Péripétie à Brindisi ( Sud de l’Italie)

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Bonjour mes chers amis de la blogosphère.
Me voila enfin devant mon clavier pour continuer (si vous le souhaitez) à vous narrer mes petites péripéties d’ici ou d’ailleurs.
Quelques soucis de santé m’ayant empêché de poursuivre mes écritures d’une façon normale et continue.
Retournons en arrière et précisément à Brindisi (voir billet du 31 décembre)
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Considérant ma situation, je trouvais que finalement je ne m’en sortais pas si mal que ça, et que j’allais trouver avec toute la célérité voulue une finalité à mes problèmes.
Lors d’une énième balade dans Brindisi, je remarquais un grand bâtiment d’aspect austère et pour cause, c’était une ancienne caserne militaire à l’abandon.
Le bâtiment semblait encore assez robuste et l’ensemble pas trop vétuste.
C’est bon pour moi me disais je, mais comment y accéder ?
Les murs étaient assez hauts et par certains endroits il y avait encore des fils de fer barbelés qui en de longues torsades dissuasives faisant le tour de l’enceinte.
Fort heureusement, se trouvait une sorte de couloir qui donnait sur un petit jardin où prédominaient quelques beaux exemplaires de plaqueminiers.
(Qui produisent ces fruits succulents que l’on nomme : kaki.)
C’est d’ailleurs à l’extérieur que j’avais remarqué leurs cimes et la promesse d’une potentielle récolte.
La faim justifiant les moyens, mon seul but était de parvenir coûte que coûte de l’autre côté.
Je ne pensais pas encore pouvoir y dormir.
C’est en empilant de vieux bidons l’un sur l’autre et au risque de dégringoler comme une vulgaire quille que je parvins à gravir cet obstacle.
Dans ce jardin, contre le mur, je trouvai une petite échelle, que je m’empressais de cacher, et me disant que cela me permettrait plus tard de repasser par le même endroit au cas où se présenterait une difficulté.
Ma première préoccupation fut de cueillir les fruits de cet Eden inopiné.
Je mordis sans remords et avec un appétit d’un bel optimisme, dans l’âcreté douce des kakis ressemblant à des tomates au goût très sucré.
A présent que j’étais un peu rassasié, je pouvais faire le tour du propriétaire.
Le rez de chaussée était encombré de machines diverses, fort pesantes, mais qui paraissaient encore en bon état, et dont bien évidemment la raison utile m’échappait.
Il y avait de longs couloirs, un peu comme dans un lycée (c’était peut être une ancienne école militaire)  La plupart des pièces de cet immeuble étaient fermées à clefs.
Je continuais ma fouille systématique de ce lieu, dans l’espoir de trouver un endroit où me poser.
Finalement, j’accédais à une salle de bain qui  était ouverte et par chance, il y avait encore les clés sur la serrure.
Je poussais un ouf de soulagement, car en dormant ici,  je pouvais verrouiller la porte et me sentir donc en sécurité.
Le problème, c’est que le sol de cette salle d’eau était en carrelage et par conséquent très peu confortable. (une salle de bain n’étant pas prévue pour y passer la nuit )
Alors, je décidais de sortir une porte hors de ses gonds pour la mettre au sol et ainsi dormir sur le très relatif moelleux du bois et en utilisant un sac de ciment à moitié vide comme coussin.
Ce n’était pas encore le grand luxe comme le Négresco de Nice mais je m’en contentais.
Les jours suivant, c’est avec résignation, que je me mis à faire la manche.
( je détestais ce procédé mais cependant je ne trouvais pas d’autre solutions, ayant essayé à plusieurs reprises de trouver un emploi)
J’étais tellement obsédé par ce manque d’argent que je m’étais mis en tête de vendre des timbres.
Pour votre confort et la lisibilité de ce récit, il faudrait d’abord que je vous explique l’anecdote des timbres.
Comme je vous l’avais expliqué plus haut, toutes les pièces étaient fermées à clés mais à travers les serrures, je pouvais  nettement voir l’ameublement qui apparemment était resté sur place.
