Moi, et mes gros sabots !

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Il y a
quelques années de cela, je vivais en Angleterre. Tout d’abord dans le Sussex à Brighton,
ensuite en Cornwall, dans la région de Mévagissey.

J’ai beaucoup apprécié la région de
Cornwall.

Cornwall, que l’on peut traduire
par " mur de blés", ce qui est assez exact.

Souvent en haut des falaises, se trouvaient
des cultures, des champs de blés, ou de maïs, des troupeaux de moutons, de
brebis, etc. De temps à autre, une brebis un peu
plus curieuse ou distraite, tombait en bas de la falaise.

Pas facile d’aller rechercher
l’infortuné animal.

Autant, il était aisé de monter ces
rochers, mais moins évident d’en redescendre. Je sais de quoi je parle, j’ai vécu
une petite mésaventure (presque) similaire.

Je portais des sabots, (ouais, vous
allez sans doutes rire, mais bon, c’était la mode à l’époque !) dont les
petites semelles en cuir protégeant le dessous, n’était plus qu’un vague
souvenir.

Le bois de ceux ci devenant
dangereusement lisse.

Une brebis possède également des
sabots, mais elle a une meilleure stabilité, et puis  deux paires de pattes valent toujours mieux
qu’une ! Donc, me voila gravissant une petite
falaise, tel l’animal décrit plus haut.

Je n’ai jamais pu atteindre le
sommet.

Je me trouvais à mi chemin, n’osant
ni descendre, ni monter. Qu’allais je faire ? Mes sabots
glissaient inexorablement vers une mauvaise pente.

J’étais coincé sur une corniche….. Quel
cornichon, suis-je, me disais je !

Allais je subir le même sort que
certaines imprudentes ? A peine refroidies, on les
déshabillait pour leur chiper le paletot, et la bidoche par la même occasion. Si personne réclamait la bête,
évidemment !

Seul dans les environs, je regrettais
mon inconscience.

Évidemment, l’éventualité d’être dépecé
par un anglais pour ma fourrure, (j’avais les cheveux long à l’époque !) et
ma viande, était très très improbable.

Mais on ne sait jamais ! En Cornwall, les gens osaient manger ce qu’ils
nommaient des "cornish pastries "….. C’est-à-dire, des croissant
à la viande bouillie !! (alors, avec des mœurs culinaires pareils, la
méfiance était de rigueur.. ho ho ho !)

Par chance un quidam passait
justement par là, et patiemment m’expliqua le processus à suivre : Oui, ok, d’abord déposez votre pied
dans cette encoignure, voilaââ, très bien, ensuite, dans ce creux, parfait,
nous y sommes presque. Après dix minutes, j’étais tiré d’affaire.

MORALITE : N’achetez jamais des
sabots pour faire de l’alpinisme, sauf si vous êtes une brebis, une chèvre sauvage,
ou un fêlé comme moi.

PS : De toute façon, on n’a
jamais vu une chèvre acheter une paire de sabots, dans un magasin de sport
alpin !

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  1. mdr!!! ces sabots t\’ont rendu chèèèèèèèvre lolSinon, je vois que tu voyages beaucoup!.. et ça a l\’avantage de nous faire voir du pays, à nous lecteurs, et qui plus est, riches en anecdotes! 😉 bises

  2. Ah oui, les fameux sabots………nous en avons eu aussi……….la mode hein?Et bien dis donc, c\’était quand même une drôle d\’idée de ta part de faire de la grimpe avec de tel trucs aux pieds. :))) M\’enfin, moi je l\’ai bien fait avec des espadrilles, et tu sais quoi? Les cordes ont lâcher. :)))

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