Péripéties bulgares (11)

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Après le petit déjeuner dans ce
resto à Anton, nous décidâmes de nous séparer.

 Mes amis devant retourner à Sofia.

Mais au préalable, Nikoli, m’aida à rejoindre la gare de Anton.

Car, il fallait que je prenne le train en direction de Sopot.

Nous avions regardé sur le plan, un endroit qui semblait plaisant, tout en restant économique.

Je le remerciais infiniment de sa complaisance car, ce garçon n’était absolument pas obligé de m’accompagner jusqu’au quai de la gare.

Mais, il tenait à ce que je prenne le bon chemin, et prenait sa mission à cœur.

De toutes façons en pleine campagne, il n’était pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant votre langue, et Nikoli fut une aide précieuse, pour demander des renseignements.

Il se remettait à pleuvoir avec force.

Nous laissâmes provisoirement Nasko, sous l’abri du bus pour Sofia, et je suivis donc Nikoli.

Nonobstant, le petit chien délaissa Nasko, et entrepris de nous suivre également.

Qu’allez vous faire de ce chien ? Demandais je à Nikoli.

Je ne sais pas trop, je ne sais pas le prendre avec moi, ni même Nasko, me répondait Nikoli, l’air navré.

C’est dommage, car il nous avait accompagné depuis le refuge de Mourgana, on commençait à le prendre en affection.

Nous marchâmes d’un bon pas, car la pluie redoublait de force, que cela en devenait décourageant.

Nikoli, avait changer de chaussure et à présent il portait une paire de flip flop (vous savez de ces sandales où l’on doit coincer son gros orteil dedans….. pour ma part, je n’ai jamais supporter ce genre de chose !)

Et ça faisait vraiment flip flop lorsqu’il marchait !

De plus, elles étaient tellement usées, que les pieds de ce brave garçon, n’étaient séparés du sol mouillé que d’un petit centimètre de matière en pseudo caoutchouc.

Moi avec mes grosses bottines en gore- tex, et mes pieds relativement au sec, je me sentais un peu honteux, comme une
sorte de gros capitaliste égoïste !

Et, ce petit chien qui obstinément nous suivait, c’était pathétique !

Après un quart d’heure de route, nous fûmes à la gare.

Le temps de consulter les horaires et d’acheter le ticket ad hoc.

Je dis au revoir à mon compagnon de route en lui souhaitant bon retour à Sofia, ainsi qu’à Nasko, l’autre copain qui attendait sous l’aubette du bus.

Curieusement, le petit chien, n’accompagna pas Nikoli, et resta couché à la gare.

Sans doutes, il ne réalisa pas que son maître avait disparu.

Il devait être fatigué, avec toute la route qu’il avait fait.

En outre, comme il était trempé, son pelage avait une apparence un peu triste et minable.

Bien heureusement, dans cette gare, il y avait une bonne douzaine de chiens avec lesquels, il ne devait pas se sentir trop seul.

Nikoli, ne s’étant pas retourné pour ne point être embarrassé, et entrepris de rejoindre à l’arrêt de bus, où son ami Nasko l’attendait.

Le train pour Sopot, n’arrivait quand dans une heure.

Ensuite le chef de gare m’offrit une large poignée de cerises.

 Finalement nous étions tous en train, (c’est le cas de dire, dans une gare !) de manger des cerises.

Tous, c’est-à-dire, le chef de gare,  le sous chef de gare, le sous sous chef de gare et moi-même (il n’y avait pas d’autre client) Quatre ou cinq trains daignaient passer par Anton.

Il ne devait pas y avoir du surmenage, au niveau du boulot dans cette station !

Dans moins de deux heures, j’allais me retrouver à Sopot.

Et c’est à Sopot, que je fis mon troisième trekking.


A   S U I V R E …………………….

 

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  1. Et…le temps des cerises est arrivé! Ici, c\’est celui des noix qui commence…Les noyers bordent les routes, comme chez nous des platanes…Et au moins, ils offrent des fruits…Allez, on te supporte pour ton prochain trekking! A bientôt, baba de Pomorié!

  2. Un chef de gare Antonois qui vous offre des cerises, drôlement bizarres, ces bulgares!..Elles n\’étaient pas pleine de flotte au moins!

  3. Eh bé ! ça continue ! Il pleut, il pleut. Et le petit chien qui trottine et le chef de gare qui n\’est pas cocu comme le dit la chanson (beaucoup de références musicales, comme tu le vois!) n\’hésite pas à t\’offrir une large poignée de cerises ! Ici, c\’est plutôt une poignée de mains… quoique, avec la grippe qui se rapproche (tous aux abris !) il vaut mieux les cerises… après les avoir désinfectées, cela va de soi !

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