Archives Mensuelles: septembre 2010

La fontaine du Styx ( suite et fin)

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C’était inhabituel de dormir sur de la crotte de bique séchée ! ( voir billet du 28 seprtembre)

Une nuit épouvantable, impossible de fermer l’œil…. (ou même les deux)

Fallait voir le tableau : un drôle de campeur qui n’avait rien trouvé de mieux que de planter sa tente dans de la crotte séchée.. ha ha ha !!!! (ouais ça va , vous pouvez ricaner, je voudrais vous y voir !) En fait, il n’y avait rien à voir et personne qui circulait, vu que j’étais dans l’isolement total.

Au réveil, je bu à moitié hébété et abruti de sommeil, un café froid  à peine sucré.

Rhaâa….putaiiin ! Non, je n’y crois pas, presque toute la tasse s’était renversée sur mon pull en
cachemire ! (et oui, on a beau dormir sur de l’étron, on en est pas moins coquet !) Il est où le Styx ? C’est encore loin le syndicat d’initiative ?…. C’est pour une réclamation ! Ça commence fort !
Où sont les croissants ? Le service laisse à désirer.

Voila, j’étais seul dans la montagne et livrée à moi même et mes cogitations.

Six heure du matin, j’avais fini mes préparatifs, expédié mon petit déj (du café noir, de la fêta sur un morceau de pain, et une poignée de raisins secs.

Puis je pris mon courage à deux mains et je mis un pas devant l’autre et ainsi de suite, je marchais en fait !

Les lanières de mon sac sous les tractions de la marche, couinaient dans mon dos, un peu comme des haubans sur un navire.

J’avais l’air d’un capitaine qui menait un équipage à la découverte de terres accueillantes.

C’était rassurant de voir ainsi mon havresac bien harnaché qui dodelinait sous le rythme régulier de mes pas.

Je marchais, je marchais… dès fois, je ne faisais même plus attention, ça devenait un automatisme, je ne me rendais plus compte que je marchais.

J’arrivais ainsi à me reposer dans ma tête, tandis que mes jambes continuaient le travail.

De toute façon, elles devaient obéir, le chef c’était le cerveau.

Je n’étais plus fatigué, étant au delà de la fatigue, l’usine d’endorphines turbinait à plein régime.

Je disais plus haut, qu’il pouvait faire assez froid dans la montagne.

Néanmoins dans cette petite rando, le soleil m’encourageait à continuer, c’était mes vitamines d’optimisme.

Et quelle belle lumière, quelle générosité dans les couleurs, les odeurs durant mon parcours (j’en rêve encore maintenant)

Ça changeait de la nuit dernière, lorsque en grelottant, je tentais de dormir
malgré les coups rageurs et redoublés que drossait un vent furieux contre mon abri de fortune (là pour le coup, je n’étais plus ce fringant capitaine… fallait que l’orage passe)

Et le bruit que faisaient ces grands morceaux de plastique recouvrant le toit et que le vent giflait sans cesse.

C’est au réveil, que je m’aperçu que j’avais passé la nuit dans une petite serre rudimentaire (qui avait du servir de logement pour des chèvres ou autre ovins)

Après deux ou trois heures de marche, je parvins à un singulier endroit.

Une brume, telle une légère et diaphane brumisation emplissait les lieux, recouvrant toutes choses d’un infime couche luisante, d’un glacis surnaturel.

Une chute d’eau que j’estimais à plus ou moins 150 ou 200 mètres tombait dans
un fracas extraordinaire et merveilleux.

L’eau était fantastiquement glacée, je me contentais d’une vaporisation, d’une divine bruine qui me requinquais, et me donnait du courage et de l’énergie pour mon périple.

Je m’arrêtais quelques moments pour y pique-niquer.

Plus loin, en contre bas, les premières difficultés survinrent.

De gros rochers barraient la route et le chemin semblait s’évanouir dans la nature.

Par où passer ? J’essayais de gravir ces roches, mais mes  pieds glissaient, en outre le poids de mon sac à dos ne m’aidait guère dans mes tentatives de montée.

