Les souris parachutistes

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Histoire des souris parachutistes

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Voici, un récit authentique que j’avais commis il y a plus de deux ans.

C’est la crise en thèmes en ce moment pour écrire des nouveaux billets.

Une réédition pour certains ou une nouveauté pour d’autres.

LES SOURIS PARACHUTISTES

J’ai habité Près de la place Flagey dans une charmante petite maison dont la façade était recouverte d’un polygonome. ( la place flagey est dans la commune de Ixelles à Bruxelles)

Mon appartement se situait au deuxième étage.

J’aimais bien cette maison modeste avec son petit jardin de ville et la vue sur les terrasses à l’arrière.

Une petite tribu de chats vivait en permanence sur les terrasses.

Je prenais plaisir à les voir vivre et évoluer en toute liberté.

C’était marrant de contempler ainsi ces félins sur cette vaste esplanade.

Sans arrêts, il y avait des bagarres pour obtenir le droit de passage entre deux terrasses, laquelle était détenue par un mâle dominant.

Je pense bien qu’au début la population féline devait d’élever à une dizaine d’individus,  au minimum.

Par la suite, nous avions du faire appel à une équipe spécialisée dans la stérilisation des animaux, car le périmètre des félins (jardins compris) allait s’avérer très vite saturé, et nous pensions donc que cela fut la meilleure des solutions pour éviter la surpopulation.

Par la suite, Miki, un des voisins construisit même une petite maison pour abriter la gente féline. (car il y avait déjà un problème de logement)

En ce qui concerne la maison où je vivais, on ne pouvait pas dire que nous étions importunés par des voisins car les deux côtés de la façade étaient inoccupés.

A vrai dire, deux ruines s’appuyaient piteusement contre la maison pour éviter sans doutes de s’écrouler complètement !

Donc, ces deux masures plus les jardins des maisons à l’arrière, attirèrent sûrement quelques souris dont nous n’allions pas tarder à faire la connaissance.

Les souris utilisaient certaines canalisations vétustes comme de simples chemins et ensuite parvenaient jusque dans le domicile des humains.

Je n’avais pas compris tout de suite, que j’avais des souris.

De temps à autre, j’entendais du bruit mais que j’attribuais au vent ou à mon imagination.

Par la suite, elles s’enhardissaient de plus en plus, jusqu’à me narguer à moins de trois mètres de mon salon.

Par exemple, je regardais la télé et hop… j’en voyais une passer devant moi, comme si de rien n’était.

Comme je me répugnais à utiliser la manière forte, je me bornais à les effrayer à l’aide d’un journal en faisant … allez pssiiit, oust là !

Ce qui n’était guère convaincant il faut le reconnaître même en se plaçant sous le point de vue d’une souris ou d’un humain. (car il y avait d’autres manières autrement plus drastiques de les chasser)

Vous comprenez qu’avec un tel état d’esprit, je ne pouvais pas acheter de la mort au rat, en songeant aux affreuses tortures que cela pouvait engendrer (hémorragies internes etc.…)

Idem, la tapette à mouche qui pouvait faire cruellement mal à l’animal.

Je respectais tous les êtres vivants.

Oui, mais alors comment s’en débarrasser ?

La seule bonne solution restait le chat.

Ma voisine et amie possédait deux charmants matous qui venaient de temps à autre faire des contrôles de routines, et la seule odeur de la présence des chats, refroidissait un peu la belle insolence de ces petits rongeurs.

Pendant quelques jours, j’étais tranquille mais la fréquence des visites reprenait de plus belle dès que les chats étaient partis.

Un jour, ayant oublié de refermer un pot sur la table de la cuisine, je vis distinctement, une de ces petite effrontée qui était en train de gravir la boite.

Tout doucement, je m’approchai d’elle pour tenter de fermer le couvercle derrière elle, mais, elle n’arriva pas à sortir assez vite et je l’écrasai malencontreusement.

Et bien voyez vous, j’étais vraiment bouleversé et je descendis quatre à quatre les escaliers pour annoncer, à mon amie, (qui habitait au rez de chaussée) en pleurant, que j’étais un monstre et que j’avais assassiné une souris qui ne m’avait fait aucun mal !

Il n’y a rien à faire, j’étais comme cela, (et encore maintenant) je donnais même des noms aux araignées, j’évitais de les écraser et je contournais les fourmis pour éviter de marcher sur leurs pattes.

Mais trop, c’était trop !

Je vous racontais donc, que ces locataires indésirables devenaient de plus en plus encombrant et envahissant, au point où j’arrivais à les attraper à mains nues !( d’aucuns frémiront en lisant ces lignes , mais c’est la stricte vérité )

Je n’avais rien trouvé de mieux que de les mettre dans un sac en plastique, (une par sac) je pratiquais un nœud assez lâche pour permettre à l’animal de respirer, et dans le fond je mettais un peu d’ouate, puis je jetais ce sac par la fenêtre chez le voisin.

Je voyais ce sac virevolter pendant quelques instants à l’instar d’un parachute pour atterrir dans le jardin en contrebas (l’ouate servant à amortir la chute de ma souris parachutiste)

Et oui ! Je venais d’inventer le parachute à souris !

J’estimais que cela était plus dans l’ordre des choses, car en les libérant dans le jardin du voisin, je leur donnais encore une chance de survie.

La prochaine fois, je vous parlerai de Marie-Chantal la grosse araignée (de celle que l’on nomme épeire et que l’on voit souvent faire la sieste dans les éviers)


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