La vérité sur le cholestérol

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VOTRE NIVEAU DE CHOLESTÉROL EST IL ASSEZ ÉLEVÉ ?

Un taux trop faible de cholestérol est associé à des pertes de mémoire et à la maladie d’Alzheimer par une équipe de chercheurs de l’INSERM.[1]

L’équipe du Dr Singh-Manoux a étudié plus de 3500 fonctionnaires pour déterminer les liens entre le niveau de cholestérol HDL (le supposé « bon » cholestérol) et la mémoire. Après un suivi de cinq ans, les chercheurs ont conclu que les personnes ayant un niveau réduit de cholestérol HDL avaient 53 % de risque supplémentaire de souffrir de pertes de mémoire que les personnes ayant des taux élevés de HDL ! Ces pertes de mémoire sont un signe avant-coureur du développement de démences, dont la maladie d’Alzheimer, à un âge plus avancé.

Cette information, qui a été reprise par la BBC [2], n’a pas été diffusée en France, où le dogme du cholestérol « pire que le poison » continue à dominer la médecine officielle, malgré le courage du Docteur Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS, pour dénoncer ce qu’il appelle « l’arnaque du cholestérol ».[3]

Ce lien entre cholestérol, mémoire et Alzheimer n’est pas nouveau. En décembre 2010, une équipe américaine de l’université de Columbia avait trouvé que les personnes âgées qui ont des taux plus élevés de cholestérol HDL mais aussi de cholestérol total (y compris le soi-disant « mauvais » cholestérol LDL), ont un risque plus faible d’Alzheimer. [4] En fait, cela fait plus de 20 ans que les chercheurs observent régulièrement un tel phénomène.

Cette nouvelle information sur les bienfaits du cholestérol nous rappelle combien il est urgent d’en finir avec les idées fausses – et dangereuses ! – qui règnent à ce sujet.

Dans les années 1980, les médecins apprenaient dans les facultés de médecine que le cholestérol était nuisible, et que plus votre niveau était bas, mieux vous vous portiez. Les autorités sanitaires ont mis le public en garde contre le fait de dépasser 200 mg/dL de cholestérol total. Les laboratoires pharmaceutiques ont agressivement promu l’utilisation de statines à partir de ce niveau, et réussi à convaincre beaucoup de médecins d’en prescrire automatiquement, malgré les effets secondaires franchement graves de ces médicaments, des pertes de mémoire aux myopathies (intenses douleurs musculaires).

C’est à cette époque également que sévissait à plein l’hystérie anti-graisses. On imaginait que les graisses alimentaires, notamment animales, étaient la source de tous les maux, et que l’être humain devait de toute urgence arrêter d’en consommer pour rester en bonne santé. Ce qui fut une cause majeure de déclenchement de l’épidémie d’obésité et de diabète qui frappa les Etats-Unis puis l’Europe, sous l’effet d’une consommation excessive de céréales et de sucres raffinés, consommés à la place des graisses par des populations affamées par des régimes sans queue ni tête. Mais c’est une autre histoire, dont nous aurons l’occasion de reparler amplement.

Aujourd’hui, tous les médecins font la différence entre le HDL, une lipo-protéine qui transporte le cholestérol en excès vers le foie pour y être détruit, et le LDL, qui transporte le cholestérol provenant des aliments vers les tissus. Ils croient qu’un taux élevé de HDL (plus de 60 mg/dL) permet de réduire le risque cardiovasculaire, et qu’un taux élevé de LDL (plus de 140 mg/dL) est en revanche peu souhaitable. En réalité, là encore, des études récentes brouillent ce message très simpliste. Une grande étude dans laquelle on donnait un médicament pour augmenter le « bon » cholestérol a été interrompue en 2006 à cause d’un nombre particulièrement excessif d’infarctus et de décès cardiovasculaires !

Le fait que, pendant des années, les médias aient affolé les populations sur le sujet, et que les laboratoires pharmaceutiques aient tant poussé à la prescription massives de statines, fait qu’aujourd’hui, une majorité de personnes continuent de s’inquiéter d’avoir un taux de cholestérol trop élevé (ce qui ne veut rien dire) et ne se doutent absolument pas que le danger est en fait beaucoup plus grand d’avoir un cholestérol trop bas, surtout si ce niveau est atteint artificiellement par des médicaments.

Ce que vous devez savoir d’abord et avant tout, est que le cholestérol est bon pour vous. Il est présent dans toutes les cellules de votre corps, où il contribue à produire et régénérer les membranes cellulaires, des hormones, de la vitamine D et des acides biliaires pour vous aider à digérer la graisse.