Allais je renoncer, après tant d’effort ? non !

Finalement, je me résolu à suivre un minuscule sentier sculpté dans la roche et à peine
plus gros que l’épaisseur d’un pas.

Par chance, il y avait une sorte de câble ancré dans la masse de la pierre.

Ça montait, ça montait, pareillement mon adrénaline.

Il fallait suivre ce frêle passage en maintenant le câble solidement.

Que faire ? Revenir sur ses pas ?

Ah là là, quelle histoire, un faux pas et je dégringolais en bas tel un pantin désarticulé !

Je m’encourageais en me disant : allez Christian, d’autres sont passées par ici, ce n’est pas impossible, encore un peu de courage !

Lorsque je fus de l’autre côté, je me félicitais de mon audace.

Je suis un randonneur pas un casse cou, ni un alpiniste.

Je frissonnais un peu, en balayant les derniers vestiges de la peur adénalinisée, qui m’avait électrisé sur ce tronçon scabreux de mon trekking.

Par la suite, ce fut quasi un jeu d’enfant.

Ça descendait, ça descendait interminablement.

Après douze heures de marche, je parvins finalement au terme de ma balade, fatigué mais
heureux.  Étrangement frais comme un gardon, malgré les kilomètres et les nombreux dénivelés que j’avais bouffé !

Dans un cafénéion d’un petit village, je pus enfin boire une bonne bière bien fraîche
et manger un vrai repas chaud ( et un vrai repos chaud… non pas sur des crottes sèches, mais dans un vrai lit confortable comme un bourgeois)

Au patron de l’auberge, j’expliquais ma petite pérégrination dans la montagne Helmos.

Je lui demandais : au fait, comment se nomme cet endroit où coule cette longue cascade ? (de l’endroit où nous étions, nous pouvions voir au loin l’incroyable chute d’eau)

Mais, c’est  la fontaine du Styx ! me répondit il l’air étonné comme si c’était  l’évidence même.

Alors, sans le savoir, j’avais pris un bain dans l’eau du Styx !

J’étais donc immunisé ! Car la légende disait que quiconque prenait un bain dans l’eau du Styx devenait immortel…. Tout un programme !

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Ps : en ce qui concerne la légende de la fontaine du Styx, allez jeter un coup d’œil sur
le net…. c’est assez instructif.

BIEN LE BONJOUR DANS VOS MAISONNÉES.

 

En route vers le Styx

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Dans ce billet, je tenterai de vous raconter un extrait de mon périple péloponnèsien.(que j’effectuai à partir du Golfe de Corinthe jusqu’au Cap Ténare, dans la région du Magne) La date de ce tour du Péloponnèse, chahutait un peu dans les nombreux corridors de ma mémoire. Mais en y mettant de l’ordre, je me suis souvenu de mes problèmes de tendinites en 2002, ce qui ne m’avait pas empêché d’aller en Sicile, escalader l’Etna avec deux touristes français de passage.Malgré mes problèmes à la patte arrière droite, j’avais insisté pour faire cette rando.Je traînais un peu, mais je parvins finalement au sommet, pour contempler le volcan nimbé de nombreuses fumerolles, c’était impressionnant, je crois même qu’il grondait un peu comme pour dire : L’Etna, c’est moi !A l’époque, je n’arrivai pas à faire deux kilomètres sans souffrir pitoyablementAlors en toute logique, le tour du Péloponnèse, c’était avant 2002, peut être bien en 2000.

J’étais dans la région d’Achaïe, dans le village de Péristéra ( qui signifie :colombe)Sans un but précis, sinon celui d’aller dire bonjour un peu plus près à la montagneHelmos ( prononcez : Khèlmos) Donc, par un hasard heureux mes jambes m’acheminèrent jusqu’à Colombe-Péristéra charmant village adossé à la montagne.

Je m’enquérais des possibilités de balades dans le coin. Je pouvais poursuivre plusieurs sentiers relativement aisés, mais un seul menait au sommet du Helmos.

Ce n’est pas difficile me dit un jeune berger avec qui j’entamais la conversation ainsi qu’une bonne omelette aux poivrons, dans ce petit cafénéion, où en guise de nappe, on avait recouvert la table de papier journal.