Un jour, poussé par la curiosité, j’avais réussi à forer un trou assez large dans une porte, par où je me faufilais telle une énorme souris.
Dans ce bureau, se trouvaient également des armoires que je m’appliquais à ouvrir, elles étaient encombrées de dossiers.
C’est en ouvrant certains dossiers que je remarquais des timbres à l’effigie de Marco Polo qui n’étaient pas estampillés et donc vierges.
Je m’étais dis et si j’allais  les revendre à la poste ?
J’étais tout occupé à mon affaire, lorsque je vis une tête dépassant du trou de la porte que j’avais pratiqué, et qui me regardait l’air effaré 
Mais que faites vous donc ici ! me dit il.
Je expliquais le plus simplement du monde ma présence en ce lieu.
Cette personne  n’était pas seule mais accompagnée d’officiels ( des policiers, des gradés militaires et que sais je …)
Ils ne comprenaient pas très bien la raison pour laquelle je m’obstinais à découper des timbres Marco Polo à 50 lires !
Ils contemplaient perplexes le trou par où je m’étais faufilé et me regardaient d’un air interloqué.
Voulez vous nous suivre ! S’il vous plait.
J’obtempérais sans opposer de résistance.
Je m’en foutais et je n’étais pas trop inquiet quand à l’issue de cette affaire.
Même si dans les escaliers me ramenant à la grande cour de l’immeuble, un policier me confirma que cela allait me coûter cher !
Mais à mon grand étonnement, il firent une quête et me donnèrent une certaine somme d’argent.
De grosses voitures noires nous attendaient dehors et nous partîmes en direction du commissariat.
Au bloc de police, il y avait ce flic qui n’arrêtait pas de dire que c’était grave, qu’il y avait violation de territoire militaire etc.….
Après une bonne heure à attendre au bloc, le policier qui était tenu de me garder me dit ceci : Bon tu as reçu suffisamment de l’argent pour t’acheter un billet de train jusqu’à la frontière française ? alors tu vas faire exactement ce que je t’indiquerai.
Il retira son uniforme pour s’habiller en civil.
Tu vas marcher droit devant moi en direction de la gare et moi je te suivrai discrètement derrière, et pas d’entourloupe !
J’ai oublier de vous dire qu’au bloc de police, j’avais du signer un document signifiant que, je jurais de ne plus revenir à Brindisi etc.…
Ce brave pandore s’assura que j’avais effectivement payé mon billet de train et puis disparu dans la foule.
L’étrange dans toute cette histoire, c’est la rapidité avec laquelle les choses avaient été menées.
Peut être avait on voulu étouffer l’affaire pour éviter un scandale autrement plus sérieux.
Allez savoir pourquoi ! Voulaient ils se débarrasser de moi pour avoir la conscience tranquille ? Et que pensaient ils de ce timbré qui collectionnait les timbres de Marco Polo  etc.….?
Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais su la vérité et je ne suis plus retourné à Brindisi.
A présent il doit avoir prescription, car cela fait si longtemps que les faits se sont déroulés……. Affaire classée !

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  1. Des timbres de l\’époque de Marco Polo ! Mais quel scoop ! Le monde entier ignore qu\’il en existait déjà de son temps ! Tu as eu de la chance de t\’en tirer à si bon compte (ton air de bon garçon sans doute t\’a sauvé la vie !) car tu avais dû pénétrer un domaine militaire/archives exceptionnelles/secret défense …qui sait ….une annexe du Vatican !OUF !

  2. Wow !!!Quele aventure ! On se croirait dans un de ces films (mystère) …………Alors là je découvre le téméraire en Christos :)C\’est incroyable, vu la façon qu\’ils t\’ont éjecté, tu as dû ouvrir une porte sur un secret peut-être Terrible !?C\’est frus, car on ne saura probablement jamais .Non mais toi , plus je te lis et plus j\’adore tes récits (tiens toi le pour dit) *rire*

  3. Moi, je dis que les carabinierri l\’ont laissé s\’enfuir parce qu\’il avait lu sur le blog de arco Polo: Hydrophobe………………………….

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