Entre la sauge, le chardon, et le goupillon.

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Voici des « nouvelles péripéties inédites  »  Dans mes courts récits, n’y voyez pas une suite continue, une logique implacable comme dans un roman normal. Cela viendra selon la livraison de mon imagination, et aussi de la relative fraicheur de mes souvenirs crétois.  Suivant le hasard, je parlerai du monastère où j’ai vécu, mais également des  » péripéties anglaises   » ou plutôt  cornouillaises  » ( puisque j’ai vécu itou en Cornwall ) des péripéties diverses et multiples qui seront comme des feuilles volantes atterrissant de temps à autres dans mon blog. Ci dessous, je vous fais partir à nouveau au monastère de Kapsa ( qui signifie le  » chaud  » ) Pour d’aucuns, ils savent de quoi je parle, puisque j’ai narré tout cela.  (et je me suis bien narré !) dans les anciennes péripéties crétoises,  la première mouture. (et qui veut voyager loin ménage sa mouture ! ) Première pression à froid ou plutôt, non, impression à chaud, vu que nous sommes en Grèce et que Hélios, ne boude pas cette contrée, en règle général !

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Au monastère de Moni Kapsa.

Je n’ai pas bien dormi hier soir ,car nous avons moult coupures de courant, et comme j’ai un petit appareil anti -moustiques qui se branche à l’électricité, vous comprendrez aisément la suite.  Ce fut un véritable « bizutage  » organisé par ces sales bestioles. C’est péniblement vers 9h du matin, que j’ai  été boire mon café à la mode hélène, ( très épais, quasi du sirop) préparé avec dévotion par ma bonne sœur Kalogria. ( faut pas exagérer, elle ne met pas non plus une hostie à la place de sucre dans le kawa !) L’higoumène est parti depuis hier après midi vers un village, je ne sais où, à l’occasion de la fête de la Sainte Croix. Il a emporté avec lui : une bouteille de vin, un bouquet de basilique, deux édredons,  (ah ah ah ) cinq couvertures et un panier bourré jusqu’à la gueule de victuailles .

De quoi tenir un mini ( saint) siège ? Miss gomme et boule de terre. La soeur kalogria et moi, n’avions pas été invités. Ça frôle l’incident diplomatique ! En fait, ça m’est égal et grand bien lui fasse. Ensuite, je suis descendu sur une petite plage de cailloux en bas du monastère pour ramasser quelques coquillages qui serviront à agrémenter nos plats. Il n’y a plus que la vieille dévote à Kapsa et une huitaine de chats. Après le repas du midi, je décide de partir vers Langada ( une autre plage nettement plus loin) En sortant du monastère, je tombe sur trois charmantes parisiennes qui semblaient toutes déconfites de trouver la porte close. Il a fallut que j’explique le  » mode d’emploi  » de la grande sieste crétoise. Revenez vers 16H, la porte sera largement ouverte, leur disais je. Oh, non, une route pareille, on a pas envie de la refaire, me rétorquaient elles ! ( elles n’ont pas tout à fait tort) il est vrai que le macadam hésitait à fréquenter les lieux ,et à l’époque il n’y avait qu’une vague piste poudreuse parfumée aux crottes de chèvres.

Dans ce monastère, en fait de personnel religieux, il n’y  a que l’higoumène et la vieille soeur kalogria  (ça fait déjà belles lurettes qu’elle ne peux plus lire Tintin) Moi je suis le  « moine » à tout faire. Enfin, moine c’est beaucoup dire. Je réduit en poudre de la crotte d’âne séchée pour engraisser le potager, j’aide au potager, je ramasse les œufs, je balaie, je mange, je bois, je dors, et parfois je baille aux corneilles, car ce n’est pas toujours la folle ambiance ! L’higoumène me tient constamment des discours assez prosélytiques, il veut vraiment que je fasse partie du  « club orthodoxe ‘ » Plus vraisemblablement, que j’épouse ses idées et ses principes, en faisant abstraction du monde en dehors. Que j’abandonne tout, et en final que je deviens moine pour de bon.

Mais il a cette (fausse) candeur de curé, cette bonhomie déguisée en gendarme, cette largesse d’esprit coincée entre le goupillon et le bénitier. Déjà que je me suis plié à certains de leurs rites religieux, la prière entre chaque repas, le dimanche à l’église ( heu ! pas tout les dimanches !) et etc… Il est si contradictoire. D’abord, il me fait la morale en me disant que :  l’abstinence du sexe est aimée de Dieu, que la  » pornia  » est dévolue au Diable, que la masturbation un haut crime, et qu’il ne faut pas céder à la tentation de la chair ! Et d’un autre côté, il me met les mains aux fesses par surprise et me dit : On y va , on y va ? Je ne sais pas s’il parle d’aller buter les patates ou arracher les bettes du jardins….. mais ça prête à confusion, non ?  Je viens bien aller buter les patates mais pas faire la culbute !  Je lui dit excellente idée, allons au jardin taquiner un peu la bêche ( c’est la version que je comprends)

( ci dessous : Christian Leroy  » Efiméris  »  / pastels et crayons de couleurs )

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