Péripéties bulgares (16)

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La dernière fois, je
racontais la montée vers le refuge de Nézabravska, voici la suite (avec un peu
de retard, mais bon, vous avez vu ce beau temps résiduel que nous avons ?
c’est exceptionnel !)

 Déjà que par moment, je dois m’auto-botter les
fesses pour avancer, alors pour peu que le soleil s’attarde, je fais pareil.

Nous avons un
véritable été indien.

Faut dire qu’il ne faut
pas beaucoup  pour détourner mon
attention.

J’étais sagement  occupé à rédiger un billet sur mon blog,  lorsque quelqu’un vint agacer ma sonnette.

C’était W, Guillaume
le grand ponceur.

Guillaume est
néerlandophone, ce qui est une opportunité pour moi.

En effet, je suis des
cours de néerlandais ces derniers temps, je pourrai faire la conversation avec
lui ( pensais je )

C’était une suggestion
que m’avait faite la professeure de
néerlandais.

( j’ignore comment on
nomme la femelle du professeur, est ce bien : la professeure ? Je
crois avoir déjà entendu ce néologisme.)

 Je ne vais quand même pas dire ma maîtresse,
ça fait bizarre !

Quoiqu’il en soit,
impossible de continuer à travailler mon écriture, dès qu’il y a quelqu’un dans
la pièce.

L’écriture pour moi
est un processus qui se pratique en solitaire.

Je dois être
absolument seul pour écrire.

W, Guillaume est un
personnage un rien décalé, vaut mieux le voir avec parcimonie et à dose
raisonnable.

Je l’avais nommé jadis
le Grand Ponceur, car il ponçait tout ce qui lui tombait sous la main.

Il avait mis un an et
demi pour poncer une flûte et je ne sais plus combien de temps pour une guitare !

C’était le ponceur de
l’infini !

 Il ponçait, il ponçait sa guitare sans arrêts.

A force de poncer
cette guitare, il ne restera plus que de la poudre de guitare, pensais
je !

Mais je cause, je
cause, et puis j’oublie de continuer mon billet bulgare.

Ci-joint, la suite,
des péripéties.

                                          

Comme je l’indiquais
dans le billet du 19 septembre, j’étais arrivé au sommet de la montagne, après
avoir aspergé généreusement  le sol bulgare de ma sueur.

Ma parole cela devait
probablement dégouliner  jusque dans mes
godasses !

 Je sais, il existe des montagnes infiniment
plus hautes et difficiles d’accès que la Stara-Planina,  la seule différence, c’est que vous suer
infiniment plus. ( c’est logique et mathématique !)

Il m’est arrivé de
perdre 5 kilos en un mois en parcourant certaines montagnes grecques

Et comme toutes chose
ont une fin, après une heure de marche, je vis se discerner au loin, ce qui
devait être à coup sûr, le refuge de montagne (pas les installations du téléphérique,
comme j’avais cru dans un premier temps)

Je commençais avoir
les crocs, mais je ne voulais pas entamer mes provisions de réserve.

Je me disais, que je
pouvais toujours manger au chalet ( même si je devais recevoir une fois de plus
cette sempiternelle soupe à l’haricot )

La chose bizarre  lorsque vous circuliez sur le site, c’était
l’état d’abandon général. (j’ai déjà expliqué cette sensation que j’avais eu en
parcourant certaines régions de ce merveilleux pays)

 Il y avait de nombreux chalets dans un état
avancé de détérioration.

Certains étaient à
peine plus grands qu’une cabine de plage, tandis que d’autres avaient la
proportion d’une véritable maison.

A part deux ou trois,
qui paraissaient viables, le reste terminait à pourrir piteusement.

Néanmoins, l’entrée du
refuge de montagne était très accueillante.

 Le tapis vert du gazon qui miroitait sous le
soleil, la gloriette en bois et les géraniums à la fenêtre, semblaient saluer
votre venue.

Je fis rapidement la
connaissance du gardien qui se nommait Maté

(Mathieu en français)

Une fois de plus,
j’étais absolument le seul touriste qui honorait de sa présence ces lieux.

Seul dans un endroit
qui pouvait accueillir au minimum deux ou trois cent personnes.

Avec le sentiment de
vivre dans un monastère.

Ma chambre étant à
peine plus grande qu’une cellule (  sans
les barreaux)

Après une bonne
douche, je descendis au salon.

Ce brave Maté, avait
préparé une salade de tomate avec des poivrons et une opulente assiette de
charcuterie et puis cette bouteille de rakia, qui me faisait déjà un clin
d’œil !

Maté n’était pas
seulement le gardien de ce refuge, mais il était aussi secouriste de montagne.

Venant à la rescousse
de l’unique touriste s’égarant dans les parages ?

 Lorsque le téléphérique fonctionnait, je
présume qu’il devait avoir infiniment plus de monde fréquentant cet endroit.

Sinon, pourquoi avoir
construit un chalet aussi énorme.

 Trois étages, sans compter les combles.

 Et puis des numéros sur chaque chambre, comme
dans un hôtel.

 Entre deux gorgées de raki et de vin, et deux
piochages dans l’assiette de 
charcuterie, (je mangeais surtout le fromage) je regardais d’un œil vide,
ce feuilleton turc en voix off, qui passait à la télé.

Depuis deux jours, le
temps s’était amélioré et donc, je pouvais faire un peu de promenade dans le
coin, de quoi m’entraîner avant de refaire un trekking vers un autre refuge.

J’avais remarqué les
aller et venues de Maté, qui s’échinait à transporter des sacs rempli de terre,
jusque dans un endroit précis dans la colline.

J’était intrigué et
surpris, et puis fallait voir le système.

Figurez vous une sorte
de plateau où était disposé un sac en toile, maintenu par des sangles, un peu
comme un sac à dos, ( un sac à dos de près de 30kg quand même !)

Ce n’était pas de la
terre mais du sable devant servir à faire le mélange pour le ciment.

Notre ami Maté, était
occupé à retaper un chalet.

Pour le transport des sacs à dos, je proposais mon aide qui
fut vivement accepté.

Une fois sur deux , je
portais la charge, pendant que Maté soufflait un peu et vice versa.

J’étais content de
faire cette petite besogne.

 je songeais en souriant, à tout ces touristes
qui se bornaient à bronzer, ( à griller devais je ajouter) sur les multiples
plages de la Mer Noire,
tandis que moi j’effectuais des travaux de force, presque en sautillant à l’instar
d’une gazelle !

Je devais faire gaffe
de ne pas flancher et éviter de glisser.( fallait que la charge soit bien en
équilibre)

Je prenais cela comme
une mission importante, un insigne honneur.

Maté était content de
trouver de l’aide et puis un bon repas nous attendais, ainsi que du bon vin, de
quoi s’humecter les papilles !

Des vacances sportives
en somme !

Deux jours après, je
partais en direction de du refuge de Khijâ 
Raï

Mais je vous
raconterai tout ceci dans un nouveau billet.

  A       
S  U  I  V 
R  E  ……………….

 

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  1. mais quelle polyvalence, Kristos……………………………Assistant-maçon, vadrouilleur, apprenti-flamand( rose)…………………….Et , tu avais des crudités!!!!Yes!!!!!!!!!!!et simple, quand tu dis: " s\’humecter les papilles"……..LOLA bientôt.

  2. Je vois que tu mets la main à la pâte sans hésitation, et tes pieds dans des endroits peu fréquentés (j\’ai pas dit peu fréquentables).De jolis souvenirs proches des gens et des terains.Bonne journée.

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