Archives Mensuelles: février 2011

L’ostéophylaque du monastère

Par défaut

« A partir de dorénavant »

Avant que je termine à mettre de l’ordre dans mes écrits, voici un petit récit du temps où je travaillais encore au monastère. ( réédition)

J’ai ouvert la fenêtre de ma chambre, pour me rassasier du silence, de la force tranquille de cette mer à l’horizon, avant d’affronter le bruit de la bétonnière.
Car aujourd’hui, nous allons construire un ostéophylaque*.
Devant moi, il y a des buissons de figuiers de barbarie formant un rempart plus ou moins inefficace contre les chèvres qui font souvent des expéditions dans notre jardin.
Cela amène des discussions oiseuses avec le berger et l’igoumène.
On doit courir sans arrêts derrière ces capridés pour éviter qu’ils ne saccagent notre potager.
Depuis le parvis et jusqu’au bas de la route, il y a des plantations de jeunes oliviers.
Une clôture de fortune fait tout le périmètre de la plantation.
L’igoumène a récupéré des vieux sommiers à ressorts venant du monastère pour former aux endroits stratégiquement faibles des protections contre les envahisseurs caprins.
Un jour, j’ai vu une petite chèvre  qui avait les cornes entortillées dans les ressorts et qui poussait de cris plaintifs.

