Archives Mensuelles: octobre 2010

Exposition de Gilbert et Georges

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Gilbert & Georges
"Jack Freak Pictures"

Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

Exposition du 28.10.2010 > 30.01.2011




Gilbert et George se sont rencontrés en 1967, en étudiant la sculpture à la St Martins School of Art de Londres.


Gilbert & George

Reconnus
dès les années 70 pour l’ivresse de leurs performances, Gilbert et
George défraient la chronique en costume d’hommes d’affaires, leur
uniforme excentrique. Le couple est surtout célèbre pour ses
photomontages monumentaux, tramés de noir, saturés de couleurs vives et
assemblés à la manière de vitraux. Après les Musées d’Art contemporain
de Chicago, Paris, Pékin et le Guggenheim de New York, la Tate Modern de
Londres leur a consacré une importante rétrospective en 2007.

 

A l’automne 2010, Gilbert & Georges présenteront au Palais des
Beaux-Arts l’ensemble de leur serie "Jack Freak Pictures". Après leur
participation à la Biennale de Venise en 2005 et leur grande
rétrospective � la Tate Modern en 2007, ils se sont une année durant
installés dans un studio pour réaliser une nouvelle série de 153 œuvres
d’art, les "Jack Freak Pictures". Les Jack Freak Pictures abordent des
thèmes qu’ils explorent à travers leur œuvre depuis plus de 40 ans : la
vie en milieu urbain, les conflits raciaux, la sexualité, la religion,
la mort, l’espoir, la vie, la peur.

Les Jack Freak Pictures reprennent, assortis dans des canevas géométriques abstraits,
différents motifs récurrents tels que des plans et des panneaux de Londres-Est, des
médailles, des murs de brique, et bien entendu les deux artistes eux-mêmes (vêtus de
costumes bariolés et constitués de membres ayant subi une mutation).

Néanmoins, l’évènement pictural prédominant est sans nul doute l’Union Jack, lui-même à
la fois un motif géométrique connu dans le monde entier, et un symbole politiquement
chargé, dont la portée englobe un spectre culturel allant de la mode contemporaine aux épanchements agités de la fierté nationale.


Gilbert & George

La clarté de leur vision et la puissante émotion que Gilbert & George développent à travers
leur langage visuel unique s’exprime de manière plus intense que jamais avec cette
fantastique nouvelle série d’images, dont plus de 85 seront présentées au Palais des
Beaux-Arts.

L’exposition des Jack Freak Pictures est réalisée en partenariat avec le British Council,
l’Ambassade de Grande-Bretagne. Après le Palais des Beaux-Arts, cette exposition rejoindra successivement Hambourg
(Deichtorhallen), Linz (Lentos Kunstmuseum) et Gdansk (Laznia Centre for Contemporary Art).

A propos d’Haloween etc….

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Moi j’aime bien l’idée de faire la fête.

Il y a suffisamment de morosité ambiante.

Même si on dit que Halloween est un usage importé d’Angleterre. (et des USA)

En fait derrière tout cela il y a une tradition plus ancienne encore et d’origine celtique….. Avant, c’était la fête du Samain, ou de la Samain (la fête des morts) qui remonte dans la nuit des temps…il y a 2500 ans de cela.

Ne soyons point grincheux et offrons des bonbons aux enfants et surtout n’oublions pas nos citrouilles.

C’est la pleine saison, beaucoup s’amusent à décorer les citrouilles et autres potirons.

N’oublions pas non plus que sans citrouille pas de carrosse, et sans carrosse pas de magie de la
fête.

En outre, rouler en citrouille, c’est dans l’air du temps, c’est écologique, ça ne pollue pas, et en plus, ça se mange!

Bien sûr, il faut y croire et avoir encore un cœur d’enfant!

A notre époque plus besoin d’embrasser un crapaud pour obtenir un prince charmant.

Si le prince (ou la princesse) possède sa petite carte magique pour aller chercher des sous « dans le mur » tout va bien.

Néanmoins, si vous préférez la tradition, rien ne vous empêche d’embrasser un crapaud ou une « crapaude » (sauf une crapule… c’est moins sympa !) et hop… le prince charmant apparaîtra ou la princesse selon les goûts.

Toutefois, le fait de rouler un patin à un batracien  ne vous séduit guère, ce que je comprends aisément ; il est même fortement déconseillé d’agir ainsi, au risque de choper une bonne intoxication  vu que la plupart des crapauds sont empoisonnés.

Dans certaines régions, ils seraient même hallucinogènes et des drogués (du style allumés) lèchent les crapauds pour obtenir des effets spéciaux !

Personnellement, et pour rien au monde je donnerai un bécot sur la bouche visqueuse d’un batracien ; je préfère mille fois lécher une bonne glace à la vanille.

Pour une autre raison d’ordre hygiénique, je ne donnerai pas non plus un bisou sur le distributeur de billet…. Cela semblerait un rien bizarre et excentrique !

