Péripéties bulgares

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Durant mon séjour en Bulgarie, j’ai consigné mes souvenirs dans un petit cahier.

J’ai réussi à écrire au moins 25 pages.

Il faudra que je mette de l’ordre dans tout cela.

Selon la fraîcheur de ma mémoire et la re lecture de mes notes, je vous présenterai les billets comme de courts récits anecdotiques sans un réel lien entre eux, sans continuité chronologique et suivant mon humeur vagabonde.

 

J’avais acheté une carte de la partie centrale de la Stara-Planina, que l’on nomme également le Balkan.

Long de près de 550 km, c’est la véritable épine dorsale de la Bulgarie.

Cela commence à Kom, près de la frontière serbe, jusqu’à Eminé qui trempe ses pieds dans la mer noire.

Impossible de trouver des cartes de l’entièreté du parcours et si même cela fut possible, il aurait fallu presque un deuxième sac, rien que pour porter celles-ci.

 Donc, par souci d’économie de place et de poids, je m’étais contenté d’amener avec moi quelques maillons de cette fabuleuse chaîne de montagne et donc en l’occurrence, une seule carte.

Cela restait un très honorable parcours pour des mollets moyennement entraînés.

Etant parti de Sofia, j’avais choisi au hasard une destination pour débuter mon p’tit trekking dans le Balkan .

La petite ville de Celopec ( prononcez : Tchélopek) me semblât être un bon début pour me roder un peu.

Ni trop près, ni trop éloignée de la montagne.

Je pris donc un billet de train , Sofia-Celopec, sous le regard dubitatif et légèrement ironique de la préposée du comptoir de la gare, qui ne comprenait pas que l’on pouvait passer son temps dans un bled pareil et aller se perdre ainsi dans la montagne, ( par la suite, effectivement je me suis perdu au minimum quatre fois, je vous expliquerai cela plus tard, comment et pourquoi !) Au lieu d’aller faire trempette dans la Mer Noire à Varna ou à Burgas, comme les touristes normaux !

Le voyage de Sofia via Celopec se déroula très agréablement dans un train qui ne faisait aucun zèle de vitesse, sans doutes pour que nous puissions admirer le paysage !

Le wagon était neuf, et la mécanique ronronnait doucement , se laissant  glisser moelleusement sur les rails, et pas comme dans certains autres trains qui faisaient un bruit de tracteurs et qui allaient à peine plus vite.

Ce n’était plus le T.G.V. mais le V.G.T !

(Car en effet on végétait et on crevait de chaud dans ces vieilles voitures, véritables boites de conserves…..malgré toutes les fenêtres ouvertes ! ) Le Train arrivât enfin à Celopec  devant un bâtiment en ruine !

Quoi, c’était ça la gare de Celopec ?

Une bâtisse se tenant péniblement sur trois murs et demi, un peu plus loin un âne était attaché à un poteau sous l’ombre d’un tilleul.

Dans le jardin délabré du garde barrière , broutaient quelques moutons, deux ou trois chiens efflanqués dormaient sur les voies.

Et puis cette sensation d’abandon, de désertion.

A maintes reprises, j’eus l’occasion de faire ce constat, lors de mon séjour en Bulgarie.

Ce sentiment d’un pays vide de ses habitants ( surtout dans la campagne ; pas à Sofia, ni à Plovdiv, bien entendu .) « Quelques vieilles carrioles trottinant sur l’hasardeux asphalte d’une route pas toujours en très bon état, et puis tout à coup surgissant au détour d’un chemin, une Mercedes flambant neuve qui filait à tout allure…. Quel contraste ! »

En quittant le gare de Celopec, sur le chemin, je rencontrais des gens cueillant des herbes sauvages.

Après plusieurs essais verbaux et gesticulations sémaphoriques dans le but de me faire comprendre (car lorsque on ne connaît pas la langue, il reste la communication avec les gestes !) Je trouvais enfin le sentier menant vraisemblablement au refuge de montagne.

Du moins d’après leurs indications contradictoires, car  je n’étais jamais très certain de la réponse.