Elle se démenait furieusement pour essayer de s’en sortir au risque de se blesser.
Je m’étais approché d’elle et tout doucement j’étais arrivé à démêler ses cornes de cette prison improvisée.
Je tenais fermement la chèvre, et puis j’avisais au loin le berger pour lui montrer ma prise.
J’étais sottement fier de prouver que j’avais réussi à capturer cet animal de mes mains nues.
Comme s’il s’agissait d’une bête fauve, et que j’étais un courageux aventurier dans le style de Crocodile Dundee ! Finalement je lui rendis sa liberté, et elle alla  prestement rejoindre ses consœurs en contrebas.
Je me suis levé en même temps que la lumière du soleil qui promet une journée aussi fraîche qu’une étuve.
Quand la cloche sonne  en haut du monastère, cela veut dire que l’office va commencer.
Tous les jours de la semaine, il y a une  messe qui est donnée dans la petite église en haut du parvis.
Le service est rapide.
Les dimanches l’office peut durer trois heures. (C’est comme pour aller à l’opéra, il faut vraiment être passionné !) Il m’est arrivé d’assister à la messe en semaine.
La plupart du temps, Il y avait le pope qui lisait son bréviaire devant la vieille sœur et des chaises vides.
Un jour, la situation était un rien comique, car je devinais, qu’au préalable il y avait eut des tensions.
Je voyais le visage du curée qui était renfrogné et celui de Kalogria semblait absent ou perdu dans des contemplations  internes.
Après avoir célébré son office et enlevé sa rasa, il interpella la nonne en lui disant : Ecoute, j’en ai marre, tu as encore fais mon lit en portefeuille, je t’ai pourtant déjà dis à plusieurs reprises que je n’aimais pas cela !
La nonne marmonnait quelques excuses.
Et puis en arrosant les fleurs du balcon, tu as mouillé  mon lit, fais attention quand même ! ajouta t-il.
On aurait dit la dispute de ménage d’un vieux couple.
Mais voilà que la porte s’ouvre, je vais pouvoir préparer mon café, en attendant que Pedro et les autres ouvriers sortent de l’église.
Après cet indispensable breuvage accompagné d’un peu de pain et de fromage, nous commençons les travaux.
L’endroit se situe juste derrière le jardin sur un minuscule terrain arraché péniblement à la falaise.
Sur cette surface grande comme un sombrero, subsistent les vestiges d’un ancien cimetière.
Près d’une chapelle à moitié en ruine, se trouve un palmier au tronc assez trapu, on dirait un ananas géant.
Pedro et ses aides s’occupent de démantibuler les murs restants de la petite église, pour accéder aux fondations et ainsi reconstruire des murs tout neufs.
Nous avons péniblement amener la bétonnière depuis le parvis.
Ce n’était pas une mince affaire d’amener cet engin près du cimetière, car elle avait une belle Surcharge pondérale.
Nous étions à quatre pour la soulever.
Une personne devant, une personne derrière, une pour diriger les opérations, et moi qui tenais la prise pour éviter que l’on marche dessus.
Croyez moi, j’avais offert mes bras pour aider dans le transport, mais l’invitation avait été déclinée.;vous ne connaissez pas l’entêtement des crétois !
Peut-être que Pédro s’était-il méfier en pensant que j’aurai pu la faire basculer.
Je les voyais qui s’échinaient à porter cette machine et ponctuant la manœuvre d’un florilège de jurons très expressifs.
Il étaient en nage et transpiraient tellement qu’on aurait dit qu’ils pleuraient !
Enfin, quoi qu’il en soit, nous avions réussi…Alléluia !
La prudence accompagnée de la sagesse nous avait conseillée d’agir de la sorte.
Car au début, je faisais le mélange sur le parvis.
Puis  avec une brouette, je le transportais jusqu’à l’endroit où les ouvriers travaillaient.
Dans les escaliers, avaient été aménagé des madriers sur lesquels je devais veiller à bien poser ma roue, tout en tenant la brouette fermement à deux mains et en évitant de verser sur le côté.
Le chargement n’arrivait jamais entièrement car la pente était trop brusque.
J’avais toutes les peines du monde à retenir le trop plein de la cargaison de ciment qui s’en allait en peu partout. De plus j’avais failli passer par dessus le muret du jardin.
Les opérations devenaient scabreuses, inutilement dangereuses.
Imaginez un seul petit instant que notre brave soeur Kalogria travaillant en bas, à l’arrachage des bettes, puisse recevoir inopinément l’équivalent de trois ou quatre seaux de ciment sur la tête.
Elle n’aurait pas été très contente. Cela aurait fait un nouveau sujet de bouderie de sa part.
A présent, je suis dans le petit jardinet du cimetière et je creuse à l’aide d’une pelle, avec mille précautions.
Ou si vous voulez avec mille précautions et une pelle. (Creuser avec mille pelles et une précaution, c’est idiot. De plus je suis seul…Que faire des neuf quatre vingt dix neuf  autres pelles ?)
L’igoumène m’observe par dessus la tête  et regarde le contenu des pelles.
Il veut s’assurer que l’on n’emmène pas un morceau d’os de moine.
Car le terrain est jonché de débris divers et quand nous tombons sur un os, (si je puis dire !) Il le prend en main l’examine de tout côté pour voir s’il s’agit d’un os d’humain ou d’animal.
Je vous rappelle que le terrain est un ancien cimetière et donc, ce genre de découverte n’est pas rare.
Je doute très fort que le pope soit un expert en ostéologie.
Néanmoins, il enveloppe délicatement les fragments dans un tissu de velours.
(Je ne suis pas vraiment certain s’ils appartenaient tous au genre homo sapiens)
Ca devient des fouilles archéologiques.
Enchâssé dans les strates, j’ai découvert un petit bol en terre cuite avec un bord vernissé de facture assez sommaire, mais qui ne manque ni de charme, ni de poésie.
Il est quasi intact sauf que son anse est cassée.
Je l’ai vu en premier, mais c’est l’igoumène qui l’a pris pour lui.
Le prochain que tu trouvera, il sera pour toi  me dit-il.
Je n’ai plus rien retrouvé de semblable, sauf des tessons de moindre importance.
Avec la bétonnière toute proche, le travail est considérablement simplifié.
Plus de va et vient éreintant avec la brouette.
Ce qui m’a chagriné, c’est qu’on a du couper le palmier, soit disant qu’il gênait les fondations et prenait de la place. Les gens de la région ont trouvé  cela très dommage et insensé de la part du pope qui avait pris l’initiative de son éradication.
Je trouvais également stupide de sacrifier un si bel arbre pour quelques débris d’os de vieux moines.  (Ou de vieilles chèvres ?)
Le dimanches des rameaux  qui précède les Pâques, les gens venaient souvent ici pour en cueillir.
Car les monastères sont très vénérés et sont considérés comme des hauts lieux saints.

