Péripéties bulgares (6)

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Donc, ce fut en remontant ce fil
téléphérique usagé qui pendouillait mollement entre les arbres, que je parvins
enfin au refuge de Monima Polyanna. (voir billet n : 5)

Le chalet immense, semblait à prime
abord abandonné.

Mes chaussures étaient tellement
imbibées d’eau, qu’elles couinaient sans arrêts,( mon estomac aussi couinait,
mais de faim)

Il me restait des abricots secs, des
raisins secs, etc …..

C’était peut être tout ce qui
restait de sec en définitive !

Dans un premier temps, j’étais déçu
et un rien découragé, car je pensais que le refuge était désert.

J’en avais un peu marre de m’être
frotté à la montagne, (au propre comme au figuré…. Pas vraiment propre, vu
l’état dans lequel je me trouvais !) et je désirais ardemment un bon repas
chaud, idem un bain.

Finalement, à travers la vitre du
chalet, je vis une table où demeuraient encore des reliefs de repas, et puis à
l’intérieur sur l’appui de fenêtre, trônaient deux pots de géraniums.

Ils sont partis pensais je, ils vont
revenir, mais quand ?

J’actionnais la grosse cloche du
perron, devinant que c’était sûrement le processus habituel pour prévenir de sa
présence.

Mais les sons furent rapidement
engloutis dans l’écho de la montagne !

Je criais, j’appelais, ohé ohé il y
a quelqu’un ?

Nous étions deux à résonner dans la
montagne, la cloche et moi, sans un résultat probant.

Personne pour nous répondre, à part
l’écho !

J’envisageais déjà de bivouaquer sur
place.

Au moins, s’il se remettait à
pleuvoir, je pouvais toujours m’abriter 
sous le perron, c’était mieux que sous l’espace exigu de la tente.

Je fis un bout de toilette à la
fontaine, et  l’inventaire de mon sac.

L’ampleur des dégâts s’avérât
limité, rien dans mon sac n’ayant souffert de l’humidité.

J’entrepris de faire sécher mon
linge et puis je changeais de chaussure (en rando, je prend toujours deux
paires, une pour la marche et une autre paire plus légère, lorsque je
stationne.)

En fait, je n’étais pas seul, car
dans un petit carré de gazon, sautillait un gros lapin et plus loin quelques
poules picoraient le sol.

Une demie heure plus tard,
j’entendis du bruit et puis la porte du refuge s’ouvrit.

J’étais tout content, car  je m’apprêtais déjà à passer la nuit, ayant
fais le tour du propriétaire.

Je vis une femme aux cheveux blancs
d’une cinquantaine d’années

Qui m’accueillit avec un grand
sourire

Le chalet était très grand aussi, il
y avait deux étages, plus les combles et une possibilité de logement pour
minimum deux cent personnes, mais le bâtiment notoirement délabré par certains
côtés.

Vu ma  succincte connaissance de la syntaxe bulgare,
je fis un bout d’essai en français.

Bonjour madame, parlez vous
français ?

Da, da ! répondit elle en
continuant de sourire.

Ah voyez vous, je suis extrêmement
content de rencontrer quelqu’un qui parle français

Da, da ! fit la dame dans son
inextinguible sourire.

Je compris rapidement que cette
brave personne ne devait pas plus causer le français qu’une vache bulgare, le
serbo-croate !

(quoique !)  De toutes manières, il n’était pas compliqué
de comprendre ma requête.

 Je cherchais une chambre pour me reposer,
étant trempé comme si j’avais plongé dans une piscine…. Et v’la, il
recommençait d’ailleurs à pleuvoir !

Je changeais de vêtements, et fis sécher
mes chaussures et mes habits devant un gros poêle à bois, qui ronronnait de
plaisir en grignotant les bûches que Malina (le nom de mon hôtesse) enfournait
dans la grande gueule du feu vorace, et cela sentait bon comme du bon pain (un
peu moins, lorsque je mis mes chaussettes dégoulinantes près de celui-ci)

Mes affaires étaient éparpillées un
peu partout, (surtout partout !)

Mais cela ne semblât nullement
contrarier Malina.

D’ailleurs, une bonne odeur ( pas
celle de mes chaussettes) commençât rapidement à envahir la pièce.

Je me disais, tiens ils font des crêpes
ou quoi ?

Par la suite, je reçu un genre de
beignet, plus du thé de marjolaine et plus tard, l’inévitable, l’incontournable,
la traditionnelle soupe à l’haricot….. Je trouvais bien de la place pour caser
tout cela !

Quand même, quelle aventure !

Il y a à peine deux heures de cela,
j’errais encore dans la montagne, sans savoir l’issue finale, et maintenant, je
buvais une  soupe à l’haricot, les fesses
au chaud, avec la promesse d’un bon lit.

          A  
S U I V R E  ……………………………

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  1. C\’est drôle de lire tes aventures depuis la Bulgarie! Toujours aussi suprenant,l\’accueil des Bulgares! A propos, sais-tu que Malina ça signifie "framboise".?..Charmant prénom pour ton hôtesse!

  2. Le "refuge" en montagne porte bien son nom !Et une bonne hôtesse aux fourneaux, quand on a le ventre vide : un véritable "acceuil " !!Au fait, faut-il payer une nuitée dans ces refuges ? et le repas ? Comment cela fonctionne ?

  3. Apparemment, tu frappes aux portes, on t\’ouvre, on te répond "da da" et on t\’offre le gîte et le couvert..quoi demander de plus!

  4. Les refuges de montagne que l\’on nomme : Khijâ, en bulgare,( le khijâr étant le responsable du refuge) sont payants.il faut débourser en moyenne entre 4 et 5 euros la nuitée ( 8 à 10 levas) Certains dorment à la belle étoile sur le terrain du refuge, dans ces cas là c\’est gratuit ou presque, sauf les douches.Parfois le thé et le café sont inclus dans le prix.Il y a souvent moyen de se restaurer pour une somme modique.Bon , ce n\’est pas de la haute cuisine, mais c\’est roboratif.1X sur deux c\’est de la soupe aux haricots où parfois surnage quelques morceaux de lard.Au refuge de Monima Polyanna, c\’était toute une famille qui résidait en permanence dansce chalet. Donc, tu ne manges pas à la carte, mais ce que le khijâr avait prévu comme repasLa seule carte qui te sera utile, c\’est la carte routière pour connaître les sentiers de la régions.Bien le bonjour dans vos refuges respectifs !

  5. gentille Malina qui a accepté sans broncher ni éternuer l\’odeur de tes chaussettes ! Enfin, je suppose que quand on tient un refuge, on est vacciné contre ce genre de chose ! ce qui me ferait peur, si j\’étais elle, pardon de ma trivialité, ce serait les effets de toutes ces soupes aux haricots que tu manges depuis plusieurs jours ! Bon, je sais, ce n\’est pas très "distinguish" ! Un rien me fait rire, qu\’est-ce que tu veux !

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