Archives Mensuelles: novembre 2013

Péripéties diverses 1

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Aujourd’hui, je vais vous raconter une bien étrange histoire qui m’est arrivé un beau jour du mois de juillet de l’an 1969. Qui fut d’ailleurs fertile en événements extraordinaires.  Je pense entre autres, aux premiers pas de l’homme sur la Lune. Mais ce n’est pas de cela que je vais vous narrer, et ce qui va suivre est la stricte vérité. Cette année là, ma mère avait reçu à prêter la villa d’une amie. Cette maison était située à Kraainem, pas loin de Bruxelles, dans la province de Brabant. C’était une superbe villa possédant un immense cerisier dont les branches nombreuses et lourdes de fruits mûrs surplombaient la terrasse. IL y avait également d’anciens ateliers.  Le père de Jocelyne, (l’amie de ma mère) avait tenu une entreprise de peinture.

A présent, les ateliers et le jardin étaient à l’abandon depuis un certain temps. Les activités commerciales ayant cessées à cause d’une faillite. Il en avait conçu beaucoup de chagrin et s’était pendu par dépit, dans sa chambre. C’était, vous vous en rendez compte, un très grand drame familial. J’étais encore un adolescent à l’époque, et toute cette histoire m’avait au préalable impressionné, surtout au moment du partage des chambres. Car, on avait rien trouvé de mieux que de me donner la chambre du pendu, malgré mes récriminations , ne désirant point dormir dans un lieu empreint d’événements aussi troublants et sinistres. Ma mère me disait : Mais tu es sot Christian, de ne pas vouloir cette chambre, il n’y a rien à craindre etc…..Toujours est il, ce n’est pas elle qui allait dormir à cet endroit, ni mes deux sœurs d’ailleurs ! Au moment d’aller au lit, j’essayais par tous les moyens d’enlever l’idée de ma tête, que j’allais passer la nuit dans la chambre d’un pendu. A l’époque, j’avais un truc pour m’endormir assez rapidement, il suffisait que je sois allongé sur le dos,bien droit et les mains perpendiculaires au corps,pour prendre mon envol vers les hautes sphères du rêve. Comme si j’étais dans une sorte de vaisseau spatial. De fait, tout mon corps devenait ce vaisseau spatial. Je commandais mes rêves, je dirigeais mes pensées vers des buts précis, et ça marchait ! Je me retrouvais ainsi dans des endroits où j’étais venu dans d’autres rêves. Je continuais cette vie parallèle, dans ce sommeil paradoxal. Je menais double vie, celle d’abord consciente et l’autre au moment de rejoindre les bras de Morphée. Mais où se situait la frontière entre les deux, vu qu’elles étaient toutes deux imprégnées de réel, de vécu ? Un soir, je me suis levé sans aucune raison et je me suis assis sur le bord du lit. J’étais absolument éveillé et conscient, mais à ma grande surprise, je me VOYAIS CONTINUER À DORMIR DANS MON LIT, tout en étant assis au bord du même lit ! UN Christian tout aussi réel qui dormait profondément et un AUTRE Christian qui était assis regardant estomaqué  ce Christian qui dormait. Des deux côtés, j’étais conscient que je dormais, j’étais conscient d’être assis au bord du lit et conscient de dormir DANS LE LIT. J’étais la même personne, l’observé et l’observant ! C’était dingue et effrayant à la fois ! Ce phénomène étrange durât un certain temps.  C’était une drôle de sensation, comme si le réel et l’irréel, s’étaient télescopés, dans une sorte de bug spatio- temporel !  J’ignore, si ce n’était pas toute cette histoire macabre de pendu, qui m’avait tourneboulé la tête, mais la nuit suivante, je refusais systématiquement de passer la nuit seul dans cette chambre. Encore heureux que ce n’était pas le père de Jocelyne que j’avais vu dans mon lit !

 

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Suggestion de livre : Nuits antiques.

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Nuits antiques / Précédé d’un entretien entre Michel Serres et Michel Polacco

Temps du repos, des récits, de la sexualité, de l’ivresse et des plaisirs, la nuit est propice aux embuscades, aux conspirations, aux crimes, à la magie et aux initiations ésotériques. Elle dissimule les méfaits, mais révèle ce que le jour cache: le cosmos, les rêves et les cauchemars. On lui doit des savoirs essentiels à l’humanité comme l’astronomie, les calendriers, la météorologie, l’astrologie, ainsi que la science des rêves auxquels les Anciens attribuaient une valeur thérapeutique et oraculaire. En plus de 120 textes, ce voyage au bout de la nuit antique explore la vie, les pratiques, le savoir et l’imaginaire nocturnes des Anciens. Il permet en retour de penser notre rapport au sommeil, à l’univers, au sacré, à la mort, mais aussi d’affronter nos parts d’ombre et d’en mesurer la fécondité. / Virginie Leroux est maître de conférences en littérature et civilisation latines à l’Université de Reims et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Elle a édité les Juvenilia de l’humaniste Marc-Antoine de Muret (2009), dirigé un recueil d’articles sur La mythologie classique dans la littérature néo-latine (2011) et co-dirigé deux volumes collectifs sur les visages contradictoires du sommeil (Camenae, 5, 2008) et sur ses enjeux médicaux et philosophiques (2014).

 Nb de pages XIV – 326 p. Index . Bibliographie .
ISBN-10 2-251-03021-2   /ISBN-13 978-2-251-03021-0
GTIN13 (EAN13) 9782251030210 /  prix 14,50 euros  / Dans la collection « Signets  » (n :21)  des éditions des Belles Lettres.