(§)(§)(§)(§)(§)(§)(§)(§)(§)(§()(§()(§()(§()(§()(§()(§()



(ostéophylaque* : mot grec signifiant l’endroit où l’on entrepose les os des défunts. / synonyme de : ossuaire.      (photo : Richard Lambert / ossuaire/ chemin de Crète)

Publicités

Suggestion de livre : Histoires extraordinaires et récits fantastiques de la Chine ancienne.

Par défaut

« A partir de dorénavant »

  • Auteur(s):
  • Collection:Littérature étrangère (Garnier-Flammarion)
  • Parution: 19/05/1998 / Format: 10.8×17.8×1.2 cm / Prix: 5,80 €/EAN: 9782080710147
  • Prenant la suite des Histoires d’amour et de mort de la Chine ancienne, ce second volume regroupe des nouvelles (chanqi) représentatives de l’époque des Tang. Mais ici, les auteurs témoignent d’une fascination pour l’au-delà du quotidien : miroir magique, métamorphoses animales, pouvoirs surhumains d’êtres improbables ou remontées dans le temps… Le lecteur n’aura que l’embarras du choix pour orienter son itinéraire dans l’étrange.
  • ( Préface de l’éditeur)

Balade au village de Katsidoni (péripéties crétoises et autres flâneries/ réédition)

Par défaut


( voici un petit souvenir de ma vie crétoise….billet qui sent bon le printemps…. Accompagnez moi si vous le souhaitez !

« A partir de dorénavant »