Il te suffit de suivre ce raidillon jusqu’à cette forêt que tu vois là bas, ensuite tu ne lâches pas le chemin, sans désemparer ni à gauche, ni à droite, tu continues ainsi tout droit, jusqu’à l’observatoire. ( le mont Helmos culmine à 2300 m, au sommet se trouve le Aristarchos… deuxième observatoire européen de par la taille) Dire de continuer tout droit, ne signifie pas grand-chose en montagne.Rien ne va tout droit, il faut une bonne part d’intuition et savoir sentir le chemin.

Que faire lorsque 3 ou 4 routes  parcourent le même trajet. (en apparence) En outre, si vous suivez un sentier qui  parait rebrousser…. Vous vous dites, oh non ! je ne vais pas revenir au même endroit.

Il faut donc être très attentif et surtout ne pas négliger les conseils souvent judicieux des autochtones.

T’as aucun problème, c’est facile, poursuivis mon berger dans ses explications.

Seulement fait gaffe, il y a beaucoup de mouches !

Bon, ce n’étaient pas des mouches qui allaient contrarier mon projet de randonnée ! lui dis je en souriant. En fait de mouches, il fallait comprendre : des abeilles.

Des milliers d’abeilles qui traversaient la montagne pour rejoindre les près fleuris dans la plaine en contre bas.

Et zouuum et zouuum, zouumm,zouuum, elles filaient à vive allure devant moi, sans tenir compte de cette masse humaine portant un sac à dos, se déplaçant  dans le sens inverse de leur marche frénétiquement bourdonnante.

N’ayant aucun intérêt pour elles, car je n’étais même pas une fleur !

Néanmoins je me protégeais le visage et puis je fermais la bouche (trop peur d’avaler une de ses opiniâtres ouvrières mellifères)

Heureusement aucune n’ayant fait les frais de son dard envers le touriste sacrilège osant passer dans leur zone.

Au bout quatre ou cinq heures d’une interminable forêt d’épicéas, je parvins au sommet, j’étais sur la bonne voie, car le dôme de l’observatoire se révélait  enfin.

Dans la plaine il faisait 30° minimum, et ici à 2300 m  subsistait encore quelques plaques de neige, et le thermomètre ne devait pas dépasser 10°

J’étais épuisé mais content.

Il y avait bien un chalet mais en travaux, donc impossible d’y passer la nuit.

Par la suite, je me retrouvais à casse-crouter avec les ouvriers.

Toujours étonnés de rencontrer un touriste dans des endroits si peu en adéquation avec le confort clubmediste et de surcroît harnachée comme une mule.

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’acceptais l’offre de partager le repas et le vin.

En me promenant sur le site, je vis ce petit panneau qui m’intrigua, car il annonçait : direction du Styx. (inclus les fameux signes rouge et blanc signifiant le passage d’une grande randonnée)

Renseignements pris, le chemin était impraticable, du moins selon les dires de mes hôtes.

Comme j’étais plus têtu que l’animal nommé plus haut, cela me donnait encore plus envie de jeter un coup d’œil, et éventuellement mes deux jambes dans l’aventure.

Un autre ouvrier, m’assurait que le sentier n’était praticable que dans une partie du trajet, et que de toutes façon, je pouvais toujours rebrousser chemin.

Rebrousser chemin, n’étant pas dans mes projets.

Lorsque je randonnais, je le faisais d’une manière linéaire.

J’admettai sun repli stratégique, seulement cas de danger.

Cela ne m’empêchait pas de photographier mentalement tous les chemins parcourus pour envisager cette éventualité.

Dans mes repérages, j’avais suivi sur une certaine distance ce petit sentier du Styx, et ma fois, il m’avait paru tout à fait sympa.

Ok, me disais je, maintenant trouve toi un endroit pour dormir ce soir !