Bah ! Si ça ne marche pas, il vous reste la baguette magique de votre bonne fée ou à la rigueur la b(r)aguette magique du prince charmant… ho ho ho !!!

La vie au village de Agios-Spiridon

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La vie au village de Agios-Spiridon (Sud-est de la Crète)

Lorsque j’avais des loisirs, j’aimais me promener dans la région.

En règle générale, il y avait toujours quelque chose à faire, surtout quand on possédait un jardin ou quelques animaux ; mais ce qui n’était pas mon cas.

Alors les jours chômés, j’en profitais pour faire la belle et  partir dès potron-minet avant que mon potron….heu ! entendez mon :patron, ne se désistât et ne trouve un quelconque travail a effectuer ! Car je me méfiais ; même si Yannis était plus un ami qu’un patron.

Vu la position sociale de ce dernier, (il était l’homme le plus riche du village) sa parole et son intégrité étaient respectés comme des valeurs sûres.

Il me disait par exemple : Christos, j’ai un tout p’tit boulot à faire, presque rien, peut être une heure maximum !

Alors, je partais la pioche sur l’épaule (ou la pelle, ou la brosse à poils durs) Soit, il s’agissait de déblayer la route encombrée de gravats (le village se nichait dans une colline) ou enlever des branches d’amandiers d’un terrain.

En fait, maintes fois, cela prenait la journée entière.

C’est bientôt fini encore dix minutes et ensuite nous partons, c’est dimanche pour tout le monde, me certifiait il….. dix minutes devenaient une heure et etc….. Bien sûr, il bossait avec moi.

Yannis ne comptait pas cela, comme des heures de travail, mais plutôt le fait d’un loisir.  Moi de mon côté, je râlais un peu car il avait contrarié mon plan du dimanche.

Au programme : grosse gambade dans le thym et le serpolet, remplissage de poumon d’odeurs, de parfums, de fragrances diverses et multiples.

Le simple plaisir de ne strictement rien faire, sinon rêver un peu etc… mais non, Yannis changeait tout cela par des choses plus formels et utiles.

Ensuite, nos pas se dirigeaient dans la plupart des cas, vers le cafénéion de Panayotta, que je dénommais plaisamment : Toyota. (Pana-Toyota qui ne se départait pas de son sempiternel tablier noir ainsi que son fichu du même coloris) Évidement,les boissons et le repas offert par le patron, pour remercier du p’tit travail insignifiant que j’avais fourni.

Insignifiant, c’était vite dit…parfois ce fut un travail de longue hellène comme on dit en Grèce ! Enlever de lourdes branches d’oliviers ou d’amandiers hors du terrain, les débiter à l’aide d’une toute petite scie (que l’on nommait dans la région : sarakas… sans doutes à cause du bruit que l’outil faisait : « sarakasss sarakass sarakasss  »

La sarakas faisait : sarakass sarakass sarakasss et le grillon : krisss kriss krisss donnant ainsi sa partition, sa touche sonore du décor

Je ne comprenais pas très bien pourquoi, Yannis se bornait à utiliser cette toute petite scie, (une sorte de lime à ongles géante !) Pour le plaisir de bien suer, de  tempêter, de larguer un bon gros juron d’appellation pas toujours contrôlé !?!? Ah oui, comme cela ça prenait la journée !

Si au moins nous possédions une tronçonneuse…. Et Ziiin ziiinnn Ziiiiin ziiiinouaaaziiin (j’imite bien le bruit de la  tronçonneuse ?)…en moins d’une demi heure nous expédions l’ouvrage !  Mais où se situait alors la poésie ? Le travail se devait être harassant, légèrement ingrat et difficile, pour mériter le palmarès des nombreuses carafes de tsipouro, que nous allions nonobstant déverser dans nos gosiers desséchés de travailleurs.

Et pas dans nos gosiers de travailleurs desséchés !!!! bien évidemment ! Quoiqu’il en soit, l’horreur de ce vacarme, de ce massacre à la tronçonneuse, que l’on entendait trop souvent dans les campagnes avoisinantes.

Non seulement le bruit mais aussi l’odeur de l’essence que ces engins envoyaient dans l’air.

Ainsi, je maudissais la personne qui polluait  par cette agression sonore et olfactive.

Pour sûr le boulot à la sarakas devenant plus écologique….. plus éco que logique d’ailleurs ! Nos chevelures emmêlées de copeaux de bois, (salut les copeaux !!!)  nous donnaient des allures de vrais travailleurs , ( avec un grand  T….du lait et deux sucre pour moi, s’il vous plait !) d’authentiques et rustiques campagnards qui méritaient bien une petite halte au bistro pour se désaltérer parmi d’autres honnêtes travailleurs.

Suite au prochain épi…sode (et oui nous sommes à la campagne !)

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