque nous avions de la volaille au menu) mais les cheveux, à chaque fois qu’il devait reproduire son foutu coq en pâte qui devait ressembler pile poil à son frère clignotant sous le néon (je parle du coq et pas du frère du chef coq, bien entendu !)
Ma tâche au restaurant restait très prosaïque, étant chargé des légumes, de la plonge et en partie du nettoyage.
Parfois les cuisiniers me donnaient un coup de main pour terminer les verres.
Pour les laver bien entendu pas pour les boire !
De toute façon, en cuisine il faisait chaud et il n’était pas conseillé de consommer de l’alcool)  Le nettoyage s’effectuait avec l’ensemble de l’équipe.
Parfois j’aidais aussi en cuisine, j’étais la petite main.
Le Français, ayant obtenu le premier prix de propreté, conséquemment nous devions laver à grande eau après chaque service.
Nous récurions la cuisine au tuyau d’arrosage.
En outre, nous avions toute une batterie de poêlons et de casseroles en cuivre, qu’il fallait décaper et faire briller à l’aide d’une préparation faite de citron, de sel et de sable……Un boulot de ouf comme dirait mon neveu !
La cuisine se situant au sous-sol, les ordres de commande se donnaient par téléphone et les repas n’arrêtaient pas de monter et de descendre via un petit monte charge. (un passe-plat)
Les serveurs et les garçons de salle faisant notoirement le même parcours (mais pas dans le passe -plat)
C’était un va et viens incessant et complètement speedé.
Le cuisinier précise la commande via le téléphone et le maître d’hôtel  lui dit :
Allo ?… Non au gaz répond le cuisinier !
Voila une blague qui pouvait marcher une ou deux fois pas plus.
Mais quel boulot de dingue ! Heureusement que l’atmosphère était sympathique.
Parfois nous avions de véritables fous rires, fallait bien décompresser de temps à autre.
Comme ce jour où le maître d’hôtel était revenu hilare, portant de son air distingué, un grand plat de salade mixte
Puis je savoir l’origine de cette joie si communicative ? Lui demanda le chef de cuisine. Constate par toi-même, regarde donc la belle chenille qui se balade inopinément sur la salade.
En effet, une belle et grasse chenille trônait sur le plat. (ma parole elle était aussi grosse qu’une frite !)
Dis donc Christian ! Fais gaffe quand tu laves les salades, t’as vu la bestiole ?
Il y a un client qui a remarqué cela ? questionna le chef, légèrement inquiet.
Heu… Non,  heureusement ! Car figure toi le scandale dans le cas contraire, un restaurant d’un tel standing !
(monsieur, c’est inacceptable, il y a de la salade entre mes chenilles ! etc.……)

PS : suite dans un prochain billet

Suggestion de livre

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Guide de l’Antiquité imaginaire
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Clair, ludique et concis, ce Guide de l’Antiquité imaginaire livre une indispensable réflexion sur l’usage de la fiction à l’antique, depuis le début du XIXe siècle, et un commode mode d’emploi pour exploiter les ressources actuelles – et disponibles – de cette fiction.
Ont été ainsi recensés et commentés près d’un millier de titres de romans, de films et de BD.
Il était temps de montrer que le sérieux universitaire n’est pas incompatible avec l’apparente fantaisie du roman historique, du cinéma ou de la bande dessinée. Et que la réalité ne peut se passer du rêve. De l’Atlantide à Byzance, en passant par Thèbes, Jérusalem, Athènes et Rome.

Langue français

Éditeur Les Belles Lettres

300 p. Index. Bibliographie. (2008)

ISBN-10 2-251-44354-1

ISBN-13 978-2-251-44354-6

Prix 17,00