Archives Mensuelles: novembre 2010

Une cheminée en bois

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D’aucuns connaissent mes aventures crétoises que j’avais consigné dans mon ancien blog.

L’envie de m’y replonger tel un véritable bain de jouvence et de souvenirs.

Dans le billet ci-dessous, je vous emmènerai à nouveau  si vous le voulez bien au village de Agios-Spiridon, situé dans le sud-est de la Crète.

J’avais reçu une petite maison en échange de travaux d’oléiculture.

En effet, je travaillais environ une semaine par an, dans les oliviers de mon propriétaire, et le restant de l’année je pouvais disposer de la maison.

C’était donc un bon plan.

Oh bien sûr, ce n’était pas une villa patricienne, juste une humble demeure de paysan.

Il y avait deux pièces, une en bas pour y loger un âne ou deux biquettes, et l’étage du haut pour y loger votre serviteur.

Cela faisait longtemps qu’il n’y avait plus d’animaux, mais on pouvait voir encore le  paletot de l’âne accroché entre deux moellons du vieux mur.

Le mobilier se réduisait à une table, trois chaises, et un grand lit en fer qui grinçait au moindre mouvement ; la literie étant très éprouvée. (la maison appartenait aux grands parents de mon logeur …ma parole, ils avaient du acheter le lit en 1918 lors de leur mariage et n’avaient probablement jamais changé depuis !)

La maison en outre ne possédait ni gaz et électricité, sauf de l’eau courante.

Quand on parle de l’eau courante, ce n’est pas , vous le pensez bien, le fait de courir avec un seau à la main… ouais, c’est aussi de l’eau courante, mais ce n’est pas pareil.

Il suffisait de tourner le robinet et l’eau coulait…. On n’arrête pas le progrès !

En outre, c’est moi qui avait fait le nécessaire pour amener l’électricité ; achetant par la même occurrence une bobonne de gaz pour cuisiner.

Près du lit, une petite trappe était aménagée pour accéder à la pièce du bas. (où je descendais souvent pour y chercher un fagot de bois)

Le climat de la Crète en hiver était plutôt clément, mais parfois lorsque un vent froid soufflait de la montagne, une bonne p’tite flambée devenait nécessaire.

Une ‘ptite flambée ? ouais tu parles ! C’est sans oublier ce jour où j’ai failli faire flamber toute la baraque avec !

Comme je le disais plus haut, l’hiver n’était guère rigoureux dans la région sauf en de rares occasions.

Figurez vous une cheminée plutôt large, devant laquelle était placé un sac en toile de jute lequel  avait été tout bonnement badigeonner de chaux.

Ce sac chaulé, retenait peut être un peu l’ardeur du feu, ou les jets crépitants de ce dernier.

Le restant de la structure de la cheminée, tablette comprise, était en bois.(également chaulé)

Du bois pour une cheminée ?

Les derniers locataires n’avaient certainement pas eu les moyens de construire en pierre

( et encore moins en marbre)

Souvent pour se chauffer, les gens dans la région utilisaient un brasero où l’on disposait un ou deux charbons avec quelques branchages et c’était à peu près tout. (c’est ce que j’ai su plus tard.)

Ne connaissant pas la marche à suivre et la prudence lorsqu’il s’agissait d’une cheminée en bois ,je n’avais rien trouvé de mieux que d’enfourner de grosses bûches dans la gueule fardée de chaux de cette dernière.

Et j’allais avoir chaud, croyez moi !

Ah oui, pour sûr, il faisait une température agréable dans la pièce, presque un sauna.

J’avais mis de la musique, et je chantais tout en buvant un bon verre de vin.

Quand j’entendis frapper à ma porte d’une manière un peu vive.

Oui, c’est pourquoi ? Ah c’est toi Yannis que veux tu, que fais tu ?

Mais bon sang Christos, c’est moi qui te demande ce que tu fais ; t’es devenu cinglé ou quoi ?

Puis, il m’emmena voir à l’extérieur, cette fumée abondante qui sortait à l’instar d’une folle locomotive. (fumée noire pas de nouveau pape, fumée blanche ok !)

Je crois même me souvenir que les murs commençaient également à fumer (quand on vous dit que ce n’est pas bon de fumer pour la santé !)

La cheminée était bouillante et l’intérieur du conduit tout noir.

Tu sais Christos, mes grands –parents pour se chauffer, se contentaient d’une petite bûchette ou deux, pas plus, toi tu enfournes comme s’il s’agissait de chauffer un alambic à raki !

Réalisant mon erreur, je m’excusais platement et sincèrement, car vraiment, je ne l’avais pas fait exprès.

J’ai du ouvrir la porte pendant au moins une heure pour refroidir la maison.

Pendant ce temps là,  j’allai au cafénéion pour me chauffer un peu…le comble !

Je fus une fois de plus la risée (sympathique en outre) des villageois.

Pour la petite anecdote, la plus proche caserne de pompiers se situait à 25 ou 30 kilomètres !

Heureusement que l’issue de cette histoire ne se termina pas d’une manière plus tragique.

Mais avouez quand même, une cheminée en bois, faut le faire, non ?

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Les souris parachutistes

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Histoire des souris parachutistes

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Voici, un récit authentique que j’avais commis il y a plus de deux ans.

C’est la crise en thèmes en ce moment pour écrire des nouveaux billets.

