Petite péripétie en Bulgarie

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En fait ce n’est pas
la première fois que je vais aller en Bulgarie

(voir le billet du 20 août 2008)

 J’espère que cette fois ci, il ne pleuvra pas trop.

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Lors de mon dernier séjour en Bulgarie, fin mai 2006, il avait plu, il pleuvait, il allait pleuvoir.

Le mauvais temps conjuguait les averses.

Entre deux ondées, un soleil timoré tentait une improbable apparition, vous jetant à la figure la
fulgurance de ses rayons.

Lesquels semblaient avoir fissuré pour quelques instants la masse liquide et compacte du ciel,
telle une saignée bienfaitrice et réconfortante.

Du coup, cela devenait une étuve, vous encourageant à laisser tomber votre veste.

Moins d’une heure après, vous grelottiez à  nouveau de froid.

Ce va et vient climatique très capricieux, failli presque avoir raison de ma patience et de ma santé.

Je commençais à tousser sans arrêts.

J’avais une toux bizarre, on aurait dit que j’aboyais !

A chaque fois, les gens se retournaient pour voir d’où sortaient ces improbables borborygmes.

Ce n’était pas humain !

Au village de Dospat, il pleuvait toujours, j’étais attablé au bistro local, en sirotant un café, en
essayant d’empêcher la table de tomber, car le sol était instable, comme mon humeur d’ailleurs.

L’eau à présent formait de petits ruisseaux ,emportant avec eux la pisse et les crottins des bestiaux

descendant chaque jour à la même heure, offrant un spectacle pas très captivant de leurs arrières trains,

laissant choir un paquet fumant à chaque pas, tout en  meuglant piteusement sous la pluie.

Comme distraction, il y avait plus passionnant !

Entre deux ondées, j’arrivais malgré tout à faire quelques balades dans la région.

J’étais largement récompensé de mes efforts, car bien souvent au détour d’un chemin, je me
trouvais dans un charmant village pomaque*.

Le seul petit problème, c’est que je ne parlais pas la langue.

Alors je tentais quelques vocables grecs dans l’éventualité de trouver une personne apte à me

comprendre (on se trouvait pas loin de la frontière grecque)

Ayant la communication facile, cela se passait bien en général.

J’avais même été pris en stop dans une antique charrette tirée par deux bœufs attelés à un joug.

(le seul détail anachronique, c’était les roues de voiture que l’on avait ajouté à celle-ci )

Une femme était assise sur une botte de paille, tandis que son mari conduisait l’attelage.

On me fit une belle place, avec de la paille bien sèche.

L’homme poussa l’obligeance, jusqu’à essuyer avec le pan de son veston, un petit coin exprès
pour moi.

J’avais le sentiment d’être comme un hôte précieux, un moussafir important.

A  l’allure de notre équipage, nous avions le temps de contempler le paysage et de faire un brin

de causette entre deux brins de paille, qui de temps à autre s’éparpillaient sur le chemin, sous les coups

des soubresauts de la voiture.

J’arrivais donc au patelin, telle une entrée joyeuse, sous l’armistice provisoire de la pluie.
(qui ceci dit en passant, n’allait plus tarder à déverser des trombes  d’eau )

Je passais, une belle journée dans ce village. (dont malheureusement le nom m’échappe à présent)

Vu, que le temps se gâtait à nouveau, je pris la sage décision de reprendre la route car il y avait
quand même 3 ou 4 bonnes heures de marche à travers la forêt, jusqu’à Dospat.

(fallait pas que je rate , le défilé de mes bestiaux… ha ha ha !)

Mais c’est finalement une voiture de police qui me ramena sain et sec à  jusqu’à mon auberge.

Vu , l’impossibilité de faire le chemin à cause des violentes intempéries qui s’étaient à nouveau abattues

sans vergogne, mais avec force, dans la région.

 PS : de toutes façons, il faut de l’eau pour fabriquer du vin.

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Le Lac de Dospat / BULGARIE

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  1. tu racontes toujours aussi bien,Christian! on a vraiment l\’impression de vivre nous aussi tes a ventures!et tu nous les raconteras encore au retour, j\’espère! et pas de pluie cette fois!

  2. Fantastiques tes voyages "mon cher Christos"Ce qui m\’impressionne: c\’est ton grand respect envers ces gens (qui le méritent bien d\’ailleurs)Aussi bien que ta facilité d\’adaptation…..C\’est un récit sensas, qui comme tous les autres…………. me fait vivre tes expériences de voyageur.Grosses bises mon cher Choux Bruxellois *sourire*

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