Archives Mensuelles: mai 2016

Encore quelques pastels et dessins (97-98)

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1) Les esprits /

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2) NeptuneIMG_2306

3) dessin sur feuille noire /  temple et la Lune

IMG_23444)Dessin pastels /  » Celui qui se cache « IMG_2340

5) dessin ……IMG_23426) Dessin pastels / Le masqueIMG_22627) dessin pastels : monde jumeaux

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Quelques dessins et pastels ( 97/ 98)

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pour ceux qui ne connaissaient pas encore, cet autre aspect de mon travail ( outre les Péripéties crétoises et autres péripéties) Cette série de dessins à été effectuée durant les années 1997 et 1998 /   CHRISTIAN LEROY   » EFIMERIS » Voici par ordre ( non pas de police) d’apparition le titre (ou pas) des dessins et pastels

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  1. Arlequin et etc… /  2 Voyage en France /  3 Chateau et etc../ 4 Hélios / 5  Neptune /6 Chateau et rivière / 7 Extrait / 8 ….
    IMG_2317IMG_2326IMG_2325IMG_2311IMG_2306IMG_2303IMG_2302IMG_2277 - Copie
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Attention à la tête.

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AU VILLAGE DE AGIOS SPIRIDON

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Quelques anecdotes rigolotes viennent de m’arriver ce matin juste après avoir bu mon café. Je venais chercher mes draps de lit que j’avais oublié hier soir au cafénéion. Ils puaient déjà un peu le tabac ( je parle de mes draps de lit, pas des clients, voyons !) Ou alors, j’ai le nez trop sensible, depuis que j’ai arrêté de fumer ! Quelle sale manie en fait !  Quoi , d’arrêter de fumer ? Bon, d’accord, jusqu’à présent, ce n’est pas à s’écrouler de rire !

J’ai ensuite nettoyé les cabinets, ce n’est pas très loufoque non plus !  J’ai du verser un bon litre de javel dans le trou de  « la lunette du pot d’aisance « , comme on dit chez les gens chics. Trouvé en ce lieu, voici la nomenclature : Cinq canes en bois, un morceau de porte ( ?) une vieille bouteille de metaxa avec un fond de pétrole. Wouah ! ça carbure sec en Crète, mais pas au point de confondre les deux produits ! Il y avait aussi : une paire de chaussette à bas prix, ( ou une paire de bas à prix chaussette ?) un seau mordu par la rouille, une brosse à récurer chauve et sans âge, et d’innombrables, innommables casseroles toutes bosselées et noires de suie, et de la poussière, de la poussière, de la poussière, de la poussière, de la poussière, de la poussière, ouais BEAUCOUP de poussière, je crois que vous avez compris à présent ! Comme il s’approchait furtivement de midi ( c’est à dire le temps inexorable et inoxydable) et que mon estomac grognait comme un ours, j’ai terminé ce qu’il y avait dans la soupière ( la soupe, hier que j’avais fait ) Ensuite, j’ai partagé mon repas avec les chats du voisinage. Le menu se composait de petites sardines ( ou autres bestioles à nageoires) cuitent sur un feu de bois d’arbre, aromatisées au romarin. C’était à s’en lécher les babines !

Ensuite, je suis parti faire des emplettes au village voisin. Là bas, il y a un magasin, mais pas grand chose dedans; de l’eau de javel, de la farine, de la ficelle, des pâtes et des haricots secs. C’est au retour, en rentrant chez moi, que j’ai constaté qu’une grosse pierre était tombé du linteau de la porte. C’était quoi ça ? Un aérolithe ? Une vengeance céleste ? Puis en ouvrant la fenêtre, cette dernière me tombât littéralement  dans les bras ! 

Le linteau qui s’effondre, la fenêtre qui se dévisse, c’est de l’escamotage ou quoi ? ! Je dors quand même sans casque de chantier car c’est plus confortable ! Le lendemain, ça se calme un peu, mais je n’ose plus ouvrir ma fenêtre. J’aime voir les portes debout et maintenues solidement entre leurs gonds. Non , mais dès fois, c’est la moindre des choses que l’on puisse s’attendre des choses ( en principe) inanimées ! Voila, dans un prochain billet, je vous reparlerai de la Crète, sa longueur, sa hauteur, son poids, son âge. Disons que cela fait un solide bail qu’elle fait trempette dans la Méditerranée.