Par une belle journée de printemps, je décide d’aller jusqu’au village de Katsidoni en passant par le site archéologique de Préssos.
L’air est chargé de senteurs enivrantes qui m’entraînent délicieusement dans des rêveries indolentes et épicuriennes.
Les champs sont couverts de fleurs jaunes que l’on nomme oxalis ou pied-de-chèvre. (‘Boyadès’ en dialecte du terroir)
Plus loin sur la route, je rencontre Anatole vêtu d’un complet en lin écru et d’un panama sur la tête.
C’est un ancien officier de gendarmerie à la retraite, très gentil, d’une onctueuse douceur et d’une grande culture.
Malgré son age, il a encore de bonnes jambes et fait souvent la route à pieds jusqu’à son domaine.
J’avais travaillé pour lui dans ses terres qui furent jadis florissantes et biens entretenues.
A présent sa demeure n’était plus que ruines.
Mais on devinait encore sous les vestiges enserrés par le lierre, le jardin envahi d’acacias sauvages et les traces d’un verger malmené par les ronces, la splendeur d’un lieu qui fut jadis parmi les plus conséquent de la région.
Pour diverses raisons, de revers de fortunes, et aussi à cause de la guerre, cette propriété avait été laissée à l’abandon.
Un jour, j’avais été très surpris lorsque’ il avait récité par cœur et sans fautes,des poèmes entiers de Lamartine.( moi qui arrivais tout juste à dire le texte archi connu, le corbeau et le renard de La Fontaine, que tout le monde apprenait à l’école primaire)
Il me montre du bout de sa canne en faisant un large geste comme pour balayer un horizon à présent dominé par d’épaisses frondaisons et parsemé au loin d’oliveraies, l’étendue présumée de son domaine.
Tu vois d’ici, jusque là bas, où se trouve la petite chapelle de Agios Nicolaos, en passant par la bergerie de Yourgo et les vignes de papa Nikoli, s’étendaient mes terrains.
Nous parlons ainsi durant un moment puis Je laisse Anatole continuer sa route et moi de poursuivre ma petite promenade en évitant de passer par un certain sentier menant à un abreuvoir, car sûrement il y a cette mule qui barre la route.
C’est une mule qui a une oreille trouée et le derrière tout pelé à cause du frottement de la selle et que son propriétaire laisse attachée près de la source.
La dernière fois, elle bloquait tout le passage, il était impossible de passer par cet endroit.
En plus comme elle était hargneuse et avait la ruade facile, j’avais toujours peur d’attraper un mauvais coup de sabot ou encore de glisser sur ses excréments qui étaient nombreux et disséminés un peu partout sur l’étroit chemin.
En outre, l’eau suintait de la fontaine et coulait par terre rendant le sol dangereusement glissant.
J’avais beau m’égosiller en appelant le propriétaire pour venir détacher sa rosse de mule mais personne ne venait m’aider à sortir de ce pétrin.
J’ai du faire tout un détour en passant vers le haut en m’agrippant aux grosses racines de sauges et en me faisant griffer par les ronces.
Je voyais du haut du talus, cette mule qui me narguait (je crois même qu’elle devait sourire !) comme pour dire, tu n’oses pas venir, hein !
Etait elle si méchante cette bête ? Je crois que non, mais elle devait sentir que j’avais peur et profitait donc de l’occasion.
N’empêche qu’elle n’était pas belle à voir avec son cul pelé et l’état piteux de son oreille.
Alors, pour éviter de renouveler l’expérience, je passe outre cet endroit et marche plus loin pour enfin retrouver le site archéologique de Pressos.
Parlons en de ce site archéologique qui est dans un état quasi d’abandon.
Il persiste pourtant un beau fragment d’un long pan de mur qui a du être colossal.
Des vestiges d’une maison patricienne et de quelques mosaïques que l’on devine entre les touffes d’herbes.
Le reste des fondations sont quasi au raz du sol et il faut pas mal d’imagination pour se figurer l’ensemble.
Néanmoins cet endroit est empreint de poésie nostalgique.
Rare sont les touristes qui s’égarent jusqu’ici, excepté sans doutes les brebis et les chèvres de Yourgo qui sont je présume, moins sensibles à la beauté architecturale.
Elles se contentent simplement de semer de petites pralines noires qui ressemblent aux olives, (le goût en moins !) et de virevolter de gauche à droite en sautillant.
Je me met à l’ombre sous un platane et déballe mon pique nique en compagnie de Yourgo le berger qui me donne un gros morceau de fêta.
Il m’indique un meilleur chemin pour rejoindre le village de Katsidoni qui est la raison de ma petite pérégrination.
Au bout d’un certain temps, j’atteins presque mon but.
Je dois encore passer par la rivière et ensuite une petite forêt d’orangers dont l’odeur exquise embaume toute la vallée et me rend joyeux et gai.
Me voila parvenu au village .
L’endroit parait désert. J’avise une sorte de treille dont le toit est composé de feuilles de palmier et qui m’a semblé être un caféneion.
Mais vraisemblablement personne n’habite ici.
Enfin apparaît un monsieur âgé qui descend l’unique ruelle de ce bourg , et me demande gentiment ce que je fais dans les parages.
Je lui dis que je cherche un bistro ( caféneion) car j’ai envie de boire un café.
Oh mon enfant, il n’y a pas de caféneion au village, du moins il n’y en a plus.
Et celui du bas avec la treille, que je viens de voir en passant ?
Bah, celui là ça fait dix ans qu’il est fermé, mais viens plutôt boire le café chez moi à la maison. J’accepte son offre et me retrouve chez lui.
Sa petite demeure ne possède que deux pièces de plain-pied.
Le sol de la pièce principale est simplement recouvert de ciment.
Le mobilier est assez modeste car à part une table, 4 ou 5 chaises, une icône de la vierge Marie, un grand lit, une armoire et un vieux fusil accroché au mur, je ne vois rien d’autres.
Reste un instant ici me dit il, je vais appeler ma mère qui va te préparer un café.
Ce détail me surprend un peu car il m’a précisé tout à l’heure qu’il avait 82 ans !
Si lui a 82 ans quelle age à donc sa mère ?
Cette brave femme me prépare un café à l’authentique, dans une sorte de petit récipient (que l’on nomme ibrik ou briki) et qui est lentement chauffé sur de la cendre chaude.
La boisson est prête quand une légère écume commence à monter, à se boursoufler.
La journée passe ainsi, calmement. Nous discutons assis à l’ombre d’un vénérable platane. Tout aussi vénérable que mon hôtesse.
Par la suite, je rencontre quelques connaissances du village de Agios Spiridon qui veulent bien me ramener à bord de leur pick-up, car le soir tombe et je n’ai pas le temps de retourner via le sentier.
Ils ont du boire quelques bonnes rasades de raki car ils sont hilares et bien, éméchés.
Je n’ai pas d’autres choix que celui d’accepter leur proposition.
En démarrant trop vite, ils ont quasi ‘déraciné’ le pylône de la compagnie du téléphone.
Cela ne les inquiètes pas outre mesure, au contraire, ça les fait hurler de rire !
En rentrant chez moi, je pense encore à cette dame et son fils octogénaire et puis à l’ensemble de cette belle journée de printemps.



