Rencontre avec Costas

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Les préparatifs d’un voyage peuvent me
prendre un certain temps.

Je dois choisir le matériel ad hoc, vérifier
si la tente tiendrait encore le coup pour une randonnée dans la montagne.

Si j’ai choisi les bonnes chaussures, si
mon sac à dos n’est pas trop usé, (si je n’ai pas oublié un camembert sur la
table de ma cuisine ! ) etc.…

IL m’arrive de terminer mes bagages, longtemps
avant le jour du départ.

Ce qui fait bien rire ma copine, qui elle,
au contraire, attend le dernier moment pour s’occuper de ce genre de logistique.

Cette fameuse année là, (je pourrai quasi
dire "cette ânée là " tellement que j’avais le sentiment d’être
chargé comme un baudet) je partais une fois de plus en Grèce.

Dans un coin relativement peu connu,  rarement visité par les touristes.

 Cette région de L’Evrytania, dans la Stéréa-Ellada, qui
ne démentirait pas le nom de Suisse grecque, tant qu’elle est entourée de
vastes forêts  et de montagnes.

 En
ce temps là, je voyageais sans carte, ni boussole, au hasard du chemin,
fleurant la route se profilant devant moi, telle la promesse d’un pays
merveilleux.

C’est d’ailleurs en Grèce Centrale, près
du Parnasse, dans la région de la
Phocide, qui est limitrophe avec la Béotie, la Thessalie, et la Doride,  et avant que je ne parvienne inopinément dans
la contrée de L’Evrytania, cette éparchie située dans la Stéréa-Ellada, que je
fis une rencontre des plus inhabituelle dans un petit village typique qui
s’appelait Artotina.

En effet, j’étais paisiblement assis à la
terrasse d’un cafénéion.

Je consultais un bouquin qui parlait des
circuits pédestres à faire dans la région.

Avant de partir, j’avais acheté ce livre
en grec, dans la librairie "Périple" de mon amie Georgia (  je m’efforçais de le lire dans sa version
originale, pour ne pas oublier la belle langue de Kazantsakis, que je
pratiquais  relativement bien)         

Lorsque je vis arriver un groupe de
randonneurs.

Les premières personnes qui débouchèrent
sur la place du village vinrent s’installer à mes côtés au bistro.

Du coup, ce petit village de montagne qui
somnolait sous une douce brise parfumée, par les nombreux conifères qui
encerclaient ce charmant patelin, telle une ceinture de verdure bienfaisante,
se réveilla de sa quiétude passagère.

 Et
l’on vit la patronne remuer à titre préventif la batterie de ses casseroles,
présumant que d’ici peu, cette joyeuse compagnie devra se remplir l’estomac de
quelques bons produits roboratifs, pour trouver assez de force à faire mouvoir
leurs mollets dans les multiples sentiers qui jalonnaient la région.

Un des promeneurs  s’enquit du livre que j’étais en train de
lire.

Ah, vous lisez le grec ? me demanda t il, d’un air surpris.

Oui, sans trop de problèmes ! Rétorquais
je

 Et
je lui montrais le titre du livre "Promenades dans les montagnes grecques
" de Costas Tsipiras.

 Tiens,
ça par exemple, voici par contre, Costas Tsipiras qui s’amène avec son  groupe, là bas, quelle coïncidence !

J’étais légitimement fier et heureux de
rencontrer par une chance aussi incroyable qu’improbable, l’auteur de ce livre,
que je tenais justement entre mes mains. ( le livre, bien entendu pas l’auteur !)

Nous fîmes donc connaissance.

Nous avions le sentiment de nous re
découvrir, comme si en réalité, nous nous étions jamais quittés et que Costas,
s’était mis à ma recherche dans des forêts profondes et inextricables.

 C
étaient des retrouvailles dans le style, 
Stanley et Livingstone (toutes proportions gardées !)

Au milieu de nulle part, Costas rencontrait ce touriste belge égaré, qui non
seulement lisait son livre mais en plus, en version original….. Il aurait été
plus aisé de retrouver une meule d’aiguille dans une botte de paille ou le
contraire !

Nous fîmes ensuite un bout de GR ensemble.

Nous marchâmes pendant le restant de la
journée et celle du lendemain également.

Costas, me montrait certains aspects de
son pays avec passion et amour, c’était la première fois que je marchais avec
un groupe.

J’étais enchanté de faire ce bout de chemin avec lui et sa compagnie
de randonneurs.  ( à suivre)

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 (Photo de la région Evrytania, Grèce, Le fleuve Acheloos)

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  1. Marcher au pif dans ces terres inconnues et rencontrer cet auteur, c\’est unique!!!!!!!Par l\’odeur du fromage( camembert) , allèché…Costas s\’approcha du choux de Bruxelles…………….Son bouquin n\’étant pas un navet, ils firent un bout de chemin : régal pour les sens!!!!!!Il perd pas le nord, le Bruxellois même sans boussole et ça me déboussole!!!!!!!!Eole l\’emmène là où il veut …..

  2. J\’ai toujours pensé que c\’était en dehors des sentiers battus que la vraie richesse se trouvait. Même chose pour les chemins du coeur et de l\’esprit.J\’adore tes récits.

  3. C\’est magique une rencontre pareille , une chance sur 10.000 ou plus !!!Excellent billet, Christian, bien amené, bien écrit !!!!L\’as tu revu Costas ???

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