Sur le chemin du monastère ( mes péripéties crétoises)

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D’aucunes (ou d’aucuns) connaissent mes péripéties crétoise et le « drôle » de moine que j’étais. Voici, encore un p’tit texte, sans prétention mais avec les couleurs et les odeurs ! Déjà commis ce billet sur mon ex blog.  D’autres nouveaux écrits ( et pas des rééditions) viendront ajouter une note de fraîcheur et un vent nouveau…. je vous causerai encore de la Crète , mais aussi de l’Angleterre, de Chypre et Bruxelles….. une fois ! Allez zieutez, si vous le souhaitez, ceci est une cordiale invitation. Appliquez un commentaire du style : j’aime, je déteste, c’est nul, t’es un génie, Victor Hugo, n’as qu’a bien se tenir, tu vas encore longtemps nous casser les pieds et le reste avec tes souvenirs ? etc…. Je laisse ceci à votre appréciation et comme je dis toujours : Bien le bonjour dans vos maisonnées.

Une bonne partie de l’itinéraire pour aller au monastère de Kapsa, se pratiquait sur de la terre battue, assez dure, parsemée de cailloux, et de nids de poules.
Plus vraisemblablement, des nids d’autruches, tant ils étaient profonds.
(Si du moins, les autruches construiraient des nids en Crète !)
Vous imaginez , que rouler sur ces prosaïques chemins nous battait également les fesses!
Il fallait donc, se sangler et se tenir solidement.
Les routes défoncées, les virages à épingles à cheveu, le rodéo qu’il fallait faire entre les troupeaux de brebis ou de chèvres, les nuages de poussière que la voiture soulevait au passage et qui étaient imprégnés de l’odeur caprine ou ovine.
Le champion toute catégorie en matière de parfum puissant, c’était le bouc, il suffisait d’un seul représentant mâle parmi ces bêlantes dames pour odoriser tout le secteur, à ce moment là, il était préférable de fermer la fenêtre pendant la traversée, quitte à suer comme dans une étuve durant le restant du voyage.
Oh là là ! Il a encore mis sa fichue eau de Cologne ! disait l’igoumène* d’un ton amusé à propos de l’animal susnommé.
Nous nous arrêtâmes encore quelques moments pour acheter une caisse de concombres, dans une de ses nombreuses serres qui parsemaient la route.
Nous passâmes devant le petit village de Kalo-Néro, et puis au détour d’un chemin, j’aperçu enfin ce fameux monastère.
Dans un désert minéral, se détachaient sous le bleu azuréen du ciel, de longs murs éclatants de blancheur, si blancs qui paraissaient scintiller sous le soleil.
Ils encerclaient tel un joyau, le jardin, un oasis de verdure et de fraîcheur.
C’était inattendu, et j’exultais en mon for intérieur d’une joie quasi enfantine, d’un bonheur indéniable.
Dès que j’entrai dans cet endroit, la première chose qui frappa mon esprit et mes sens, fut l’arôme sublime et extraordinaire d’un vaste jasminier qui enrobait toute l’atmosphère d’une agréable douceur, et puis ces nombreux chats efflanqués qui venaient se frotter contre vos jambes, en miaulant plaintivement.
L’igoumène me fit faire le tour du propriétaire et me présentât à la vieille sœur Kalogria, qui justement était occupée à arracher des bettes dans le jardin.
Ce jardin sans être excessivement grand, était assez fourni car vous y trouviez un certain nombre de légumes et de beaux exemplaires d’arbres fruitiers.
Nous eûmes comme repas, les bettes nommées ci-dessus, accompagnées de frites et d’une salade de tomates et de concombres.
Souvent nous trouvions des bettes au menu dans notre assiette, car nous dépendions du potager, du cycle des plantes que nous consommions selon la saison, mais également ce qui avait été épargné de la voracité des chèvres et autres animaux.
C’était un perpétuel souci qui amenait des discussions oiseuses, des palabres sans fin avec le berger de Kalo-Nèro.
Le soir, nous discutâmes encore pendant deux belles heures, assis sur la terrasse du parvis de l’église, en buvant à petite gorgée un vin assez épais, épicé comme de l’encens, tout en contemplant dans le lointain, les barques des pécheurs qui semblaient comme des lucioles qui virevoltaient ça et là, sur cette immensité indigo de la mer qu’un faible rayon de lune éclairait
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PS : Igoumène* … responsable d’un monastère et d’un secteur paroissial.

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  1. Je me suis trompé, en fait mon facteur se nomme Hugo ( son prénom) et pas Victor.
    Un homme , deux lettres ! …… heu! non ! plus que cela, il a deux tournées à faire quand même ! ( deux sacoches… hou hou hou ….!!!
    Il fait toutes les boites, mais pas les boites de nuit…. enfin, je ne sais pas, c’est sa vie privée !

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