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ci dessus: Christian Leroy ‘ Efiméris  » / Pastels et crayons de couleurs / Montagne et rivière/

 

L’eau c’est fort, ça porte les bateaux.

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Voici une petite bafouille concernant la Bulgarie. J’avais décris une situation similaire dans un ancien billet. Similaire mais toutefois avec des situations différentes. Ci dessous un petit billet plein de fraicheur  ( c’est le cas de le dire)

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C’est à peine croyable, ça fait quinze jours  que je suis en Bulgarie, et il pleut sans arrêts. Oh bien sûr, il y a parfois de larges éclaircies où le soleil chante et les oiseaux brillent. Si les oiseaux brillent, c’est parce que leurs plumes sont détrempées et luisent sous un  soleil faiblard, jamais tenace ! Pas encore eu une journée sans une goutte d’eau. Si ça continue je vais m’enrhumer

Demain, je compte aller à Varna, près de la Mer Noire. ( d’après la météo, il fait plus ou moins 25°) A part cela, la Bulgarie c’est assez dépaysant, et c’est assez des paysans, vu que les régions sont encore très agricoles. Le vin se boit comme de l’eau. Mais comme j’ai mis de l’eau dans mon vin et même de l’eau dans mon eau ! ( il pleut décidément beaucoup) Ah zut, v’la qu’il pleut encore ! Comme je ne connais pas la belle langue du pays des Bogomiles, j’ai l’impression d’être comme un muet qui tente désespérément de se faire comprendre en agitant les bras tel un sémaphore.  J’allais tout de même pas rester sur cette route, trempée comme une soupe. Tout à l’heure, j’ai été pris en stop par une carriole tirée par un âne.  L’âne portait une casquette où l’on pouvait lire :  taxi.

Nous avons caracolé, moi et la carriole. Et sur le chemin nous avons fait que rigoler et caracoler ( et les rigoles coulaient copieusement) en parlant de la pluie et du beau temps  (mais surtout de la pluie) Tiens ? Il s’arrête de pleuvoir. Le Soleil chauffe à nouveau. La campagne fume à l’entour. Nous arrivons au village de Baroutine. C’est un village turc pomaque musulman. Les gens sont paisibles. D’aucuns ont tout de même des têtes de brigands mais cela ne veut pas dire que l’on va vous égorger à chaque coin de rue un peu sombre, faut pas exagérer. A Borino, ils sont également turcs pomaques, mais à Dospat, ils sont bulgares musulmans.

Le chien d’infidèle que je suis est donc cerné par des musulmans. Mais rien à craindre, ils l’air plutôt inoffensifs. Mais bon sang, qu’est ce qu’il fait froid, encore plus froid que dans les Ardennes ! ( les pomaques en moins) Las, je commence à dé bronzer. J’espère que la région de la Mer Noire sera moins humide. Sur la route du retour, j’ai été pris en stop ( presque obligatoirement) par un policier des frontières. Je ne comprends pas, nous sommes à près de 80 kilomètres de la Grèce, et il y a encore des gardes frontières. Comme je n’avais pas mes papiers sur moi, il m’a reconduit jusqu’à mon logement, juste pour voir, si je disais vrai. Sa curiosité s’est arrêtée  sur le pas de la porte de l’hôtel : Laguna. Quant à mon taximen, je présume qu’il est retourné à son écurie pour honorer  sa Dame ânesse.

PS : L’homme qui conduisait le taxi était très charmant et nous sommes arrivés à communiquer dans un  « salami  » de langue à peu près convenable. L’âne était très chouette aussi. Pour tourner à droite, il fallait rabattre l’oreille droite, et rabattre l’oreille gauche pour aller à gauche.  Avec son chargement d’orge et de blé qui était complétement trempé, je me disais, s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va devenir de la bière !

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( Christian Leroy « Efimeris » / Dessin )

Entre la sauge, le chardon, et le goupillon.

