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L’éloquence tempérée du Bouddha ( suggestion de livre)

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L’éloquence tempérée du Bouddha

Souverainetés et dépossession de soi.

Comment parler de « rhétorique » à propos de l’aire culturelle qui se nourrit de l’enseignement du Bouddha ? Comment user de cette expression tellement liée au duel verbal, à l’affrontement contradictoire, à la passion ostentatoire de la prise de parole par rapport à une civilisation qui privilégie la dépossession de soi, la distance sereine et la parole tempérée ?

C’est l’objet de ce livre. Rada Ivekovic invite le lecteur à suivre à la fois les chemins des grands textes sacrés du bouddhisme et une réflexion philosophique sur ce qu’impose à un esprit occidental, formé au conflit des positions et à la manipulation des consensus, une traversée du champ bouddhiste de la persuasion. Elle propose un itinéraire initiatique à travers ce qui, autrement pourrait se nommer la rhétorique « sans rhétorique » du Bouddha, conduisant le lecteur sur quatre véhicules d’interprétation :

le paradoxe existentiel du sujet qui rompt avec notre conception occidentale de la résistance ;

les exercices spirituels de dématérialisation ;

l’impermanence qui fera refuser à Gandhi de vouloir le pouvoir ;

la rhétorique du non-explicite.

Mais, faire ainsi surgir face à notre optique occidentale une optique qui dénie ce qui fonde même la rhétorique telle que nous la connaissons (la prise de position du sujet, la conviction d’avoir raison, le triomphe d’une opinion sur une autre) conduit l’auteur à poser une question pourtant fondatrice de l’éthique rhétorique grecque : comment vivre humainement? Rada Ivekovic propose donc de faire passer la leçon du Bouddha dans les débats actuels sur l’avenir de notre espèce et suggère qu’accepter l’enseignement éloquent du Bouddha et admettre la difficulté que nous avons à saisir le bien-fondé d’une rhétorique sans rhétorique est peut-être la clef de notre sauvegarde.

Titre L’éloquence tempérée du Bouddha Sous-titre Souverainetés et dépossession de soi

Édition Première édition Auteur Rada Ivekovic Numéro 9

Éditeur Klincksieck Date de première publication du titre 14 juin 2013 Support Livre broché

ISBN-10 2-252-03869-1 ISBN-13 978-2-252-03869-7 GTIN13 (EAN13) 9782252038697 Référence 22520100070010 Date de publication du format 14 juin 2013

Nb de pages 144 Format 16 x 24 cm Prix 23,00 €

Quiproquo à la grecque ( rééd)

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C’était au début de mon séjour en Crète, et je ne parlais pas encore très bien la belle langue de Kazantsakis.

Ce qui amenait  souvent des quiproquos, mais sans gravité.

Par exemple, Maria, ( qui possédait un cafénéion dans le bas du village me demandait un jour d’aller lui chercher des cigarettes de la marque « karélia. » Christos, mon brave pallikare, vas donc me chercher une karélia, s’il te plait ! Et hop, promptement, je galopais dans le deuxième cafénéion du haut du village où l’on vendait quelques articles d’épicerie et des cigarettes.

Et je demandais le plus sérieusement du monde à la patronne tout éberluée, de me donner une  « karékla  » Sauf, que j’avais confondu le mot karélia ( la marque de cigarettes) et karékla qui voulait dire : chaise.

Donne moi une chaise s’il te plait, c’est pour Maria du cafénéion du bas ! avais je donc dit.

Une chaise, pourquoi aurait elle besoin d’une chaise, elle n’en a pas assez dans son bistro ? Non, une chaise (une karékla) pour fumer ! Pour fumer ??? Ah oui, je comprend à présent, tu parles d’un paquet de karélia ! Mais le plus comique des quiproquos, fut celui que je commis avec Yannis du village de Agios –Spiridon.

Un jour, je vins vers lui un peu navré ,car j’avais la semelle de ma chaussure toute décollée.

Ce brave homme avait été cordonnier pendant de nombreuses années.

Je lui présentais donc ma chaussure qui était dans un état navrant, la semelle de celle-ci sortant comme une grosse langue.

Je veux bien te dépanner me dit il, mais il serait préférable que tu t’achètes une nouvelle paire ! Puis, il ausculta ma pauvre godasse en se grattant la tête comme pour en extraire une idée.

Comment pourrais je arranger cette chaussure ? me demanda t il

Mais avec de la colle ! lui rétorquais je

Puis , il se mit à rire bruyamment, il rirait tellement fort qu’il en étouffait presque ! J’avais voyez vous, confondu le mot : colle : kolla en grec et le mot : kolo qui signifie cul en grec.

En fait, en répondant à sa question : Comment pouvait il réparer ma chaussure ? c’est comme si, je lui aurait répondu : Mais avec ton cul !

Les cordonniers, qu’ils soient turcs, flamands, bulgares ou sénégalais, utilisent le plus souvent de la colle, mais jamais ou alors très rarement, ils utilisent leurs culs pour recoller les semelles ! (même dans les pays les moins au courant des nouvelles techniques de cordonnerie ) Dans ce village de Epano-Episkopi, j’allais indifféremment bosser dans les jardins, le gaulage des oliviers, la récolte des raisins, casser des noix, éplucher des haricots etc…..

COMME ON FAIT SON LIT ON SE COUCHE.

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Voici un petit texte rigolo que j’ai plaisir à vous offrir ( rééd)

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Il y a quelques années de cela, nous avions décidé,Patrick un ami et moi, de nous rendre au festival de Bilzen. ( un des plus grand festival de Belgique)

Pour éviter les frais, nous y allâmes donc en stop.

