Attention ne tombez pas sur Fesses-noires !

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Voici ce que j’ai lu dans les adages d’Erasme.(extrait)

Ne tombe pas sur Fesses-noires

Cet adages s’adresse aux hommes débauchés et malfaisants qui font du mal aux autres.

Il signifie la menace qu’un jour ils tombent sur quelqu’un qui punira leurs méfaits.

Cet adage est utilisé par Philostrate dans le livre 2 de la Vie d’Apollonios  «  C’était peut être tombé sur Fesses-noires »

Aristophane dans Lysistrata : Et Myronidès arriva, cet homme hirsute,Pour tous ses ennemis, vrai Fesses-noire.

Le mot est utilisé pour designer quelqu’un qui venge et punit.

Mélampügos désigne en grec quelqu’un qui a les fesses noires. C’est un des surnoms que l’on connaît à Hercule, parce qu’il n’épilait pas cette partie de sa personne, comme on le faisait en Lydie ; ses fesses n’étaient pas blanches comme celles des efféminés, mais hirsutes et couvertes de poils noirs.

Les grecs appellent pügargous (fesses-claires), ou

leükopügous (fesses-blanches),les hommes voluptueux et inaptes au combat, ainsi que ceux qui mènent une vie dissolue, en inversement, ils avaient coutume d’appeler mélampügous (fesses-noires), les hommes forts et vaillants, selon le commentateur de Lycophron.

Ce dernier nous apprend que la maxime existe aussi sous cette forme. « Tu n’es pas encore tombé sur Fesses-noires. » On pense que le proverbe vient de l’histoire que nous allons raconter, tirée pour partie de Suidas, pour partie des commentaires de Grégoire de Naziance.

Il était une fois deux frères qui sévissaient alentour contre tous en commentant toute sortes de méfaits ; leur nature violente leur valut d’être appelés l’un Passalus et l’autre Achémon, ou selon d’autres, Acmon.

Lorsque leur mère Sennonis apprit les violences qu’il perpétraient partout, elle leur conseilla de prendre garde à «  ne pas tomber un jour sur Fesses-noires » Or voilà qu’Hercule dormait sous un arbre contre lequel il avait posé ses armes.

Les Cercopes ou Perperi (on trouve les deux noms) arrivèrent et tentèrent d’attaquer Hercule qui dormait avec ses propres armes.

Il repéra immédiatement leur manœuvre, les attrapa, les attacha et les suspendit derrière son dos à sa massue, comme des lièvres, et les transportait de cette façon.

Alors qu’ils pendaient la tête en bas, avaient vue sur le postérieur d’Hercule, tout hirsute et couvert de poils noirs.

Ils se souvinrent de l’avertissement de leur mère et en parlèrent entre eux.

Lorsque Hercule les entendit, il fut ravi de son nouveau surnom, il éclata de rire, les libéra et les renvoya.

(extrait tiré des adages d’Erasme /  extrait de l’adage 1043, page 42 et 43, volume 2)

 Les Adages  :Auteur Érasme (1469 – 1536) Coordination éditoriale de Jean-Christophe Saladin /Collection Miroir des humanistes

Date de première publication du titre 15 décembre 2011/ ISBN-10 2-251-34605-8   /ISBN-13 978-2-251-34605-2/Nb de pages 5440/ prix: 425

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