Une réédition pour certains ou une nouveauté pour d’autres.

LES SOURIS PARACHUTISTES

J’ai habité Près de la place Flagey dans une charmante petite maison dont la façade était recouverte d’un polygonome. ( la place flagey est dans la commune de Ixelles à Bruxelles)

Mon appartement se situait au deuxième étage.

J’aimais bien cette maison modeste avec son petit jardin de ville et la vue sur les terrasses à l’arrière.

Une petite tribu de chats vivait en permanence sur les terrasses.

Je prenais plaisir à les voir vivre et évoluer en toute liberté.

C’était marrant de contempler ainsi ces félins sur cette vaste esplanade.

Sans arrêts, il y avait des bagarres pour obtenir le droit de passage entre deux terrasses, laquelle était détenue par un mâle dominant.

Je pense bien qu’au début la population féline devait d’élever à une dizaine d’individus,  au minimum.

Par la suite, nous avions du faire appel à une équipe spécialisée dans la stérilisation des animaux, car le périmètre des félins (jardins compris) allait s’avérer très vite saturé, et nous pensions donc que cela fut la meilleure des solutions pour éviter la surpopulation.

Par la suite, Miki, un des voisins construisit même une petite maison pour abriter la gente féline. (car il y avait déjà un problème de logement)

En ce qui concerne la maison où je vivais, on ne pouvait pas dire que nous étions importunés par des voisins car les deux côtés de la façade étaient inoccupés.

A vrai dire, deux ruines s’appuyaient piteusement contre la maison pour éviter sans doutes de s’écrouler complètement !

Donc, ces deux masures plus les jardins des maisons à l’arrière, attirèrent sûrement quelques souris dont nous n’allions pas tarder à faire la connaissance.

Les souris utilisaient certaines canalisations vétustes comme de simples chemins et ensuite parvenaient jusque dans le domicile des humains.

Je n’avais pas compris tout de suite, que j’avais des souris.

De temps à autre, j’entendais du bruit mais que j’attribuais au vent ou à mon imagination.

Par la suite, elles s’enhardissaient de plus en plus, jusqu’à me narguer à moins de trois mètres de mon salon.

Par exemple, je regardais la télé et hop… j’en voyais une passer devant moi, comme si de rien n’était.

Comme je me répugnais à utiliser la manière forte, je me bornais à les effrayer à l’aide d’un journal en faisant … allez pssiiit, oust là !

Ce qui n’était guère convaincant il faut le reconnaître même en se plaçant sous le point de vue d’une souris ou d’un humain. (car il y avait d’autres manières autrement plus drastiques de les chasser)

Vous comprenez qu’avec un tel état d’esprit, je ne pouvais pas acheter de la mort au rat, en songeant aux affreuses tortures que cela pouvait engendrer (hémorragies internes etc.…)

Idem, la tapette à mouche qui pouvait faire cruellement mal à l’animal.

Je respectais tous les êtres vivants.

Oui, mais alors comment s’en débarrasser ?

La seule bonne solution restait le chat.

Ma voisine et amie possédait deux charmants matous qui venaient de temps à autre faire des contrôles de routines, et la seule odeur de la présence des chats, refroidissait un peu la belle insolence de ces petits rongeurs.

Pendant quelques jours, j’étais tranquille mais la fréquence des visites reprenait de plus belle dès que les chats étaient partis.

Un jour, ayant oublié de refermer un pot sur la table de la cuisine, je vis distinctement, une de ces petite effrontée qui était en train de gravir la boite.

Tout doucement, je m’approchai d’elle pour tenter de fermer le couvercle derrière elle, mais, elle n’arriva pas à sortir assez vite et je l’écrasai malencontreusement.

Et bien voyez vous, j’étais vraiment bouleversé et je descendis quatre à quatre les escaliers pour annoncer, à mon amie, (qui habitait au rez de chaussée) en pleurant, que j’étais un monstre et que j’avais assassiné une souris qui ne m’avait fait aucun mal !

Il n’y a rien à faire, j’étais comme cela, (et encore maintenant) je donnais même des noms aux araignées, j’évitais de les écraser et je contournais les fourmis pour éviter de marcher sur leurs pattes.

Mais trop, c’était trop !

Je vous racontais donc, que ces locataires indésirables devenaient de plus en plus encombrant et envahissant, au point où j’arrivais à les attraper à mains nues !( d’aucuns frémiront en lisant ces lignes , mais c’est la stricte vérité )

Je n’avais rien trouvé de mieux que de les mettre dans un sac en plastique, (une par sac) je pratiquais un nœud assez lâche pour permettre à l’animal de respirer, et dans le fond je mettais un peu d’ouate, puis je jetais ce sac par la fenêtre chez le voisin.

Je voyais ce sac virevolter pendant quelques instants à l’instar d’un parachute pour atterrir dans le jardin en contrebas (l’ouate servant à amortir la chute de ma souris parachutiste)

Et oui ! Je venais d’inventer le parachute à souris !

J’estimais que cela était plus dans l’ordre des choses, car en les libérant dans le jardin du voisin, je leur donnais encore une chance de survie.

La prochaine fois, je vous parlerai de Marie-Chantal la grosse araignée (de celle que l’on nomme épeire et que l’on voit souvent faire la sieste dans les éviers)