Même dans votre sang, le cholestérol est excellent. En fait, vous ne pourriez pas survivre sans lui. Si son niveau augmente, ce n’est pas pour vous nuire, c’est au contraire parce que vous en avez besoin. En effet, le cholestérol bouche les petits trous qui sont causés dans la paroi interne de vos artères par des agents inflammatoires, au premier rang desquels l’homocystéine. La plaque d’athérome est donc, avant tout, un pansement naturel pour vos artères. (Pour éviter le problème d’un excès de « pansement », qui finit par réduire le diamètre de vos artères et donc par augmenter votre risque d’embolie, il faut sans doute vous préoccuper de votre taux d’homocystéine, ou d’une des autres causes de détérioration de vos artères[5]).

Le cholestérol contribue aussi à former vos souvenirs (en créant de nouvelles liaisons neuronales dans votre cerveau) et il est indispensable aux fonctions neurologiques. C’est pourquoi il n’est pas étonnant qu’un faible taux de cholestérol soit associé à des pertes de mémoire.

En fait, lorsque votre cholestérol diminue trop, toute une série d’effets négatifs se produisent dans votre corps.

Les risques du cholestérol faible

Les problèmes de mémoire et les démences ne sont que la pointe émergée de l’iceberg, quand on s’intéresse aux effets d’un taux trop faible de cholestérol sur le cerveau. Avoir trop peu de cette substance bienfaisante peut :

  • augmenter votre risque de dépression[6] ;
  • vous inciter à vous suicider (les personnes qui ont le moins de cholestérol (premier quartile), ont six fois plus de chances de se suicider)[7] ;
  • susciter un comportement violent et agressif[8] ;
  • augmenter votre risque de cancer[9] et de maladie de Parkinson.

Enfin, un cholestérol très bas chez la personne âgée prédit souvent un risque élevé de décès.

Malheureusement, aux Etats-Unis, faire baisser son taux de cholestérol est devenu si courant que toutes les personnes qui lisent ceci connaissent quelqu’un qui le fait, ou le font elles-mêmes.

Votre taux de cholestérol se normalisera lorsque vous vous attaquerez à la cause

Contrairement à une croyance très répandue, un taux élevé de cholestérol n’est pas une maladie en soi. C’est en fait une réaction à un problème qui se produit dans votre corps. Le cholestérol est produit chaque fois qu’une cellule est endomagée, car il s’agit d’un composant nécessaire pour fabriquer une nouvelle cellule en bonne santé.

Plus vous avez de cellules endommagées, plus votre corps produit de cholestérol, ce qui est une bonne chose puisque cela signifie que vos cellules sont en train d’être réparées.

Maintenant, alors que beaucoup de médecins risquent alors de vous prescrire des médicaments anti-cholesterolémiants toxiques, un médecin plus expérimenté et informé cherchera à connaître la cause des dommages causés en premier lieu.

Souvent, il peut s’agir d’une inflammation causée par un stress émotionnel, le tabagisme, une régime alimentaire contenant trop de céréales et sucres raffinés, un manque d’exercice, ou trop de nourriture  trop cuite et de plats préparés.

Le remède implique, bien sûr, de corriger ces problèmes en modifiant votre style de vie.

Bien entendu, n’interrompez surtout pas votre traitement sans l’avis de votre médecin. Mais sachez que si vous diminuez votre taux de cholestérol par des moyens artificiels (statines) sans vous préoccuper des causes sous-jacentes, votre corps continuera à dégénérer.

Laissez la décision à votre corps de savoir de combien de cholestérol il a besoin, et faites les bons choix de vie et d’alimentation. De cette manière, vous aurez à la fois le bon taux de cholestérol, et un corps en pleine forme.

Le Dr Michel de Lorgeril publiera le 10 novembre un livre pour vous dire concrètement comment réduire le risque d’infarctus, sans prendre de médicaments contre le cholestérol.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

contact@santenatureinnovation.fr

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  1. Arielle dit : Un jour c’est mauvais, un jour c’est bon… sur quel pied danser ?
    Je suis d’accord avec toi ma chère Arielle, mais il faut bien lire l’article.
     » Les laboratoires pharmaceutiques ont agressivement promu l’utilisation de statines à partir de ce niveau, et réussi à convaincre beaucoup de médecins d’en prescrire automatiquement, malgré les effets secondaires franchement graves de ces médicaments, des pertes de mémoire aux myopathies ,intenses douleurs etc.. »
    Gros profit réalisé sur ces médicaments comme d’habitude….. IL faut bien faire attention lorsque nous lisons une notice.
    Ce qui est mauvais, c’est l’excès dans tout….. également l’excès d’information.
    Soyons vigilants.

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