J’avisais une sorte de petite maison et à travers la fenêtre, je vis un poêle avec un gros tas de biches, heu ! je voulais dire de bûches… excusez moi, ça doit être la fatigue ! Itou un lit, des couvertures, des ustensiles de cuisine, une armoire etc….Selon les dires d’un ouvrier, la maison appartenait à un berger mais qui était souvent absent, car la plupart du temps il vivait à Akrata.

Mais comme je me répugnais à rentrer chez quelqu’un sans y être invité.

Imaginez, que je m’installe confortablement dans le lit et que le soir un rude berger de montagne embaumant la fêta, le tabac et le thym sauvage, vienne rejoindre sa couche après une journée de dure labeur… (et labeur, c’est meilleur que la margarine…bof ! cherchez pas à comprendre , c’est de l’humour trop sophistiqué pour vous !!!!)

Ouuups, la place est déjà chaude ! Que fais tu dans mon crévati ? ( lit en grec) dit il en roulant ses moustaches et sa grosse voix de palllikare.

Faudrait pas pousser l’hospitalité trop loin.

Non, non, et même si la clé était sous le paillasson, (et la concierge dans l’escalier)

L’idée de faire intrusion chez autrui, n’était de mon ressort. ( à propos de matelas, c’est le cas de le dire !) Je dédaignais  la clé et la promesse d’un lit moelleux.

Mon choix, se porta sur une sorte de petite bergerie près de la maison, et qui était  recouverte d’un toit en plastique, c’était mieux que rien.

En fait, rien à côte de cela c’était encore de trop !

Le sol de cette bergerie consistait en une couche de crottin, d’au moins vingt centimètres.

C’est dans cette matière que je plantais mes piquets de tentes.

Certes,ça ne sentait probablement pas très fort, les crottes étaient trop vieilles.

Par contre, ce qui se sentait très fort et qui piquait, c’était ce vent pernicieux qui passait sous la porte.

Je n’étais pas dans la merde, (plutôt sur la merde) j’avais à boire, à manger et de plus un petit livre de mots croisés, ( force 4) c’était le pied !

A moi, demain le Styx (et comme dit la chanson bien connue : Le Styx à St-Tropez… heu ! le twist à St-Tropez.)

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

(a
suivre)

SUITE
A TRÈS BIENTÔT……………….




L’accueil villageois

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J’ai beaucoup voyagé en Grèce.

En fait,tout au début, je partais, sans une idée précise en tête.

Je ne prenais pas de boussole, ni la carte d’une région particulière.

Dès ma sortie de l’aéroport à Athènes, je me dirigeais vers le quartier du centre, près de la place Omonia, là ou se trouvaient tous les hôtels bon marché.

Je connaissais un hôtel un peu éprouvé par les ans qui se nommait si ma mémé, ma
mémoire ne me fait point défaut : Boston … Boston, youth hostel.

Beaucoup d’hôtels dans les parages indiquaient : Youth hostel, comme un plus pour attirer les touristes économiques comme moi. (les touristes sacs à dos)

C’est plus tard que j’avais découvert l’existence du vrai Youth Hostel (il fallait s’acquérir au préalable d’une carte de membre annuelle).

Pour le même prix que le Boston, vous aviez le petit déjeuner inclus.

Bien sûr vous dormiez dans une chambre de plusieurs lits.

L’atmosphère était souvent sympathique.

L’endroit idéal pour échanger des tuyaux sur certains circuits à faire, des endroits à ne
pas manquer etc…

Ainsi, lorsque je logeais au Boston, je préparais un vague projet de trekking pour les vacances.

Je faisaisdes courses dans une grande surface la plus proche, et je bourrais mon sac à
dos de victuailles en suffisance pour tenir 2 ou trois jours ( sans compter l’eau)

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Dans mes péripéties multiples et diverses, il m’arrivait de me trouver dans des régions improbables où (il me flattait de le penser) j’étais pratiquement le seul touriste.

De petits villages charmants et accueillants.

Au cafénéion, souvent les villageois me faisaient signe de rejoindre leurs tables et à chaque fois, je n’arrivais pas à échapper au rituel des questions posées.

Mais cela ne me gênait nullement, ce rituel faisant partie en quelque sorte, du karma du voyageur.