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Voici des « nouvelles péripéties inédites  »  Dans mes courts récits, n’y voyez pas une suite continue, une logique implacable comme dans un roman normal. Cela viendra selon la livraison de mon imagination, et aussi de la relative fraicheur de mes souvenirs crétois.  Suivant le hasard, je parlerai du monastère où j’ai vécu, mais également des  » péripéties anglaises   » ou plutôt  cornouillaises  » ( puisque j’ai vécu itou en Cornwall ) des péripéties diverses et multiples qui seront comme des feuilles volantes atterrissant de temps à autres dans mon blog. Ci dessous, je vous fais partir à nouveau au monastère de Kapsa ( qui signifie le  » chaud  » ) Pour d’aucuns, ils savent de quoi je parle, puisque j’ai narré tout cela.  (et je me suis bien narré !) dans les anciennes péripéties crétoises,  la première mouture. (et qui veut voyager loin ménage sa mouture ! ) Première pression à froid ou plutôt, non, impression à chaud, vu que nous sommes en Grèce et que Hélios, ne boude pas cette contrée, en règle général !

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Au monastère de Moni Kapsa.

Je n’ai pas bien dormi hier soir ,car nous avons moult coupures de courant, et comme j’ai un petit appareil anti -moustiques qui se branche à l’électricité, vous comprendrez aisément la suite.  Ce fut un véritable « bizutage  » organisé par ces sales bestioles. C’est péniblement vers 9h du matin, que j’ai  été boire mon café à la mode hélène, ( très épais, quasi du sirop) préparé avec dévotion par ma bonne sœur Kalogria. ( faut pas exagérer, elle ne met pas non plus une hostie à la place de sucre dans le kawa !) L’higoumène est parti depuis hier après midi vers un village, je ne sais où, à l’occasion de la fête de la Sainte Croix. Il a emporté avec lui : une bouteille de vin, un bouquet de basilique, deux édredons,  (ah ah ah ) cinq couvertures et un panier bourré jusqu’à la gueule de victuailles .

De quoi tenir un mini ( saint) siège ? Miss gomme et boule de terre. La soeur kalogria et moi, n’avions pas été invités. Ça frôle l’incident diplomatique ! En fait, ça m’est égal et grand bien lui fasse. Ensuite, je suis descendu sur une petite plage de cailloux en bas du monastère pour ramasser quelques coquillages qui serviront à agrémenter nos plats. Il n’y a plus que la vieille dévote à Kapsa et une huitaine de chats. Après le repas du midi, je décide de partir vers Langada ( une autre plage nettement plus loin) En sortant du monastère, je tombe sur trois charmantes parisiennes qui semblaient toutes déconfites de trouver la porte close. Il a fallut que j’explique le  » mode d’emploi  » de la grande sieste crétoise. Revenez vers 16H, la porte sera largement ouverte, leur disais je. Oh, non, une route pareille, on a pas envie de la refaire, me rétorquaient elles ! ( elles n’ont pas tout à fait tort) il est vrai que le macadam hésitait à fréquenter les lieux ,et à l’époque il n’y avait qu’une vague piste poudreuse parfumée aux crottes de chèvres.

Dans ce monastère, en fait de personnel religieux, il n’y  a que l’higoumène et la vieille soeur kalogria  (ça fait déjà belles lurettes qu’elle ne peux plus lire Tintin) Moi je suis le  « moine » à tout faire. Enfin, moine c’est beaucoup dire. Je réduit en poudre de la crotte d’âne séchée pour engraisser le potager, j’aide au potager, je ramasse les œufs, je balaie, je mange, je bois, je dors, et parfois je baille aux corneilles, car ce n’est pas toujours la folle ambiance ! L’higoumène me tient constamment des discours assez prosélytiques, il veut vraiment que je fasse partie du  « club orthodoxe ‘ » Plus vraisemblablement, que j’épouse ses idées et ses principes, en faisant abstraction du monde en dehors. Que j’abandonne tout, et en final que je deviens moine pour de bon.