Pas de problème majeur pour y parvenir, nous fûmes assez rapidement sur le site.

Fauchés comme nous étions à l’époque, nous avions évidemment imité le cachet d’entrée.

Un copain un peu habile en dessin est le tour était joué.

Je ne me souviens plus quels groupes nous eûmes le plaisir d’entendre, mais il me semble que cette année là , il y avait ( entre autres) Chick Koréa.

C’était le dernier jour de concert et j’ignore pour quelles raisons,nous ne restâmes pas jusqu’à la fin.

Nous reprîmes la route du retour en stop.

Mais voilà , le soir tombait et il devenait de plus en plus aléatoire d’arrêter une voiture (d’ailleurs rares par ces petites routes de campagne)

Las, nous abordâmes une maison en construction pour y passer la nuit, car il commençait à faire frisquet.

Nous n’avions pas de sacs de couchage.

Patrick avait un gros manteau, style loden et moi une veste légère en toile.

Je me souviens, que nous avions étalé plusieurs sacs de ciment pour fabriquer une sorte de couche, ma fois fort sommaire.

Comme coussins, nous avisâmes un gros paquet de tuiles, qui nous servîmes d’oreillers !

Deux ou trois tuiles empilées firent l’affaire, c’était il faut le reconnaître assez spartiate !

Le loden fut très sollicité également.

Nous étions hilares de par la situation surréaliste.

ON se disputait gaiement ; « Ho hé, prends pas toute la tuile pour toi », comme s’il s’agissait d’un édredon en duvet d’oie !

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Un autre couchage particulier, fut avec Claude,un ami français, lors d’un voyage en Angleterre.

Soûls de fatigue, nous étions rentré dans une serre, pour nous abriter de la pluie et tenter de dormir un peu. ( ici, non plus pas ,de sacs de couchage)

Dans la pénombre,Claude avait vidé un sac de ses patates pour se mettre dedans, et moi je dormis dans un sac de farine….. heureusement vide !

Dès potron- minet et avant le chant du coq, nous quittâmes notre hôtel.

J’étais maculé de farine et Claude était noir de terre…. quelle fine équipe,

Vous parliez d’un cirque !

Et puis d’autres anecdotes que je vous raconterai une autre fois.

BIEN LE BONJOUR DANS VOS MAISONNÉES

Laissez moi rire !

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Il faut que je vous fasse une confidence.

C’est moi l’inventeur de la laisse extensible pour chien, vous savez, ces longues laisses que l’on voit à présent un peu partout.

Il y a de cela presque cinquante ans, j’avais un adorable chien, ( plutôt une chienne… quoique Pluto, soit le nom d’un chien) qui répondait au nom de Dino

Pourquoi Dino ? Parce qu’à l’époque, il y avait à la télé, un dessin animé : Les Pierrafeu.( les flinstones en anglais) Enfants, nous ne manquions jamais aucun épisode.

Cette famille pseudo -préhistorique, possédait un animal de compagnie que s’appelait justement Dino…..c’était un petit dinosaure, donc nous décidâmes de nommer notre chienne du même patronyme.

Même qu’un jour en se promenant au Parc Royal, ma mère voulant rappeler notre chienne qui galopait devant, criait son nom d’une voix assez puissante : Dino, Dinoo , Dinooo . Faut dire que ma mère avait une vraie voix de stentor, vous l’auriez entendu à un kilomètre à la ronde !

Un monsieur un peu éberlué,légèrement surpris, se retourna l’air contrarié quand même et lui dit :

Heu, excusez moi madame, je pensais que vous m’appeliez, je suis italien et je me nomme Dino !!!

Ah, non pardonnez moi, mais c’est à ma chienne que j’en voulais, répondit ma mère !

C’est vrai qu’elle avait parfois des attitudes un peu brusques qui nous surprenaient toujours.

Ainsi, au coin d’une rue, elle se frottait le dos contre l’arête d’une maison. ( on aurait dit un ours)

Mais maman, que fais tu ?

Oh rien, j’ai une puce qui me suce, vous répondait elle. Nous étions gênés mes sœurs et moi.

Si ça dérange quelqu’un, il ne doit pas me regarder ! 

Si par exemple, nous ne goûtions pas promptement à sa soupe et que nous faisions la grise mine.

C’est pas bon ? Si c’est pas bon, je la jette par la fenêtre !

Un jour, nous avions eus le culot ( ou le courage) de dire, et bien chiche, fais le ! Aussitôt dit, aussitôt fait , la soupe et les assiettes valsèrent par la fenêtre ! (le contenu et le contenant)

Mais fermons la parenthèse et je continue ce que je vous disais plus haut, j’étais donc l’inventeur de la laisse extensible.

Comment cela ? Ma fois par un procédé fort simple.

J’en avais marre que Dino tirait toujours sur sa laisse, c’était épuisant.

Alors, à l’aide d’un moulinet, ( comme celle des pécheurs) j’avais enroulé une longue corde autour,et lorsque la chienne tirait un peu trop fort, je lâchais donc du mou pour qu’elle puisse partir plus loin.

Pareillement, un coup de moulinet à l’inverse pour ramener l’animal.

Ce qui faisait bien rire les passants !

Un copain fut étonné de voir un si long fil ( au moins 3 à 4 mètres) et puis tout au bout un chien.

Hein ? C’est quoi ? C’est un chien ?

Mais non, c’est un cerf-volant, tu ne vois pas !

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PS : J’aurai du prendre un brevet d’invention pour ma laisse extensible…. non ?