Crédit photo : Copyright © 2009 Vamos Traditional Village – Traditional Guest Houses Chania Crete Greece

(Vidéo :Elenihellas)

Salon bio Valériane Bruxelles-Brussel

Par défaut

« A partir de dorénavant »

Du 29 avril au 1 mai (de 10h à 19h)
Pour la première fois dans la capitale, Nature & Progrès lance le Salon Valériane Bruxelles-Brussel, à Tour & Taxis.

L’occasion rêvée pour le grand public de faire connaissance avec les acteurs du monde Bio : producteurs, associations environnementales, conseillers en énergie,…
Avec l’aide d’associations flamandes telles que Velt, Vibe ou encore Bioforum Vlaanderen, Nature & Progrès rassemble des exposants et conférenciers des 4 coins de la Belgique et de l’Europe.

Où : Ancien entrepôt royal (Site de Tour & Taxis) Rue Picard, 1 1000 Bruxelles
  • Prix : 8€ par jour, gratuit pour les moins de 26 ans, 4€ pour les membres de Nature & Progrès, de Velt et de Vibe

La colère « igoumènesque »

Par défaut

« A partir de dorénavant »

Voici encore un petit texte des « péripéties crétoises et autres flâneries »  ( réédition) Une péripétie nerveuse, tumultueuse.

Un matin, j’eus une altercation m’opposant à l’igoumène dans le monastère où je travaillais.
Mais pour bien comprendre l’affaire, il faudrait que je vous explique depuis le début, ce qui avait déclenché l’ire de notre homme d’église.
La veille au soir, j’entendis vers 23h30 des bruits de moto se rapprochant et nonobstant se dirigeant vers le monastère.
N’étant pas très accoutumé à recevoir de la visite à pareille heure, je fus donc un peu surpris.
Pour bien saisir le contexte, sachez que je ne dormais pas à vrai dire dans l’enceinte du monastère, mais dans une cellule à l’extérieur.
J’avais donc interpellé ces gens en leur demandant ce qu’ils faisaient ici et quelles étaient leurs intentions. Evidemment tout cela d’une manière très accorte.
J’appris qu’ils venaient de loin et étaient donc recrus de fatigue.
Ayant aperçu de la lumière, il arrivèrent dans ces lieux, afin d’obtenir l’hospitalité.
C’était un couple de jeunes personnes.
Je rétorquai que je n’avais pas en principe l’autorisation de les faire loger, n’appartenant pas au monastère mais seulement engagé à différents travaux.
J’étais donc pris dans la tenaille de l’alternative.
Il fallait agir et prendre une décision et peser le positif et le négatif d’un tel choix, avec les conséquences adéquates qui s’ensuivaient.
Dans la balance de la logique, le poids de la raison ne penchait pas vers l’inégalité.
De fait, j’optai pour une solution brève et rapide, celle de faire loger ces deux personnes dans une cellule inoccupée.
Pour sûr, il y avait assez de place pour accueillir un jamboree de scouts !
Tout ce passât bien, jusqu’au lendemain.
Vers huit heures du matin, l’igoumène aperçut inévitablement la moto sur le parking et me demanda : Que fait-elle ici ? A qui appartient-elle ?
Sans malice, je lui expliquais ; qu’elle appartenait à un couple à qui j’avais  accordé l’hospitalité hier soir.
C’est alors qu’il s’était mis dans une colère aussi noire que sa soutane.
Les mots qui sortirent de sa bouche n’évoquaient guère une quelconque charité chrétienne, car ses propos étaient très violents.
Il parlait de me casser la tête, de me taper dessus jusqu’à ce que mort s’ensuive et autres délicatesses !
J’ai un certain sang froid, mais une chose que je déteste, c’est de voir un type gueuler  comme ça, pareil à un dément, comme si je lui avait arraché la barbe à mains nues !
Je lui demandais de se calmer et de me parler plus calmement et posément.
Il continuait à vociférer :  » Et si jamais c’était des voleurs que tu avais hébergés, tu oublies que nous avons des icônes précieuses etc.…  »
Il est vrai que je n’avais pas réfléchi à cette probable éventualité.
J’avouais n’avoir pas fais une analyse première avant de faire dormir ces gens, qui  je le rappelle, étaient rompus de fatigue.
Non, je ne leur avait point demandé d’où ils venaient et pourquoi etc…
J’avais vu des humains cherchant un peu de sommeil et par bonté d’âme, donné la permission de dormir quelque temps.
Il rétorqua que cela n’était pas le problème et qu’il aurait fallu que je lui demande d’abord la permission .
Que je n’avais pas le droit d’agir à ma guise, que je n’étais pas le chef etc.…
Mais tu dormais sans doutes à cette heure du soir et je n’avais pas osé te déranger pour ne pas troubler ton sommeil ! Lui dis je.
Il semblait se calmer un peu, lorsque je déclarais refuser de travailler, s’il n’arrêtait pas ses réprimandes. Nous embarquâmes dans son combi volks- wagen, lorsqu’il repris sa crise.