Mais il a cette (fausse) candeur de curé, cette bonhomie déguisée en gendarme, cette largesse d’esprit coincée entre le goupillon et le bénitier. Déjà que je me suis plié à certains de leurs rites religieux, la prière entre chaque repas, le dimanche à l’église ( heu ! pas tout les dimanches !) et etc… Il est si contradictoire. D’abord, il me fait la morale en me disant que :  l’abstinence du sexe est aimée de Dieu, que la  » pornia  » est dévolue au Diable, que la masturbation un haut crime, et qu’il ne faut pas céder à la tentation de la chair ! Et d’un autre côté, il me met les mains aux fesses par surprise et me dit : On y va , on y va ? Je ne sais pas s’il parle d’aller buter les patates ou arracher les bettes du jardins….. mais ça prête à confusion, non ?  Je viens bien aller buter les patates mais pas faire la culbute !  Je lui dit excellente idée, allons au jardin taquiner un peu la bêche ( c’est la version que je comprends)

( ci dessous : Christian Leroy  » Efiméris  »  / pastels et crayons de couleurs )

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Les Pâques, les écureuils.

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Les fêtes de Pâques en Grèce, c’est vraiment une affaire ( aussi une affaire commerciale) La dernière s’était le 1 mai 2016 ( chez les orthodoxes). Pour une fois que le camarade Jésus se fêtait le même jour que les travailleurs. Hasard du calendrier orthodoxe.

Je n’ai jamais très bien compris pourquoi les Pâques différaient selon que vous soyez grec orthodoxe ou  abonné au rite catholique romain ?.. Même là, les  bons chrétiens ne sont pas d’accord concernant les dates. Toujours est il  que c’est vraiment un chouette moment.

C’est également l’occasion  de beuveries infinies et d’invraisemblables ripailles. Ça boit et ça bouffe pendant une semaine. Il y a  les services religieux entre deux  gueuletons et moult rasades de vin ou de raki.

Bref, c’est l’ambiance avinée garantie. Le parfum des grillades se mêlant à l’encens de l’église. Le service du vin, heu divin, est notoirement difficile, lorsque les enfants jettent des pétards jusqu’à l’intérieur de  l’édifice sacré !. Ce jour là, il y a une certaine tolérance et peu importe le boucan, et si personne ne comprends ce que dit le brave pope Nicolas entre deux furieuse détonations. Le boucan est dedans et dehors. ( voir l’étymologie du mot boucan) Et puis, j’étais content par la suite, de porter l’attaché case du curé, contenant tout les objets du culte, le ciboire, la croix, son bouquin préféré avec Jésus en première page, une chasuble de rechange, un livre de mots croisés force 4, une petite fillette de vin de secours, son goupillon, du chocolat aux amandes et que sais je encore.( je considérais cela comme une mission) Nous allions faire un cérémonie dans une maison appartenant au père de Panayotta, qui est la patronne du deuxième bistro du village. ( deux églises et deux bistros pour une petite trentaine d’habitants, ça va, c’est équilibré, fifty-fifty !) Cette maison venait d’être achevée et il fallait en quelque sorte, la baptiser.

Ensuite, le petit drink offert par le maitre du lieu et re belote sur les succulents canapés. Comme j’avais déjà bien bu, je n’avais envie que d’une seule chose,m’affaler sur le canapé homonyme; ( celui là ne se mange pas) .Non,non christos si tu veux te reposer va plutôt dehors, j’ai mis un lit de camp, sous l’amandier, me dit le patron de la maison . J’obtempérais illico et très presto. Mais chose bizarre, dès que j’essayais de fermer l’œil, je recevais des projectiles sur la tête. En l’occurrence des amandes. Ce petit manège durât un certain temps.

Voyez vous,J’étais persuadé que des écureuils me jetaient des amandes à la figure !. Car j’empiétais sur leur territoire ?. Est ce possible ? les écureuils crétois mangent des amandes c’est bien connu. On a bien ri, lorsque je tentais d’expliquer la véracité des faits. Le lendemain, il fallait reconnaitre que c’était plutôt mon imagination débordante qui avait monté toute cette histoire. Les liesses pascales n’étaient pas encore finie, mais si au bout de deux jours, je pensais m’être fait agressé par des écureuils, fallait peut être un peu ralentir, y aller plus siga siga sur les boissons fortes et autres spiritueux locaux. Hors les fêtes, je buvais surtout un peu d’infusion de sauge.

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