Exclus et marginaux en Grèce et à Rome

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Exit ! par : Vincent Morch  (Précédé d’un entretien avec Martin Hirsch )

Le terme d’exclusion, appliqué au champ de l’analyse sociale, est d’invention récente : sa fortune ne remonte pas plus loin que les années 1990. Il va donc sans dire qu’on ne trouvera aucun équivalent de ce concept dans les littératures grecque et latine. Mais si le mot est absent, la réalité est, quant à elle, omniprésente.
Les frontières entre d’une part le Grec et de l’autre le Barbare, entre d’une part le citoyen et de l’autre le non-citoyen (femme, étranger résident, esclave), sont loin d’être les seules. De multiples lignes de fractures séparent les êtres humains les uns des autres. Et ces lignes, selon le cas, peuvent être mouvantes ou non, rajoutant à la complexité des situations concrètes : ainsi, si jamais aucune femme libre ne put jouir des même droits que son époux, celui-ci pouvait dans certains cas, et ce, du jour au lendemain, perdre tout le bénéfice de ceux-ci. Atimie, ostracisme, exil pouvaient frapper même les personnalités les plus en vue – et, pour être tout à fait exact, celles-ci y étaient le plus exposées. Ainsi se dessine, à tous les échelons de la société, un monde où règnent une appartenance collective fragile, et une précarité généralisée. La fortune pouvait favoriser l’accession à la citoyenneté d’anciens esclaves romains, comme elle pouvait conduire des empereurs détestés dans la cloaca maxima.
Touchant à des thèmes très forts, les textes sélectionnés, en dehors de leur intérêt historique et philosophique, sont porteurs d’une charge émotionnelle à même de toucher de nombreux lecteurs : ainsi, pour n’évoquer que le thème de l’exil, y trouvera-t-on des pages poignantes d’Ovide ou de Cicéron où s’exprime toute la souffrance de devoir abandonner sa cité et les siens. Si les critères sociaux des Anciens étaient bien différents des nôtres, ces textes permettent au lecteur de prendre conscience qu’ils étaient bien faits de la même pâte humaine que lui – pour le meilleur et aussi pour le pire.

 


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Langue français
300 p. (2012)
ISBN-10 2-251-03018-2
ISBN-13 978-2-251-03018-0
Prix 13,50 €   (A paraître en avril 2012)
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  1. Finalement, qu’y a-t-il de changé ? Ah oui. On n’expulse pas les mêmes. Nos ROIS restent bien en place et leurs courtisans aussi ! Dommage, nous aurions droit (pas sûr qu’ils sachent le faire) à des écrits pathétiques et émouvants narrant l’injustice qui les a conduits hors de notre vue. Il faudrait alors leur rappeler que  » les grandes douleurs sont muettes !  » 😀
    Bisous Christian.

  2. mais non, mais oui ! bref, merci pour la musique crétoise ! 😀 😀
    Joli cadeau pour la fête des grands-mères. Mais depuis quand suis-je ta mémé ? HEIN ? 😀 😀

  3. En Ligne de Crête , Monde Graisse la Pâte,
    La Plèbe est Lasse , des Jeux de l’Ombre ,
    Car Nul n’arrête , les Coqs en Pâtes ,
    Tous dans la Nasse , Forment pas grand Nombre 😦
    ~
    NéO~

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