 On me disait : Da da ( oui oui) en faisant un signe de dénégation de la tête ! J’ai su plus tard que cela était la manière d’affirmer quelque chose !

Pour mon premier trekking, comme la grande lessive du ciel n’était pas encore finie, et qu’il fallait encore beaucoup d’eau pour rincer le sol et la forêt, c’est donc sous une pluie battante que je terminais cette première journée…..( vive l’eau , vive l’eau qui rend propre et qui rend beau, comme dit la chanson !) Ah, j’oubliais de vous dire, que j’avais perdu le chemin et que j’ai du terminer ma randonnée en coupant à travers les bois, et en dévalant une petite pente remplie d’orties
et d’arbustes épineux qui me lacérèrent les jambes. (j’étais en short)

Mais comme j’étais assez content d’avoir pu repérer le refuge de montagne, je me faisais fi de ces petits inconvénients urticants.

De plus j’étais trempé comme une soupe !

Moins, d’une demie heure après, et à propos de soupe, j’étais confortablement assis dans le refuge de Mourgana et je mangeais de la soupe à l’haricot (la bob tchorba) en buvant de l’eau…. de vie ! (le rakia à 50° !)

A SUIVRE
……………………………….

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  1. Et après le rakia à 50°…tu n\’avais pas les idée claires!…Prems…. forcèment t\’as vu l\’heure..minuit pile!….je n\’ai pas bu du rakia, mais du Génépi..et alors, c\’est-y meilleur ou pas!..j\’sais pas je n\’ai jamais bu du rakia!

  2. Je pense ue le rakia a apaisé les urticaires…………………………….L\’aventure commence bien……………………………………..mais la pluie n\’arrête pas le pélerin……………………..Biz

  3. Mon génépi étant digéré, je suis revenue lire ton texte, dés fois que quelque chose m\’aurait échappé!..Da da, le côté poétique du texte m\’avait échappé!..j\’ai bien fait de revenir!

  4. Comme c\’est gai d\’avoir ton point de vue de "visiteur randonneur". J\’y découvre un point commun: les contrastes…cfr mon billet publié en octobre 2007…J\’attends la suite avec impatience . Tu as dû en vivre, des aventures…à la bulgare! A bientôt, Liliane.

  5. Chère Lily, j\’ai lu avec grand intérêt ton billet. ( octobre 2007) Je commence également à me passionner pour ce pays, injustement oublié. Une récente découverte archéologique, nous fait réaliser l\’importance de la civilisation thrace et sa fabuleuse richesse culturelle et historique.

  6. le milleu desvoyage n est pas celui des touristes quand je pouvais partir je partais avec un car un avion n importe mais je ne restais pas sur le lieu touristique il est tellement plus interressant de voir la vrai viedes personnes que d etre au resto ,apprendrea les connaitre et voir bien souvent que ces villageois vivent chichement on la main sur le coeur toujours bien recus on en repart avec des etoiles plein les yeux et des photos de ces personnes souvant edentees mais heureuse de vivre. de quoi nous plaignons nous.bisous je suis sur que ton periple ta rendue au centuple ce que n aurais pu le faire un cite touristique . bisous

  7. En crête ils prononçaient Raki. J\’en aie bu chez les Papas dans un monastère de montagne, brutal quand même. :), puis dans la famille du chauffeur de taxi qui nous avait promener.Nous aussi, on voyageait sans touristes autour de nous. C\’est ça les vrais voyages.Les visites des monuments au pas de courses et en troupeau, je déteste.

  8. Voilà un voyage d\’explorateur qui débute bien sur ses rails et se termine pas mal cette journée avec du rakia pour soigner le mal d\’ortie. Vite la suite.

  9. finalement, le billet que j\’ai écrit sur toi avec des mots imposés n\’était pas bien loin de la réalité ! Sans blague, je n\’en reviens pas ! As-tu été reçu par un voïvode ? Belle entrée en matière pour ton récit. Toujours ravie de te lire. Bises. Au suivant……….

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