Comment je m’appelais, d’où je venais ? Où allais je ? aimais je la région ? Quel était le nom de mon père ? de ma mère ? (là, je ne comprenais pas en quoi le nom de mes parents pouvait influencer la suite des évènements, mais bon, c’était comme cela)

Si j’étais mariée ? avais une femme ? pourquoi je voyageais seul ? cherchais je une fiancée en Grèce ? J’étais parfois pris pour un drôle de zigoto, qui s’entêtait à marcher ainsi dans la campagne et la montagne, chargée comme une mule !

Ainsi, je déballais toute mon histoire et la raison de mon voyage en terre Hellène.

Puis c’était le tour d’une table voisine ( qui ne connaissait pas toute l’histoire , il fallait donc avec patience raconter à nouveau..) Je me nomme Christian, oui j’aime bien votre région, le nom de mon père ? de ma mère ? Non, je ne suis pas marié, non, je ne cherche pas une fiancée en Grèce.

Pourquoi, je porte un sac à dos de 12 kilos ?( minimum) C’est mon pique-nique pour 2 jours, et puis j’ai aussi ma tente, mon sac de couchage. Non, je n’ai rien à vendre (d’aucun pensait que j’étais un marchand ambulant !)

Puis je trinquais de bonne grâce avec les autochtones d’une table à l’autre.

Etc, etc… et encore… le nom de mon père, de ma mère, non je ne cherche pas une fiancée, oui
oui, j’adore votre région, votre village etc…..

Cela nécessitait une bonne dose de diplomatie et aimer les contacts humains.

Maintes fois, je devais répéter mon histoire à chaque table.

Cela risquait d’être lassant à la longue. (surtout soûlant… au propre comme au figuré, vu que je n’osais ( Ouais, hum hum !!) refuser le verre de l’amitié.

Ensuite, je cherchais une place pour mettre ma tente en essayant de garder la tête froide,
qui était un peu chauffée par l’alcool local.

Mais ce n’était pas fini, à présent c’étaient les enfants qui m’entouraient en me posant les mêmes
questions que les adultes précédemment.

Certaines vieilles dames amenaient même leurs chaises près de moi, et discutaient entre
elles, tout en jetant un coup d’œil à mon équipage particulier.

Ça chuchotait, ça riait. (on ne devait pas avoir tellement de distractions dans le coin)  Tant mieux si je fus la raison de cette bonne humeur, car tout se passait avec naturelle, bonhomie, et bienveillance.

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Ps : la prochaine fois, je vous raconterai comment je suis passé
sous la fontaine du Styx, sans presque m’en apercevoir.

CIAOOOO et BIEN LE BONJOURS DANS VOS MAISONNEES.

La visite chez Guillaume

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Rendre visite à Guillaume, c’est toute une affaire.

Il est rarement à son domicile, et puis il ne possède pas le téléphone. (ni d’ordinateur)

J’ai déjà été chez lui au p’tit bonheur la chance.

Comme il n’y a pas de sonnette, il faut faire claquer la boite aux lettres ou alors s’égosiller à l’appeler, car il habite au troisième étage, d’un vieil immeuble.

De plus, il s’agit de traverser dans sa moitié la chaussée, en évitant les trams et les bagnoles, pour avoir ainsi une chance qu’il daigne vous apercevoir en bas, en train d’hurler comme un pauvre bougre.

J’ai horreur de cela…. Installer une sonnette, ça ne coûte pas 10.000 dollars… tidieu !!

Il n’y a pas de rideaux aux fenêtres non plus ! Ah si, avant il avait mis partout un plastique avec des bulles…. Vous savez ce genre de plastique que l’on utilise pour emballer les bibelots
précieux.! Il doit être à peu près le seul locataire de l’immeuble.

Quoique un jour, (après moult claquages de la boite aux lettres) il vint m’ouvrir la porte.  En montant je vis une personne qui dormait sur le palier du deuxième étage.

Ouais, c’est Iwan le polonais, il était tellement saoul hier, qu’il n’est pas arrivé à ouvrir sa porte ! me dis Guillaume en haussant les épaules.

