Péripéties en France.

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Avant de poursuivre mes péripéties Brightoniennes, j’ai envie de vous raconter certaines petites aventures en France. (Je n’oublie pas la Grèce, qui a une place prépondérante dans mon cœur et j’y reviendrai, bien entendu)
La France, c’est un pays que j’ai également beaucoup aimé, et c’est d’ailleurs dans la région du Midi-Pyrénées, département de Tarn et Garonne, que nous allons nous diriger. Précisément dans un petit village qui se nomme : Lafrançaise. (un pur hasard si plus tard, j’irai travailler en Angleterre dans un resto qui porterait le même nom)
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 A  l’époque un peu fofolle, (en 1973 si ma mémoire est fidèle) lorsque nous avions marre de cette société de consommation et tutti quanti, il suffisait de partir l’esprit léger, aérien, (à l’instar de nos économies qui n’étaient guère pesantes) sans se soucier des problèmes matériels.
Nous avions quand même un vague projet de travail dans la récolte des fruits ou autres occupations annexes, mais toutefois sans grandes précisions.
Nous formions un drôle de trio, Jean-Jacques, Béatrice et moi.
Jean-Jacques m’éblouissait par son savoir faire et son côté très débrouillard.
A dix huit ans, il travaillait déjà à son compte et parvenait (me semblait il) à tout faire ou presque, de la cave au grenier.
La menuiserie, la plomberie, l’électricité, etc.….
D’ailleurs, j’avais commencé un des premier chantier avec lui dans une vieille petite maison dans le quartier que l’on nomme : Le Coin du balai, à Bruxelles, situé dans la commune de Boitsfort.
Béatrice, devait avoir la trentaine, et Jean-Jacques s’en était entiché plus qu’il n’était raisonnable.
Ils formaient un couple atypique et assez tumultueux.
Les problèmes de boisson chez Béatrice étaient récurrents et lorsqu’elle avait bu, l’esclandre n’était plus très loin.
Il aurait fallu alors l’attacher, pour éviter qu’elle ne fasse d’avantage de bêtises.
Nous avions eu de la chance de recevoir une voiture qui nous avait été prêtée gentiment par un professeur d’université.
Puisque mon ami et moi-même ne savions pas conduire, cette tâche imputait donc à Béatrice…. Ouais ! C’était sans compter sur l’inconstance, et l’intempérance de cette dernière !
Heureux de posséder ce véhicule pour notre périple,  nous décidâmes d’aller fêter cela, en allant boire un verre au café le : Dol molle, situé pas loin de la Grand-Place.
Jean-Jacques, devant s’absenter quelques instants pour aller acheter une carte routière, nous restâmes Béatrice et moi seuls dans le bistro.
Elle me dit : Christian, ça te dirait de faire un p’tit tour avec la voiture ?
Oui pourquoi pas ! Répondis je. (en attendant le retour de Jean-Jacques)
Cela fut une bien mauvaise idée, et le cours des évènements en sera la preuve indubitable.
Je pensais  bien naïvement en mon for intérieur, qu’elle en avait marre d’être dans ce bistro, et au lieu de commander un quatrième verre de vin blanc, elle choisissait d’aller prendre l’air.
La voiture semblait agréable à conduire, et démarrait au quart de tour.
Nous fîmes donc le tour du quartier assez rapidement.
Assez rapidement, est la formule appropriée, car cinq minutes après nous fûmes encerclés de trois voitures de police !
 Il faut que je vous explique par le menu.
En entrée, vous aviez Béatrice qui était déjà un peu gaie et prise par la boisson, et moi le gros nigaud qui ne remarquait rien d’anormal.
Nous avions fait à peine cinq cent mètres que nous nous trouvâmes devant un taxi qui bloquait une rue, attendant probablement un client.
Mais, la vitesse de notre véhicule était trop importante, comble de malchance Béatrice ne trouvait plus le frein à main ou même cette stupide pédale de frein… Putaiiiin, c’est où qu’il on mis cette foutue pédale de merde!
Et un moins de temps qu’il ne faut pour écrire cette présente phrase,… Vvlaang ! Voila que nous emboutissions le taxi de la plus belle manière, du très grand art.
 M’enfin tu ne pouvais pas faire attention, c’est insensé, tu viens de prendre le volant depuis moins de cinq minutes et tu provoque un accident !
Et dire qu’elle devait être la conductrice nous amenant dans le sud de la France.
Non seulement, elle riait à gorges déployées, mais tout à coup elle embraya et tenta de s’enfuir.
Tu vas voir, on va le semer ce connard  de taxi ! me disait elle.
Ce n’était absolument pas raisonnable, car deux minutes après nous étions rejoint par toute une escouade de policiers. (le plat principal)
Notre moyen de locomotion était donc hors service, de plus la bagnole fut harponner par une méchante dépanneuse (très onéreuse, ce qui greva notoirement notre budget)
Résultat de cette escapade, une forte amende, accident avec délit de fuite, une voiture immobilisée etc.…..
Encore heureux que le père de Jean-Jacques avait des relations (il travaillait également comme professeur à l’université) et qu’il avait pu minimiser l’affaire
(Sans compter que notre amie avait pris le volant avec un taux d’alcoolémie non autorisé et moi avec un taux de connerie identique)
Nous réussîmes malgré tout à partir vers la région de Tarn et Garonne, avec des économies réduites.
Une grande partie du voyage se déroula donc dans le train: Bruxelles Avignon.
Lorsque nous débarquâmes à Avignon,  nous allâmes dormir à la belle étoile.
C’était l’hôtel le moins cher pour des fauchés comme nous.
Maintenant que nous étions en route, il fallait bien organiser notre voyage pour atteindre notre but final, le village de Lafrançaise.
A trois ce n’était pas toujours facile de faire du stop, alors nous prîmes la décision de nous séparer et de se donner rendez vous à un endroit précis.
La tente canadienne étant très lourde, nous avions partagés les éléments divers.  Moi je portais la toile, Jean-Jacques et Béatrice les cordes et les piquets.   La première étape fut Carcassonne.
Mais voila, l’auto-stop c’est quelque chose d’aléatoire, parfois ça va vite et vous roulez bien et une autre fois vous restez en rade pendant des heures.
Manque de pot ou de voiture, (ou les deux) je ne parvins pas à temps pour le rendez vous et je fus contraint de passer la nuit dans un champ de maïs, enroulé, enrobé, dans la toile de tente.
J’avais la casserole mais pas les assiettes, j’avais la tente mais pas les piquets et la corde pour la dresser, j’avais l’ouvre boite mais pas les conserves, la bouteille de vin, mais pas le tire bouchon. (quelle organisation !)
Puisque nous avions partagés les choses en poids égales (mais pas en logique égale !)  Les nuits pouvant être parfois fraîches.
 Franchement, je me demandais comment Jean-Jacques et Béatrice allaient pouvoir dormir avec pour tout logement, des cordes et des piquets.
Comment ils allaient dîner puisqu’ils n’avaient pas l’ouvre boite.
Souffrance ultime, ils avaient le tire bouchon mais pas le vin…. Ha ha ha !
C’étaient voyez vous, des petites tracasseries inhérentes à cette sorte de périple.
 

PS : Suite dans un prochain billet……

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Une réponse "

  1. Très drôle, Christian, et le coup de la bagnole et le partage du matériel de camping !Quelle insouciance à l époque…heureusement dans plein de domaines, nous sommes restés et resterons d\’éternels ados,les enfants de Peace and Love…

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