Péripéties à Brighton

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En fait, ce n’était pas la première fois que je me trouvais à Brighton.  (voir billet du 14 novembre)
J’avais fait la connaissance de cette ville durant l’été 1975.
J’aurai du commencer par là, au lieu de vous parler immédiatement de la splendide région de Cornwall, que l’on nomme en français, les Cornouailles.
Les Cornouailles, Cornwall en anglais, est un comté situé à l’extrémité sud-ouest du pays et dont la capitale est Truro. (merveilleux cidre de Truro !)
A ne pas confondre avec la Cornouaille qui est située en Bretagne continentale.
Je vais devoir faire un flash back pour vous amener au coeur de l’été de 1975.  Et hop ! … un petit coup de marche arrière, un rangement dans mes souvenirs et …. Me voila par cette belle journée à Ostende en attendant de prendre la malle vers Douvres.
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(DEBUT ETE 1975)
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La poignée de ma valise était cassée, je fus donc obligé de la porter comme un paquet, de plus j’étais chaussé de sabots. Ne rigolez pas, c’était fort à la mode en ces temps hippiques reculés ! ( Et quand je parle des temps hippiques, je ne vous cause pas des chevaux mais des hippies !)
(Quoique étant né sous le signe astral chinois du cheval, il n’y a rien de particulier à porter des sabots.)
Subséquemment il m’avait semblé, que les gens me toisaient d’un air étonné ou perplexe en voyant mes drôles de chaussures (surtout en Angleterre : cette mode n’avait pas daignée traverser le Channel.)
Le regard amusé ou narquois, éclairé par l’ironie subtile qui brillait dans l’œil du douanier anglais qui me posa la question : Et qu’allez vous faire en Angleterre ? Il me scrutait calmement, gentiment, en se disant probablement, bah ! Encore un chevelu, (j’avais une belle crinière à l’époque !)  un original.
Je lui disais que je me rendais chez des amis à Brighton.
La petite formalité d’usage, effectuée. J’embarquais pour la grande île du pays des Angles.
Rien de bien secouant à vous narrer durant la traversée à part le tangage du bateau lorsqu’il passait dans le creux d’une vague.
A l’époque qui nous concerne, cette traversée durait un temps fou.
Le temps en fait, de dépenser vos derniers sous dans le bateau.
Quand je pense à présent, qu’il suffit de circuler sous un tunnel près de Calais et en une demie heure vous êtes à Folkestone ou Londres.
Evidemment, toute la poésie du voyage est révolue.
Dans ce cordon ombilical qui relie le continent à l’Angleterre, le voyage se passe sous anesthésie totale, si je puis dire.
Vous ne voyez plus rien, vous n’entendez plus le cri des mouettes, le bruit du remous des vagues, vous ne ressentez plus les effluves iodées des embruns.
A l’instar d’une péridurale, c’est au moment de la sortie que vous réalisez que c’est fini.
Ça va vite, t’as pas le temps de te rendre compte ! Me disait un jour quelqu’un.
Et bien moi, je dis que c’est bien dommage.
Car vous ne pouvez pas savoir la joie toute enfantine que j’eus au moment d’approcher les belles et grandes falaises de Douvres, (Dover) à moins que ce ne fût celles de Folkestone.
Elles me paraissaient immenses, incroyablement blanches et immaculées.
Scintillantes sous le soleil d’été, c’étaient les portiques éclatants d’Albion. J’arrivais enfin au terme de mon voyage.
Alors, c’était donc ça l’Angleterre ! de hautes falaises de craies, dressées comme des remparts, entourant toute l’île et ses habitants, les angliches, vivant au sommet de celles-ci ?
Malgré ma très modeste élocution dans la langue de la contrée, je parvenais à me faire comprendre.
Ainsi vint le moment où le cœur battant, j’allais faire vibrer la  sonnette de mes amis résidant à Dike road à Brighton.
L’accueil fut véritablement chaleureux.
Je répondais à leur invitation à faire un séjour estival dans cette belle région, dont j’ignorais à peu près tout. (Je pensais rester un mois ou deux mais en fait, j’allais vivre au moins deux ans chez nos amis Grands Bretons)
J’étais à l’époque très naïf ou alors très ignorant en géographie, car figurez vous mon étonnement, lorsque j’ai su plus tard que Brighton était sur le littoral (C’était même la plage préférée des londoniens)
Ah, bon nous sommes à la mer ? C’est tant mieux, j’adore la mer !
Et mes amis de rigoler de franche et bonne humeur.
Par la suite, j’allais faire de fréquentes incursions dans les fameux pubs anglais, que je trouvais fabuleusement confortables et très chics.
(Rien à, voir avec nos cafés et nos bistrots où l’on vous proposait une prosaïque chaise pour y caler vos fesses)
Dans les pubs anglais, vous étiez dans le salon du british gentlemen.

PS : suite dans un prochain billet

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  1. je l\’avais réservée pour la fin , ton histoire car je suis ta fan!! yeh sans rire !! j\’adore!! tu as tout! pour être reconnu comme un grand écrivain! garde toujours ton esprit farfelu ! celà a tellement de charme!! amitiés!!!

  2. Hello Belgium gentlemen…………………;;
    How are you? and your shoes?????
    Je te signale qu\’Anne-Maria a une boutique de chaussures confortables à Liège.
    C\’est vrai que moi aussi, je garde une nostalgie de ces traversées.Dernière Calais-Douvres and then Canterrbury and others town
    ( sorry: my bad english).
    About me: it\’s the same problem xith my company.
    Bon, maintenant plus facile: toujours un régal tes billets et merci our ton petit coucou.
    Amitiés.
     

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