Je voyais pourtant la clé qui était engoncée dans son pêne (  engoncée dans son pêne ? ça se dit ? bof, je ne sais pas, je demanderai à un serrurier !)

Le gars dormait profondément et il fallait donc l’enjamber pour accéder aux marches supérieures.

La porte des waters était ouverte, (dans l’immeuble les toilettes sont sur le palier) la lunette du vase de toilette copieusement tartinée d’un gruau infâme, il y en avait partout je crois même sur le mur ! (la lunette du vase de toilette ? ça se dit ? bof, je ne sais pas je demanderai à un plombier !)

Je ne vous ferai pas une description plus approfondie de ce lieu d’aisance, ces eaux fermées, (comme disent  les anglais.. water-closed en V.O) car j’avais hâte d’arriver en haut, espérant qu’il n’y eut pas d’autres polonais en travers des escaliers.

Chez Guillaume, il y a (et toujours actuellement) un désordre indescriptible.

D’abord, il ne possède pas de frigo, pas de chaises non plus.

Pas de vaisselle…  nous devons boire du thé à tour de rôle dans l’unique tasse disponible

Il y a quand même une table, mais encombrée de choses hétéroclites… plus hétéro que clites d’ailleurs !

Et puis toutes ces guitares ?! je vois des guitares partout.

Bizarre, lui qu’il n’arrive pas à plaquer deux accords !

J’ai sept guitares, me dit il.

La belle affaire ! Mais pourquoi il n’y a pas de cordes aux guitares ?

Aucune ne possède de cordes ! Il achète des guitares sans cordes qu’il trouve sur les brocantes.

Il a aussi trois violons …. Sans cordes !

Pourquoi s’obstine t il à acheter des instruments muets ?

En ce moment, il est dans une période de violon,. (il a déjà dépensé 300 euros pour des violons inutilisables)

Avant cela, il achetait systématiquement des arcs (sans flèches et sans… cordes !!!)

 Un jour, je lui avait demandé ce qu’il comptait faire des tout ces arcs, ( il en possédait six ou sept) et quelle cible voulait il atteindre ? Il m’avait répondu d’un air très sérieux,moi-même, je veux atteindre moi-même, je suis le cibleur et le ciblé !

Le ciblé je ne sais pas, mais le cinglé oui ! (le cingleur et le cinglé !)

Allez et hop un ‘tite tisane, pipi et au lit !  A bientôt pour la suite……..

BIEN LE BONJOUR DANS VOS MAISONNÉES.

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Exfoliant au café

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Astuce : Exfoliant pour le corps au café

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Exfoliant pour le corps au café

 4 c. à soupe de café moulu (peut être partiellement remplacé par du sucre)

 1/4 tasse d’huile d’olive ou d’amande douce (peaux sèches) ou huile de pépin de raisins (peaux normales à grasses)

Mettre le café moulu dans un bol.

En brassant, ajouter assez d’huile pour que le café soit mouillé.

Chauffer le mélange au micro-ondes quelques secondes jusqu’à qu’il soit tiède.

S’assurer que la température de la salle de bain soit assez chaude pour vous permettre d’y rester pendant 10 à 15 minutes.

S’installer debout dans le bain et étendre le mélange sur la peau
avec des mouvements circulaires. Lorsque tout le corps est recouvert,
continuer à frotter doucement la peau pendant 10 à 15 minutes.

Se laver ensuite sous la douche avec un savon doux. Votre peau sera
plus lisse, plus ferme, avec plus d’éclat et d’une telle douceur !

Les grains de café (et de sucre) exfolieront la peau et le frottement
activera la circulation sanguine. La caféine est un plus pour diminuer
l’apparence de la cellulite. L’huile hydrate, raffermie et adoucit la
peau.

Source : http://www.natures-secrets.ca/Listes_diverses/Recettes_liste_Fr.htm

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T’as pas cymbale ?

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J’avais reçu d’une amie deux places pour un concert.
(concernant cette amie, diverses raisons l’empêchèrent d’assister à ce spectacle
)

Chouette ! Me disais je, en ululant de
bonheur.

