Péripéties en France

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Finalement nous nous présentâmes devant les hautes murailles de Carcassonne. 
J’étais sur le site, avec trois heures de retard sur l’horaire prévu.    (voir billet précédent)
(Prédiction erronée à vrai dire, étant tributaires de la bonne volonté des gens et de la fluidité du trafic)    Il n’était pas très difficile de présumer, où donc avaient dormi mes amis.
De la paille était emmêlée dans les cheveux de Jean-Jacques, qui avait un air aussi chiffonné que sa chemise.
Béatrice frottait, éliminait, le reste des brindilles de foin qui recouvrait son pantalon et son chemisier.
Nous avons passé une nuit assez fraîche dans une grange, ce n’était pas le top à vrai dire, de plus sans une goutte de vin pour nous réchauffer ! Disait Jean-Jacques, en insistant pesamment sur l’aspect hérétique de cette cruelle évidence.
J’ai fais mon possible pour arriver le plus vite mais ça ne roulait pas, ce n’est pas de ma faute ! rétorquais je.
Pourtant, j’avais essayé certains trucs pour égayer la morosité du stop.
Ce vieux fauteuil Voltaire sur le bord de la route, servant de publicité pour un antiquaire, je m’étais tout bonnement assis dedans en levant mollement le pouce tel un monarque saluant son bon peuple.
Ce poteau que j’avais escaladé, et sur lequel je m’étais juché en faisant signe au loin, aux voitures, pour attirer l’attention.
Tout et n’importe quoi. (pour un résultat ma fois pas très concluant)
De Carcassonne, j’ai le souvenir d’une ville comme surgie du Moyen-Âge.
J’étais fortement impressionné par les remparts de la vieille ville.
Nous avions à peine commencé notre périple, que nous nous retrouvâmes assez rapidement démunis.
Ce qui ne nous inquiétait pas outre mesure, car en ce temps là, une vague adresse griffonnée  à la va vite sur un bout de papier, une promesse de logement ou d’un bon repas semblaient autant de sésames sur lesquels nous pouvions compter, sans se soucier le moins du monde des lendemains nimbés d’incertitudes, flottant comme nous l’étions dans les volutes insouciantes de notre folle jeunesse.
Ainsi nous parvînmes à obtenir un repas gracieusement offert par un habitant de la vieille ville de Carcassonne.
La seule contrepartie que l’on pouvait offrir, c’était ce capital de sympathie qui devait émaner de nos personnes ( je ne me l’explique pas autrement) et puis peut être le fait que nous étions sapés comme des hippies. (des pèlerins des temps modernes)
L’image de jeunes gens aux cheveux longs était perçue différemment selon certaines régions, mais en règle générale, cela se passait bien.
Au restaurant, nous reçûmes des pizzas qui nous avaient apparues énormes, charnues et formidablement odorantes, nous les dévorâmes en ronronnant littéralement de plaisir. (cela nous changeait de nos aliments en boite)
Nous étions confondus et en même temps éperdus de gratitude envers notre bienfaiteur, tout en nous promettant de ne pas abuser de cette charmante et inopinée hospitalité.
Nous pouvions à présent arpenter ces fameuses murailles avec plus d’entrain,
Ayant l’estomac bien rempli.
La vieille ville de Carcassonne avait su garder un certain cachet qui ne manquait point de charme.

 

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