Péripéties à Brighton

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Nous avions élaboré un vague projet qui avait pris racine en Belgique.
En effet, mes hôtes, Bernard et Julie, travaillaient dans la même maison que moi.
Rue du Pays de Liège, située dans le quartier que l’on nomme Sainte-Catherine à Bruxelles.
C’étaient des artisans bougitier ou boujitier  (Voir billet du 17 novembre)
« J’ignore l’orthographe exacte. 
 Un néologisme spécialement forgé pour l’occasion. (C’est marrant car il suffisait de changer de place une voyelle pour qu’ils devinssent des artisans bijoutier….. cela aurait été plus chic ! comme quoi, il suffit de pas grand-chose pour que le sens d’un mot ou d’une phrase soit bouleversé.)  
Je disais donc, que nous avions formulé l’idée d’une éventuelle participation à un projet en Angleterre. Il s’agissait de la création d’un atelier d’artisanat.
Bernard et Julie allaient s’occuper de la création de bougies parfumées pour les restaurants et les particuliers, et moi de la fabrication de bijoux.
Une petite précision s’impose, lorsque je parle de bijoux.
En effet, à Bruxelles, je créais des bijoux de fantaisie en cuivre.
Je dessinais un motif sur le bracelet à l’aide d’un vernis spécial.
Dès que le vernis était sec, je le plongeais dans un bain de perchlorure de fer. Après cette opération, le dessin ressortait en relief.
Ensuite, il suffisait d’envoyer tout cela chez un autre artisan qui s’occupait de la transformation des bracelets en maillechort.
Mais à Brighton, pour de multiples raisons d’ordre pratique et économique, il fut impossible de réaliser cette idée de travail en commun et donc nous abandonnâmes le projet.
Evidemment, cela changeait le plan que j’avais échafaudé dans ma tête.
Leur intention était de quitter l’Angleterre pour aller travailler en Allemagne.
Nous avons reçus une offre alléchante d’ Hambourg, (à moins que ce fut pour Dresde, je ne me souviens plus de ce détail.) me confiait Bernard.
Et de me montrer le courrier qu’ils avaient envoyé à cet employeur.
En lisant l’adresse : Dike road, Brighton, suivi de Gross Britannien,
je trouvais cela comique.
Dis donc Bernard, tu as vu ? En Allemagne, on ne parle plus de la Grande Bretagne mais de la Grosse Bretagne !
Oui rétorquait il, en rigolant, mais comme nous parlons couramment l’allemand, nous ne pouvions laisser échapper un telle opportunité ajoutait il, mais ne t’inquiètes pas, nous partirons que dans trois mois et notre maison est la tienne, en attendant.
J’étais loin d’être inquiet, mais cela signifiait que je devais trouver un job assez rapidement. (je ne connaissais pas encore l’anglais)  Bien évidemment Bernard et sa femme Julie m’aidèrent beaucoup dans cette tâche.  A présent, j’étais résolu à rester plus longtemps que prévu chez les gros bretons.
Je ne voulais pas que l’idée d’un retour en Belgique effleure mon esprit.
que cela puisse devenir un constat d’échec.
Je m’accrochais à l’espoir de trouver un job à Brighton.
J’étais pris dans la tenaille d’une incertitude, d’une imprécision.
Trouver du travail, d’accord, mais où et dans quoi ? Puisque j’ignorais les rudiments de la langue dans laquelle baignaient avec aisance mes hôtes et les autochtones.
Je n’allais pas continuer à user du langage des signes pour m’exprimer.
À la longue, cela devenait franchement insuffisant.
Mais un beau  jour, tout allait basculer dans le bon sens.
Je découvris le restaurant : Le Français.
Un restaurant français qui se nomme : Le Français, c’est très  heu …. Français comme nom !
Parfois, le hasard est une chose tellement surprenante et inattendue, que vous vous dites, ce n’est pas possible, cela devait être ainsi et pas autrement ! Quoique j’ai toujours eu des difficultés à croire aux choses inscrites à l’avance.
Et que l’on ne me parle pas de destinée. Nous sommes les forgerons de notre propre destin.
Justement dans ce restaurant très chic, (un des meilleurs de la région)
On cherchait du personnel de cuisine.
En revenant à Dike Road, j’étais très fier et content d’annoncer la bonne nouvelle à mes hôtes.
J’étais parvenu à dénicher un emploi dans un grand restaurant gastronomique sans pour autant maîtriser la belle langue de Shakespeare.
Et à propos de racine d’un projet, comme je vous l’avais indiqué plus haut, les seules racines véritables et concrètes furent celles de cette cuisine.
Les carottes, les navets, les pommes de terre, etc.…. ( je devenais champion de l’épluchage et j’arrivais bientôt à faire moins de 25 minutes par sac de 25 kilos ! et bla bla bla
 

 

 PS : suite dans le prochain billet.

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  1. Oufty, la valse des jeux de mots; ça carbure sec dans tes neurones…..
    Pourquoi, tu n\’as pas mis en place les pommes de terre en " robe de chambre"dans ton resto " chic".
    Celà aurait été moins pelant. enfin, poêlante quand même.
    Bonne nuit et salut l\’atiste.
    Amitiés.

  2. A la fin de ton billet tu dis : …"à faire moins de 25 minutes par sac de 25 kilos! mais tu ne précises pas de quels légumes il s\’agit : En effet! foi de vieille cuisinière! éplucher des carottes, des topinambours, des potirons, des grosses patates ou des petites grenailles c\’est pas pareil …. 25 kg de grosses patates … c\’est un sac de rondeur raisonnable … mais … 25 kgs de patates naines !!!!!
    Allez sur ce délire et avant de terminer, je suppose que tu avais un bon eplucheur économe !!! Bises à toi mon …. préféré !!! Et si tu n\’as pas perdu la main, tu pourrais venir m\’aider, j\’ai de l\’arthrose dans les doigts et je crois que Pipoune serait également ravie de ton aide … elle souffre d\’une tendeinite à la main droite !!!

  3.   Ton commentaire m\’a fait bien rire.
     Il s\’agissait de patates de tailles normales. ( 25 minutes pour 25k, j\’exagère un peu… quoique, une minute par kilo, avec un bon couteau, c\’était dans l\’ordre du possible )
     J\’étais le champion de l\’épluche.
     On faisait des concours pour celui qui épluchait le plus vite possible, un certain nombre
    de patates.  Au restaurant Le Français, mais surtout à l\’hôtel Dudley où parfois nous avions des banquets de 600 personnes… Et oui , ce n\’était pas de la cuisine de midinette !!!! TU parle avec le médaillé d\’or de 1975

  4. Houlala, j\’ai beaucoup de retard dans la lecture des tes aventures anglaises….
     
    Quand je pense que la fois où nous sommes venus manger chez toi, Lisa, Quentin et moi, tu nous a préparé de la purée Mousseline !
    Ben merde alors !!

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