Alors avec qui partager cette
opportunité ?

J’avais d’abord pensé à Fabrice…. (mais bon, bien
souvent son téléphone est aphone !) La semaine dernière, lorsqu’il m’avait
invité à manger chez lui, entre la poire et le fromage, il me sollicitât pour
lui prêter une certaine somme d’argent….Non, non, il était tellement fauché
qu’il n’y avait ni poire et encore moins de fromage ! Christos, pourrais
tu me prêter 20 euros, me demanda t il, en expliquant qu’il avait reçu 2
factures d’électricité simultanément, dont une très en retard, et que par
conséquence, il était fauché comme un passe-lacet.

Je précise que nous étions que le 8 du
mois !

Il ne me reste plus que 1 euro pour terminer le
mois ajoutait il.

Voyez vous c’était du Zola pur jus (du Zola et
une once de Shakespeare pour le côté dramatico-théâtral !)

Je lui avait rétorqué en ironisant, que tout
allait très bien , car il lui restait encore une vingtaine de jour avant la Sainte-Touche, et
donc en dépensant 5 centimes par jour, il devrait s’en sortir !!!

Bon, je mis la main au porte –feuille et lui
tendit un billet de 20 euros.

Avec de tels arguments, je n’allais pas lui
refuser cette somptueuse fortune !

Ce qui me désole dans l’histoire, c’est que
bien souvent son téléphone est mis aux abonnés absents.

Mais lorsqu’il s’agit de l’épauler (bien
modestement, il est vrai) dans ses problématiques financières, subitement, il se
souvient de mon numéro.

Je n’avais donc pas appelé Fabrice pour
partager cette opportunité, craignant une fois de plus, une réponse dans le
style : je ne puis venir, j’ai mal au dos, aux pieds, je suis fauché, (ça
c’est récurrent, c’est même du fauchage pathologique !) il fait froid,
t’habites trop loin etc… et encore etc….

Ouais, un peu comme une grande star qui ferait
son caprice ! (faut dire que Fabrice évoluait jadis dans le milieu du
théâtre, c’est peut être à cause de cela !)

Alors j’avais pensé à Guillaume.

Dans un prochain billet, je vous narrerai les péripéties
avec Guillaume…. Vous allez voir, c’est très narrant !!!

Il est du style allumé… je dirai même  que chez lui, c’est  du triphasé !!!

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PS ; demandez de l’argent le soir… c’est  ce qu’on appelle du tapage nocturne !

Le piment

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Le piment, bon pour la santé

Par Lucile – 18 mars 2009

Tags : conseil nutrition, conseil santé

Si
vous avez envie de changer un peu vos repas, de tester de nouvelles
choses, essayez les piments. Ils sont très bons pour vous.

 
Particulièrement
si vous vivez en Chine, ils pourraient vous sauver la vie sur
l’autoroute. Selon une depêche de Reuters, la police du sud est de la
Chine donne des piments aux conducteurs dans les stations services en
vue de les empêcher de s’endormir au volant. Parce que selon eux, on a
tendance à s’endormir plus facilement au printemps…

Plus
sérieusement, les piments ont des vertus véritables, autres que celle de
vous brûler la langue et de vous faire transpirer. Le site World’s Healthiest Food,
explique que le piment réduirait le taux de cholestérol ainsi que les
douleurs et le nez bouché. Tout en diminuant le risque de développer un
diabète.

Un autre site sur le piment
ajoute que la substance responsable de la sensation de picotement ,la capsaïcine, serait bénéfique en cas de migraines, et serait un allié de
choix dans la prévention contre le cancer.
 

La
consommation de piment est en perpétuel augmentation, dans le monde
entier, Des études ont montré comment le piment agresse l’organisme, et
comment en se défendant, le corps secrète des endorphines. Le piment
deviendrait comme une drogue douce:  les consommateurs chercheraient à
se faire de plus en plus de mal, pour se faire du bien.

Mais comme toute chose, il a le revers de la médaille. Consommé en trop grande quantité, le piment provoquerait des nausées.

Plein de recettes avec des piments sur Doctissimo.