Il fallait que je tremble, que je rentre ma tête sous mes épaules, que je plie l’échine  etc.…
La goutte allait-elle déborder de l’amphore, de la jarre, de la cuve, du cratère ?
Pendant une fraction de seconde, un vent de folie traversa ma tête.
Je me disais, et maintenant que vais-je faire ?
Lui taper sur le caisson jusqu’à  faire choir toutes ses dents à cet espèce d’oiseau noir, puis l’emballer dans un grand sac poubelle que je jetterai à la mer ?
Alors, je me suis mis à éructer mais sur une autre gamme, (une voix de stentor !) qu’il en était devenu blême.
Ainsi nous fûmes au même diapason.
Je gueulais surtout pour couvrir son despotisme.
Nous baignâmes en plein drame racinien.(La Thébaïde revue et corrigée)
Tout cela pour deux malheureuses personnes qui un soir voulurent dormir dans la maison de Dieu.
Mais comme dit si bien le philosophe Hume  «  Un homme, dans un accès de colère est animé de manière très différente que celui qui pense seulement à cette émotion »
Par la suite nous regrettâmes ce stupide incident, cette colère orgasmique et démesurée, si peu digne d’adultes comme nous.
Voila donc une tempête inévitable, lorsqu’on vit en communauté.
Notre chef des moines s’était il levé de la sandale gauche ?
Heureusement, la plupart du temps l’humeur était au beau fixe et ce genre d’accident fort rare.


( Photo trouvée sur : Bellespic.eu )

L’arbre de vie du Bahreïn, mystère de la nature.

Par défaut

« A partir de dorénavant »

L’ « Arbre de vie » du Bahreïn, mystère de la nature

Il est l’un des phénomènes les plus remarquables au monde : « l’Arbre de vie » du Bahrein s’élève fièrement au milieu du désert, à des kilomètres des sources d’eau et des zones de végétations. Comment fait-il pour survivre ? La question se pose depuis plusieurs années déjà.

