Archives Mensuelles: août 2009

Dernier soleil de la saison ?

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Chers amis de la blogosphère.
Vu le temps exceptionnel qui persiste et signe.
Nous irons dans la vallée, dès demain ( voir billet n: 8)
Enfin , je dis ça pour ceux ou celles qui auraient le courage ou l’envie
de lire mes péripéties bulgares ( mes p’tites bêtises!)
 Aujourd’hui, il y a encore une miette de soleil que je vais dévorer comme un tranche
de pastèque, bien rafraîchissante.
 BIEN LE BONJOUR DANS VOS MAISONNÉES
PS: rendez vous dès demain.

Péripéties bulgares ( 8)

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Voila déjà trois jours que j’étais à
Monima Polyanna.

 La montagne était encore impraticable, il
fallait patienter avant l’annonce d’une probable éclaircie.

Un matin, les patrons Malina et Rouman,
furent plongés dans des comptes qui paraissaient fastidieux à faire, pourtant j’étais
le seul client .

J’avais reçu comme p’tit déj, un œuf
dur, du fromage siréné, du paté, (dont 
je n’étais pas arrivé à déterminer la composition) plus de la confiture
et du pain.

 Je me rabattais sur le pain et la confiture.

 Le pain et les œufs étaient faits dans la
maison.

Vraisemblablement, seulement le
pain, car ce n’était pas Malina qui avait pondu les œufs !

 Il pleuvait non stop, c’était affligeant, mais
quoi faire d’autre, sinon attendre.

Les distractions n’étant guères
variées, dans la montagne.

J’avais le sentiment frustrant
d’être comme un muet ou un moine ayant prononcé ses vœux de silence.

Quand on ne connaît pas la langue,
la conversation devient limitée.

Je me demandais pour combien de
temps, j’allais rester dans ce chalet.

J’étais pris en otage par les
intempéries.

Finalement, arriva deux jeunes
garçons bulgares.

J’étais très content de pouvoir
enfin parler l’anglais et le français.

Nikola parlait anglais et Nasko  français.

J’en avais marre, de tourner comme
un ours en cage.

Malgré tout, entre deux averses,
j’arrivais à me promener.

 Mais les prairies et les bois étaient
tellement humides, que je revenais systématiquement trempé.

Ils étaient accompagnés d’un petit
chien.

Il nous a suivi depuis le refuge de
Mourgana, expliqua Nikola.

Au début, nous ne voulions pas de ce
chien, mais nous eûmes mal au cœur, alors, nous lui avons donné à manger, depuis
il nous lâche plus.

Heureux de faire la connaissance
avec de la jeunesse bulgare.

 Des jeunes gens instruits avec qui je pouvais
parler la belle langue de Voltaire et de Shakespeare.

 Nous partageâmes nos vivres (il ne me restait
plus qu’un peu de halva, des abricots, des raisins secs, un demi pain et puis
ces boites de converses que m’avait donné Yourgo, le khijâr du refuge de
Mourgana )

A propos de ces boites de conserves,
je n’avais pas osé les ouvrir, tant elles me paraissaient suspectes.

Les dates étant périmées, dépassées,
obsolètes, et plus que ça encore !

J’avais accepté l’offre de Yourgo,
pour ne pas lui faire un affront.

Il y en avait même une qui était
rouillée !

Il pensait sans doutes que je
mourrais de faim !

 Finalement, je les offris au chien de mes
futurs compagnons de route, qui ne fit pas tant de manière pour les boulotter !

Nous partîmes très tôt le matin. (levée
de la troupe à 5h)

Après un petit déjeuner sommaire,
nous arpentâmes la montagne en direction du village de Anton, dans la vallée en
contrebas.

C’était la meilleure solution, il
fallait redescendre au plus vite, avant que ne gronde à nouveau le ciel, et qu’il
ne se charge d’une lourde moisson de pluie.

Au regard de ma dernière  expérience, je n’avais plus envie de m’aventurer
seul dans la montagne.

   
A     S U I V R E   …………………

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Péripéties bulgares (7)

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 Dans ce chalet, vivait toute une famille (voir
billet précédent)

 Il y avait Malina , son mari Rouman, son fils
Pavlev, son petit fils de cinq ans qui se nommait Yveline, deux femmes, Iskrèna
et Estella, et puis son grand fils Toli.

Ambiance familiale, on mangeait la
popote de la patronne.

(c’était mieux que manger sa
papatte !)

Apparemment le réveil avait du être
quelque peu mouvementé, et la soirée bien arrosée.

Moi aussi j’avais passé une soirée
bien arrosée, mais pas dans les mêmes circonstances !

Plus tard, lorsque j’expliquais à
mes hôtes que j’avais passée la nuit dehors.

Ils furent notoirement surpris,
ah bon ? Saviez vous que deux ours vivaient dans le coin ? Vous avez
eut de la chance !

Je me disais en mon for intérieur,
que sans doutes, avec cet orage de montagne, les ours avaient décidés de ne pas
mettre une patte griffue dehors !

 Ou alors, ils n’avaient pas envie de manger un
plat froid.

 Car, voyez vous, avec cette chute de grêlons
intempestifs, j’aurai pu être transformé en sorbet !

Encore heureux que j’avais ma tente
avec moi et que j’étais enroulé dans mon sac de couchage.

 « Tiens, la viande est déjà emballée ? Se
disait madame l’ours en passant dans le coin où un touriste imprudent
campait ! »

Après une bonne douche chaude, ( je
bénissais la civilisation et ses bienfaits) je dînais d’une bonne soupe à
l’haricot et taquinais les carafes de rakia.

Puis j’allais dormir.

Le lendemain au petit déjeuner, je
reçu toute une cafetière de café, une petite assiette avec du miel, du fromage,
des cerises confites, du pain ,une tomate plus un grand verre d’eau.

La météo n’était guère engageante.

Pour rejoindre le plus proche
refuge, il fallait faire au moins 8 ou 9 h de marche.

Donc, je résolus de rester au chalet,
jusqu’à une amélioration de la météo, et puis de ne plus prendre bêtement des
risques inutiles.

Le temps était très changeant.

Par moment, vous étiez cernés par
une brume épaisse, avec ce sentiment fantastique que le chalet devenait une
petite île perdue au milieu de nulle part.

Sensation de flotter dans l’ouate.

Pas grand-chose à faire, sinon
attendre le bon vouloir climatique.

Pour passer le temps, j’apprenais
quelques rudiments de bulgare.

Magoué : la brume/  mechka : l’ours /
dobèrdèn :bonjour/

Dobré vetcher : bonsoir /
doberdèn kaksi ?: bonjour ça va ?

Dobor appétit : bon appétit /
ena masa : une table / eno dété :un enfant / edine mouch : un
homme / edna géna : une femme

Eno tcha tchâ vino, mola ! : un
verre de vin, s’il vous plait !

Et puis  cette fameuse phrase que je répètais
partout :

As kodya po planina sam : Je
marche seul dans la montagne !

Ah oui, j’étais fier de pouvoir dire
une phrase entière.

Pendant trente secondes, on me
prenait pour un authentique bulgare !

Bien souvent, pour se faire comprendre,
il suffisait de dire en levant son verre : Nasdrovié / à votre
santé !

Tous ces mots bien sûr, je les
répétais d’une manière phonétique.

Par la suite à cause des
intempéries, j’allais être bloqué pendant six jours.

Six jours, vous vous rendez compte !

( Six jours de soupe à l’haricot, j’allais avoir suffisamment de gaz pour faire décoller une montgolfière !)

 SUITE DANS UN PROCHAIN BILLET …………..

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