Pour les habitants du Bahreïn, pays situé sur un archipel du golfe Persique au Moyen-Orient, ce n’est pas juste « un arbre ». Vieux de 400 ans et mesurant près de 10 mètres de haut, « l’Arbre de vie » se dresse seul au milieu du désert, à environ deux kilomètres de Jebel Dukhan, le point le plus élevé du pays. Sa survie miraculeuse au milieu de nulle-part et dans des conditions aussi difficiles pousse la population du Bahreïn à penser qu’il s’agit-là de l’unique vestige du mythique jardin d’Eden. Et pour cause ? Sa source d’eau demeure toujours un mystère.

Les biologistes et scientifiques qui sont venus examiner l’arbre sont restés perplexes. Et malgré plusieurs théories, son existence et sa survie dans le désert sont toujours une énigme. Ainsi, certains pensent que les racines de cet arbre, baptisé Sharajat-al-Hayat, s’étendent très loin mais surtout dans les profondeurs, où des sources d’eau encore inconnues viendraient l’alimenter. Mais jusqu’ici personne n’a pu prouver cette hypothèse.
Alors que les habitants du Bahreïn pensent avoir trouvé l’endroit où se situait le jardin d’Eden, les bédouins – nomades de culture arabe vivant dans des régions désertiques du Moyen-Orient – sont convaincus que cet arbre légendaire a été béni par Enki, un dieu de la mythologie sumérienne, associé avant tout à l’eau.

Le Sharajat-al-Hayat est l’une des « attractions » les plus célèbres du Bahreïn. Les touristes se bousculent pour admirer ce mystère de la nature. Mais ces dernières années, ces visites, non surveillées, manquent parfois de respect. Arrivés au pied de l’arbre, plusieurs reporters ont été déçus en découvrant que certains visiteurs gravaient leur nom sur le tronc. Pire, des bombes de peinture sont utilisées pour taguer l’arbre. Autre constat : certaines branches, abaissées, laissent penser que plusieurs personnes ont grimpé sur l’arbre… Triste spectacle pour un phénomène de la nature aussi remarquable, qui devrait, au contraire, être préservé.

(vu sur maxiscience / 17/03/2011)      cnil@maxisciences.com.

 

Lorsque tu voyages

Par défaut

« A partir de dorénavant »

Lorsque tu voyages ne te fermes pas telle une huitre, viens en paix et ouvres toi ainsi une belle fleur d’amour et d’amitié.
Ne sois pas la girouette des émotions qui te tournent la tête, pars dans le bon sens où le vent du bonheur souffle
Fluctuat nec mergitur…. L’enfance est déjà loin, évite les pièges et les écuelles de la vie… l’orage passera.
La musique te rendras la tête légère et tu pérégrineras dans les paysages musicaux de la mémoire
Parfois des déserts tu traverseras, mais des mains tendues vers toi, t’accueillerons comme de multiples Soleils d’espoir
Et la voix des anges s’envoleront vers tes oreilles, les pierre ne scelleront point celles-ci car tu les écouteras avec ravissement.
Les directives tu les prendras et les exécuteras avec sagesse et nonchalance. Tu te balanceras au gré de ta fantaisie…Car ton cœur est rempli du miel de l’optimisme.

Le pantin de personne tu seras, car l’indépendance tu chériras comme du bon pain… et du bon vin !
Peut importe d’être en haut des échelons, il suffit d’être bien quelque part en dépit de sa situation.
Tu n’enfermeras jamais tes idées dans un enclos impénétrable…. Tu seras ouvert aux autres mais tu n’abdiqueras jamais face à la violence.
L’amour universel du plus petit au plus grand… C’est la compassion qui penchera toujours du bon côté.
Colères tu éviteras, car sinon multiples boulets tu traîneras. C’est de l’acide nuisible qui te rongeras.
Moi, mon égo, mon alter égo, la trilogie hypnotique et narcissique.
Qui vient d’abord l’œuf ou la poule ? Qui vient d’abord l’espace ou le temps ?
Et tu te reposeras au clair de Lune dans l’assourdissant silence cosmique
Une ombre gigantesque et bienfaisante couvriras tes veillées
Une balade à l’aurore, pour redécouvrir les choses sous d’autres aspects
Te voila transporté dans les haut lieux oniriques…Avec ravissement.